I CARE - Reportage Spécial - PrepCom 2007




ICARE Reportages en direct du Comité de préparation (Prepcom) de l'examen de la Conférence de Durban 2009,

au Palais des Nations, Genève, Suisse, du 27 au 31 Août.


Agenda annoté (English, Francais, Espagnol)


Reportages en Anglais, Français et Espagnol commence ici le lundi 27 Août


CALENDRIER

Lundi 27 Août - Mardi 28 Août - Mercredi 29 Août - Jeudi 30 Août - Vendredi 31 Août

Participez!

Envoyez-nous vos documents, commentaires ou informations afin de publication sur le site de ICARE. Vous pouvez les envoyer à info@icare.to.
Nous acceptons les documents en Anglais, Français et Espagnol (format Word ou PDF), en mentionnant clairement le nom de l'organisation dont ils sont originaires. Comme sujet mentionnez, s'il vous plaît, 'PrepCom 2007'.


Vous souvenez-vous de la Conférence mondiale contre le racisme de Durban, en 2001? Cliquez ici!



Lundi 27 Août



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Citation du jour - Éditorial - Compte rendu de la Réunion plénière gouvernementale - Activités des ONGs



Citation du jour


Chine: "La société civile est très importante pour le processus de revue de Durban".
Réponse ONG: "Bien sûr, c'est pour ça que vous n'en avez pas, n'est-ce pas?"

Editorial

C'est reparti pour un tour


Aujourd'hui la première réunion préparatoire pour la 'Conférence d'examen de Durban 2009' a commencé ici à Genève. C'est une véritable distortion temporelle. Même lieu (le Palais des Nations), mêmes salles, et quelques uns des mêmes visages. De plus, c'est aujourd'hui il y a exactement six ans que la WCAR (Conférence mondiale contre le racisme) de Durban a commencé.

Un commité gouvernemental de 20 membres ('Le Bureau') a été élu qui va préparer la 'revue de Durban'. La Libye préside, confortablement soutenue par quelques membres intéressants.


Si vous voulez revoir Durban, il faut d'abord savoir que la Conférence mondiale contre le racisme (WCAR) s'est transformée en conférence raciste. Pour ceux qui veulent essayer de comprendre comment ça c'est passé, voyez les rapports spéciaux de ICARE faits à Durban et avant, pendant la conférence préparatoire de Genève.


Aussi bien le forum ONG de la WCAR que la conférence gouvernementale ont eu à souffrir de la haine et d'une politisation extrême qui ont fait que des sujets comme l'esclavage et son indemnisation, les Dalits, les Roms et Sintis, et, le dernier, mais non le moindre, l'antisémitisme, n'ont, soit pas été mentionnés dans la déclaration officielle de l'ONU, soit ont été effacés, déformés ou sous-exposés dans la déclaration des ONGs. Une déclaration dont l'adoption a été une farce et qui est devenue le premier document des ONGs de l'histoire de l'ONU qui n'a pas pu être recommandé aux gouvernements, comme il contenait de la haine et de la discrimination.


Bien des rêves ont été brisés à la WCAR. Des alliances, des amitiés et des coalitions se sont brisées. La plupart des gens restent incrédules face à certaines des choses qui se sont passées à Durban.


Après la WCAR et le 11 septembre, bien des gouvernements ont voulu oublier ce qui c'est passé à Durban. La Haut Commissaire aux Droits de l'homme, Mary Robinson a trouvé un autre emploi et le nouveau Haut Commissaire, Sergio de Mello, a été tué quand, lors d'un mission en Irak, le siège de l'ONU a Bagdad a été détruit par un attentat. L'assistant au Haut Commissaire, Bertie Ramcharan a pris la relève jusqu'à l'intronisation de Louise Arbour, toujours Commissiaire aujourd'hui.


Dans les mois qui ont suivi Durban, la soit-disant Unité Anti Discrimination a été crée au bureau du Haut Commissaire, mais comme d'autre dignitaires et membres de l'équipe de la WCAR, comme Bertie Ramcharan, Laurie Wiseberg, Birgit van Hout et Robert Husband ont trouvé d'autres emplois, au sein ou hors de l'ONU, il ne reste que peu de mémoire institutionelle de Durban. Pendant des années, la 'nouvelle unité' s'est plus ou moins assoupie. Le 'mot-D' avait toujours une connotation négative aux Nations Unies, et personne n'était pressé de s'embarquer dans une galère 'Durban plus'. Quand le Conseil des Droits Humains a été installé en remplacement de la Commission des Droits de l'homme, soudain le status quo a changé. Une suite de Durban devenait une réelle possibilité.


Il y a seulement deux semaines nous parlions avec un diplomate néerlandais qui ne voulait rien savoir d'un 'Durban plus'. Il n'est pas le seul. Les États-Unis, ayant quitté la WCAR ne vont probablement pas envoyer de délégation de haut niveau, s'ils en envoie une; l'UE, qui a joué un rôle important pendant les derniers jours de la conférence gouvernementale de la WCRA n'est pas très enthousiaste. Mais si l'on porte attention à leur rhétorique ici, par la voix du Portugal, leur représentant, cela sonne comme si la WCAR a été la meilleure chose qui se soit passée. De plus, tout le monde est très content de la Libye comme président (Najat Al-Hajjaji), tout le monde est tout excité à l'idée de faire partie d'un bureau qui est peuplé de pays qui ont une mauvaise réputation dans le domaine des Droits de l'homme. La Libye, l'Arabie Saoudite, l'Iran, Cuba ... Certaines ONGs pensent qu'une suite de Durban devrait être ignorée, comme c'est un 'fruit de l'arbre empoisonné'. D'autres pensent que l'on devrait participer et 'bien faire les choses' cette fois-ci. La dernière idée semble être bonne. Faisons les choses bien cette fois-ci. Nous pourrions commencer par faire montre de respect mutuel et de solidarité quand nous traitons de nos différents sujets et par user des Droits humains, former des alliances avec ceux qui sont en faveur d'un militantisme pour les Droits de l'homme et contre la discrimination sans violence et sans accuser d'autres groupes de victimes de racisme. Avant tout, voyons ce que les états ont fait des Plans d'Action Nationaux, un des résultats les plus célébrés de Durban. Voyons s'ils ont fait quelque chose, et tenons-les pour comptable des résultats; c'est notre rôle d'ONG après tout.


ICARE va rapporter, comme cela a été fait il y a six ans, quand il était nécessaire d'avoir des nouvelles du terrain sans préjugés. D'une manière ou d'une autre, j'ai l'impression que cette fois-ci aussi ce sera nécessaire. On est reparti pour un tour.


Ronald Eissens pour les actualités de ICARE.



Conférence préparatoire, matin du premier jour.

Quelques unes des décisions prises:


Les ONGs qui peuvent participer au processus de préparation de la Conférence d'examen de Durban seront:

1. Les ONGs à statut ECOSOC
2. Les ONGs qui ont été accréditées pour la WCAR
Le secrétariat enverra aux états membres une liste mise à jour des ONGs qui étaient accréditées pour la WCAR. Ces ONGs seront invitées à participer pleinement au processus de préparation, sauf si un des états membres fait objection. Les états membres ont jusqu'au 7 septembre pour faire objection (dans le langage des Nations Unies: sauf si un des états membres fait une observation). Si un gouvernement pose des questions à propos de l'accréditation d'une ONG, le commité préparatoire prendra la décision finale quand à la participation de celle-ci.
3. Les ONG qui participent pour la première fois
Les ONGs désirant participer pour la première fois doivent envoyer leur demande au secrétariat. Le secrétariat postera les documents nécessaire sur le site du Bureau du Haut Commissaire.


Le reste de la journée a concisté principalement en les déclarations des différents gouvernements. L'Egypte au nom de l'Union Africaine, a conclu que peu de pays ont crée un Plan National d'Action. De plus, ils ont mentionné le conflit du Moyen Orient et la haine religieuse, alimentés d'après eux par le 11 septembre, le sujet des caricatures danoises et la 'globalisation injuste'. Ils ont aussi demandé des moyens pour organiser des réunions d'examen de Durban au niveau national et régional ainsi que pour la participation des ONGs. Cette dernière proposition a trouvé un écho chez d'autres intervenants comme le Pakistan au nom de l'OIC ( nous avons besoin de la plus large possible participation d'ONGs). Le Pakistan a aussi mentionné de 'nouvelles et sinistres formes de racisme' et une 'campagne de calomnies contre l'examen de Durban', sans spécifier, mais on devine. Le Pakistan a aussi souligné le fait qu'à leurs yeux, il existe une acceptation grandissante de l'islamophobie chez les intellectuels.


L'Iran a parlé de 'l'islamophobie et du racisme vis-à-vis des peuples sémites', utilisant ainsi le terme sémite à mauvais escient.


Cuba a glorifié Durban comme étant une étape essentielle et a mentionné la 'soit-disant guerre contre la terreur' comme une des causes du racisme contemporain. Le Brésil a dit que la consultation de la société civile était importante et que par concéquence ils veulent un apport égal dans le groupe-D des états et des groupes représentant des minorités. L'Indonésie s'est alignée sur la déclaration de l'IOC sans vouloir de nouvelles négociations, mais ils favorisent de nouvelles stratégies. Le Portugal, au nom de l'UE a dit qu'il comprenait l'attention portée aux programmes d'Action de Durban, mais a averti contre une réouverture des négociations. Il est plutôt en faveur de l'usage des méchanismes existant pour le suivi. Il a ajouté que la revue ne pouvait réussir que si un large concensus était atteint, et ceci 'à tous les niveaux et moments'. 'L'examen de Durban devrait être quelque chose qui uni plutôt que cela ne divise, nous avons besoin d'unité et non de politisation'. Le Portugal a aussi appelé à 'une évaluation claire et transparente par les parties prenantes'.


Presque personne n'a parlé des autres formes de racisme. Le Moyen Orient et l'islamophobie semblaient être les deux seuls sujets qui intéressaient les membres du Bureau. Bien que l'islamophobie soit un problème bien réel et pressant, l'attention portée au Moyen Orient était (encore une fois) disproportionnée et faisait penser à la WCAR. De fait, ils ont tous encensé Durban comme étant un grand moment et seul le Portugal a fait au nom de l'UE quelques faibles remarques du bout des lèvres contre cela.


Et du coté des ONGs??

Il y a peu d'ONGs présentes. Comme c'est le premier PrepCom, qui traite principalement des modalités et des procédures, et qu'il n'a pas été annoncée de façon très adroite, les dates planifiés initialement ont été changées au dernier moment, nous voyons principalement des ONGs qui ont un statut ECOSOC et un bureau permanent à Genève, plus 3 ou 4 autres, quelques 35 délégués au total.


Quelques ONGs ont tenu un discours; Larry Olomoofe du European Roma Rights Center (ERRC) a mentionné le fait que dans l'ère post-Durban le danger existe d'oublier les autres formes de racisme. Il a rappelé aux états que losqu'on parle de la revue de Durban et de l'islamophobie, aussi pernicieux que soit le problème, nous devrions auusi tenir compte de la discrimination subie quotidiennement par les Roms en Europe.


Claude Cahn du COHRE (Centre on Housing Rights and Evictions) a fait un très bon discours que vous pouvez voir ici.


Il n'y a pas vraiment de route clairement dessinée pour les ONGs - Je ne suis pas sûr qu'il faudrait qu'il y en ait une. Les conférence de revue sont là principalement pour revoir les documents gouvernementaux. Notre travail est clair.


Fragment vidéo

Larry Olomoofe (ERRC) parle de ce Durban a signifié pour les Roms (en Anglais)




Mardi 28 Août



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Citation du jour - Éditorial - Compte rendu de la Réunion plénière gouvernementale - Activités des ONGs



Citation du jour


La Présidence (Najat Al-Hajjaji, Libye): 'Je ne comprens vraiment pas pourquoi vous mentionnez cela ici, ce n'est pas dans les dans les procédures de l'ONU d'impliquer les ONGs'


Editorial

Principes fondamentaux pour l'examen de Durban


Ce matin une déclaration a été faite au nom de plusieurs ONGs qui ne veulent pas que l'examen de Durban souffre des mêmes problèmes que la WCAR. La voici en format HTML:


DÉCLARATION DE PRINCIPES FONDAMENTAUX POUR LA SUITE DE WCAR (CONFÉRENCE MONDIALE CONTRE LE RACISME)


En 2001 plus de trois mille personnes ont participé au forum des ONGs de la Conférence mondiale des Nations Unies contre le racisme, la discrimination, la xénophobie et les intolérances y afférentes (WCAR) pour tracer la voie pour les générations futures afin d'éradiquer le racisme, la discrimination et l'intolérance. Les participants se sont engagés à adhérer aux standards des Droits Humains établis et à opérer en toute transparence et dans le respect du discours démocratique.  


Beaucoup de représentants de la société civile ont été déçus quand le travail des ONGs, qui soulevait d'importants problèmes du racisme contemporain ainsi que les blessures historiques de l'esclavage et de la discrimination, a été discrédité Le Haut Commissaire aux Droits Humains des Nations Unies, Mary Robinson, s'est exprimée contre ce qu'elle a appelé une atmosphère "de haine et de racisme" antisémite qui a infecté le forum des ONGs. Elle a refusé de le recommander à l'attention des gouvernements.  D'éminentes organisations internationales actives dans le domaine des Droits de l'homme ont qualifié le langage employé dans la déclaration comme étant inexact, inapproprié et même contre-productif. Elles ont regretté que le progrès accompli sur des sujets vitaux comme la discrimination à l'égard des Roms et la discrimination de caste soit ainsi affecté.  Les observateurs ont été choqués par les violations de procédure durant le processus de préparation et de rédaction, par le le traitement raciste, y compris violence, exclusion et intimidation, envers les participants juifs, et du mauvais usage fait de la terminologie anti-raciste dans la déclaration traîtant du conflit Israélo-Palestinien.  


À quelques exceptions près, la vaste majorité des groupes ont été silencieux ou ont refusé de se prononcer. Depuis, beaucoup se sont dit que cela a résulté en une regrettable vacance de leadership moral.


Les organisations mentionnées ci-dessous s'engagent à rejetter (l'incitation à) la haine sous toutes ses formes, y compris l'antisémitisme, à apprendre des erreurs de la Conférence de 2001, et à travailler ensemble dans un esprit de respect mutuel.  


  1. Nous sommes unis dans notre profond engagement pour les buts de la Conférence de tracer une voie pour les générations futures afin d'éradiquer le racisme, la discrimination et l'intolérance sous toutes ses formes.


  1. Le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et les intolérances y afférentes affectent des gens dans beaucoup des états membres.   Nous sommes attachés à l'importante mission des ONGs de suivre et de tenir pour responsable ceux qui sont comptables de l'échec des programmes et de l'application de mesures destinées à prévenir et punir de tels actes. 


  1. Mais l'effort global d'éradication du racisme ne peut pas progresser en stigmatisant des populations entières comme étant le mal absolu, en stimulant les stéréotypes haineux au nom des Droits humains.


  1. L'ONU et ses forums des Droits de l'homme ne doivent pas servir de véhicules pour quelque forme de racime que ce soit, y compris l'antisémitisme, et doivent prévenir l'incitation à la haine à l'égard de groupes sous couvert de critiques envers un gouvernement particulier. Nous nous engageons à empécher que cela ne se reproduise.


  1. . Nous nous engageons à employer un langage et à avoir un comportement qui unissent plutôt que divisent.   Commes ONGs, nous prenons l'engagement d'utiliser un langage conforme aux standards internationaux des Droits de l'homme et de nous comporter avec civilité et respect pour les standards des Droits humains.



Ont signé jusqu'à présent:

Magenta foundation

Jacob Blaustein Institute for the advancement of human rights

International League for Human Rights

Human Rights First

Anti Defamation League

European Jewish Congress

LICRA - Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisemitisme

B’nai B’rith International 

The Lawyers' Committee for Civil Rights Under Law (USA)

Center for Research-Action on Race Relations - CRARR (Canada)

Citizens’ Watch (Russia)

CIDI (Netherlands)

Simon Wiesenthal Centre

MAPP (France)



Les ONGs souhaitant approuver et soutenir cette déclaration peuvent faire part de leur support à info@magenta.nl  




Autre contribution

Comité préparatoire à la Conférence d'examen de Durban 27 au 31 août 07


Point 5 de l'ordre du jour : objectif de la conférence.


" Joint statement " présenté par la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (LICRA) et le Mouvement pour l'Abolition de la Prostitution et de la Pornographie et de toutes formes de violences sexuelles et discriminations sexistes (MAPP)


Présentes à la conférence mondiale contre le racisme à Durban en 2001, nous avons été témoins, au sein du forum des ONG, d'une flambée de violence inégalée dans une conférence internationale sous l'égide de l'ONU. La virulence des propos racistes, antisémites et l'impossibilité d'évoquer les discriminations à l'encontre des femmes ou de certaines minorités telles que les Dalits ou les Roms, ont été une expérience traumatisante tant pour nos organisations que pour les victimes que nous défendons.


Depuis 2001, en dépit des efforts déployés par les Etats démocratiques et les ONGs, ni le racisme, ni les politiques discriminatoires n'ont véritablement reculé. En réalité, le contexte international a rendu possible la manipulation et le détournement du vocabulaire des droits de l'Homme et de l'antiracisme, déjà perceptibles à Durban.  


Nous, associations de terrain, regrettons vivement que les victimes voient désormais leurs souffrances instrumentalisées et hiérarchisées à des fins politiques.


Nous sommes inquiets de la volonté, affichée ici, par certains pays de vouloir focaliser l'attention de la communauté internationale sur la diffamation religieuse. En effet, cela détourne le sens de notre combat à tous, porte atteinte à la liberté d'expression, et légitime des pratiques traditionnelles d'oppression, en particulier à l'encontre des femmes et des fillettes. La défense de la liberté religieuse est déjà intégrée aux normes internationales, Durban compris. Il est donc inutile de négocier de nouvelles normes, tandis que des femmes sont violentées, des minorités ethniques discriminées, et que des Etats diffusent jusque dans leurs livres scolaires une éducation à la haine de l'autre. 


Nous, associations luttant pour l'égalité entre les hommes et les femmes, pour la paix et la justice entre les peuples, refusons que soit remise en question l'universalité des droits humains par des Etats obscurantistes.


Pour conclure, nous renouvelons publiquement notre vœu que les droits de l'Homme et la lutte antiraciste soient véritablement au cœur de Durban 2009.


Tapis!


Carpet Serpent bar La journée s'est passée horriblement lentement aujourd'hui, remplie de bla-bla sur les procédures. Encore moins d'ONGs qu'hier étaient présentes, à part quelques nouveaux venus. Rien de bien excitant ne s'est passé. Il y a eu la déclaration ci-dessus. En arpentant les couloirs du pouvoir (haha!) je me suis retrouvé dans l'intrépide (nomen est omen) Bar Serpent (non, pas le Bar Serpentin, c'est SERPENT, comme j'ai dû le répéter aux gens). En fixant le sol, pensant à quoi écrire, j'ai remarqué le tapis - ou ce qui en reste. Vous devez savoir que ce bar est le lieu où tout ce qui se réuni au Palais des Nations se retrouve, aussi bien les délégations nationales que les ONGs. C'est le meilleur endroit pour entendre les derniers ragots et rumeurs. Quel pays le fait avec quel autre. Qui planifie la déclaration la plus stupide. Qui est sexy et qui ne l'est pas. Il y a six ans, pendant les Prepcoms de la WCAR de Durban, nous avons rédigé nos meilleurs articles basés sur des informations obtenues au Bar Serpent.
(Note pour les lecteurs de l'époque: la Mystérieuse Dame fréquente toujours les lieux!). Revenons au tapis. Il est tellement usé que l'on peut voir le sol en béton à travers la trame. Mon estimation est qu'il date des années soixante dix, ce qui correspond au style des meubles. Des milliards de dollars ou d'euros sont pompés chaque année dans le Moloch de l'ONU, mais pas un centime n'est alloué au tapis. Ça me fait me poser des questions sur le salaire des employés. On pourrait dire que j'ai passé une partie de la journée à examiner le tapis, quand je n'étais pas dehors, en traint de fumer, comme l'ONU applique la tolérance zéro aux fumeurs. Des centaines de milliers de personnes ont foulé ce tapis sans en remarquer l'état. Vous voyez à quoi j'essaye de faire référence ici? Enfin, j'espère que demain nous apportera plus de nouvelles. Cliquez sur la petite image pour profiter pleinement de l'effet du tapis du Bar Serpent (non interactif!). Prochain épisode: le cimetière de photocopieuses (si si!).


Ronald Eissens


Leeeente journée sans nouvelles

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. C'est ce qui se dit, en tous cas. Ça n'est pas toujours vrai. Aujourd'hui nous avons à nouveau pu observer le gigantesque clivage qui a déjà montré sa sale tête au Conseil des Droits de l'Homme: quels sont les objectifs de la conférence de revue? Le Portugal, au nom de l'Union européenne (27 pays) plus la Turquie, la Croatie, la Macédoine, l'Albanie, la Bosnie-Herségovine, le Monténégro, la Servie, l'Icelande, l'Ukraine, la Moldavie, l'Arménie et la Georgie ont pris position: "l'objectif est de revoir l'application des Plans d'action de Durban (PAD)". Donc, pas de ré-examen , en aucune manière que se soit, de ce qui a été convenu à Durban. (Entendez: "n'essayez pas de réintroduire ce sur quoi on ne s'est PAS entendu à Durban"). De plus, pas de revue de sujets autre que le contexte de l'application des PAD. Le groupe africain, représenté par l'Égypte, n'est pas d'accord, ils veulent reprendre la discussion. D'une manière ou d'une autre, ils ont raison quand il s'agit de l'islamophobie contemporaine. Beaucoup de choses ont changé depuis la WCAR de 2001. Mais la discrimination à l'égard des musulmans est mentionnée dans le document gouvernemental, donc il devrait être possible d'insérer la présente situation sans avoir à aborder tout un nouveau groupe de sujets, ou de couvrir des sujets qui n'ont pas été mentionnés dans le document la dernière fois. Les deux groupes maintiennent leurs positions, donc rien n'a vraiment changé depuis les Prepcoms de 2000/2001.


Après toutes les remarques satisfaites d'hier sur la formidable WCAR et le rôle important des ONGs, les choses ont changé aujourd'hui et une proposition d'impliquer les ONGs dans la planification de la Conférence de revue a donné lieu à du désarroi, y compris de la présidence libyenne, qui a répété que 'cela ne fait pas partie des procédures des Nations Unies' et 'comment pouvez-vous suggérer une chose pareille'.


Suzette Bronkhorst



Mercredi 29 Août



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Citation du jour - Éditorial - Compte rendu de la Réunion plénière gouvernementale - Activités des ONGs



Citation du jour


'Madame la Présidente, je n'aurais pas besoin d'autant de temps que l'UE!'


Éditorial

New York, quelqu'un?



Pendant la session d'aujourd'hui s'est tenue une discussion sur le lieu de la Conférence d'examen de Durban. Il n'est pas question de prendre la décision maintenant, mais comme tous les délégués sont impatients d'aborder le sujet, il a été en partie traité. L'UE a proposé New York, ce qui n'a pas plu aux pays de l'OIC, sans qu'ils veuillent le montrer de façon trop évidente; ils ont donc suggéré Genève, ou 'n'importe quelle autre ville'. Les pays africains ont suivi, et à la fin de la journée le coup de poker de l'UE a eu l'air de porter ses fruits - beaucoup des délégués qui étaient contre New York ont accepté l'idée de Genève comme alternative - tant que d'autres pays ne proposeraient pas de l'accueillir.



'Rigolades et jeux' avec la police de l'ONU


Ce matin, nous avons assisté à un moment hilarant et au même temps dévastateur. La police de l'ONU, vous savez, ces - la plupart du temps - aimables personnes en uniformes bleus, ont fait irruption dans la réunion plénière et ont commencé à vérifier les badges des ONGs et à les questionner. "Vous représentez quelle ONG?" Euh, voyez mon badge. Tout le monde était confondu, en particulier parce qu'ils ont confisqué à des délégués d'ONGs une déclaration qui circulait. Ils nous l'ont carrément arrachée des mains! C'est seulement dans l'après-midi que nous avons appris qui était derrière cela. C'est amusant et très triste au même temps. La Conférence des ONGs et Interfaith International organisent une réunion demain. L'invitation et l'agenda de cet évènement ont été placés sur la table de documents officiels dans la salle où se tient la séance plénière et ont été aussi distribués aux ONGs présentes. Ça arrive tout le temps. Cette fois-ci, un pays s'est plaint de l'usage fait par les ONGs de la table de documents. Quel pays? Le Maroc. Pourquoi? Parce que dans l'invitation un discours est mentionné avec pour sujet: 'Quel est l'impact de la religion sur les manifestations d'intolérance, de xénophobie et de racisme?'. Et alors, quel est le problème? Et bien la déléguée marocaine pense qu'il s'agit d'un discours anti-musulman. Pourquoi? Parce qu'elle pense que s'est le cas. Nous lui avons parlé pendant l'après-midi et nous lui avons expliqué que Interfaith International est une ONG religieuse œcuménique et non une organisation enragée anti-religieuse. Elle est resté intransigeante. Elle nous a dit qu'un texte avec un tel titre devait être anti-musulman. Dans un sens c'était aussi assez amusant, mais ce que je ne trouve pas amusant du tout, c'est que l'ONU censure les ONGs parce que une déléguée nationale pense que ses droits religieux sont bafoués ou que sa religion est insultée. Le tout basé sur un innocent titre de discours. Quelle folie. Dans ces augustes salles on peut entendre des délégués nationaux dire des horribles choses sur les minorités ou d'autres pays. Je ne vois pas la police de l'ONU réagir à ce moment-là et leur confisquer leurs papiers ou les empécher de parler! Pouah!


C'est tout l'éditorial pour aujourd'hui. Pas grand chose à ajouter - la nourriture du restaurant d'en bas est toujours auusi horrible (et le restaurant de l'assemblée est soudainement fermé), les paons effraient toujours les gens avec leurs cris discordants et il n'y a toujours pas de serre dans le tunnel de verre situé entre le vieux bâtiment et la nouvelle aile. Salutations depuis le pays enchanté de l'ONU.


Ronald Eissens



Sessions plénières


À dix heures ce matin la sessions plénière a couvert des modalités comme les dates des Prepcoms, le niveau de participation, qui va présider la conférence d'examen de Durban, le financement et ... le lieu où cela va se tenir. Le Portugal, au nom de l'UE a annoncé qu'ils préfèrent tenir la conférence durant la première moitié de 2009, qu'ils souhaitent 'un processus de préparation de qualité', un évènement d'examen focalisé d'une durée maximal de trois jours, d'un haut niveau, plus précisément au niveau de l'Assemblée Générale. Ils ne veulent pas de nouvelle forme de conférence pour éviter le risque de nouvelles négociations et ils proposent New York comme lieu de conférence. De plus, ils ont annoncé qu'ils sont prêts à payer uniquement pour une conférence qui se tiendrait sur un terrain de l'ONU. Voyez ici pour leur déclaration complète (en Anglais).


L'Égypte, au nom du groupe africain a fait quelques brèves remarques. Ils veulent que Louise Arbour, la Haut Commissaire aux Droits de l'homme préside la Conférence d'examen de Durban, que la décision sur le lieu de la Conférence ne soit pas encore prise définitivement mais qu'ils sont flexibles quand celle-ci, que ça soit à New York ou ailleurs. Ils veulent que la Conférence d'examen de Durban soit au même niveau que la WCAR elle-même, que des moyens financiers soient alloués à des conférences préparatoires régionales ainsi qu'à la participation de la société civile, comme ils sont d'avis que ces deux éléments sont essentiels pour le succès de l'examen. De plus, ils souhaitent que la question des finances soit résolue pendant ce Prepcom.


La Turquie a plaidé pour une revitalisation des fonds pour la WCAR de Durban et a accepté que l'examen de Durban se tienne pendant les six premiers mois de 2009. Ils soutiennent la présidence de Louise Arbour et sont flexible pour ce qui est du lieu de la Conférence. L'Iran est contre New York, et est prêt à la tenir n'importe où dans le monde (attention, sauf à New York) et a rappelé au Portugal/UE que l'examen de Durban est une conférence d'examen et non une session spéciale qui devrait se tenir sous les auspices de l'Assemblée Générale. Ils veulent que l'examen de Durban puisse se tenir pendant autant de jours que les autres conférences d'examen. Le Brésil a dit vouloir tenir la conférence à Genève, ou à New York, ou n'importe quelle autre ville. Cuba est du même avis que l'Égypte et l'Iran. Le Sénégal se range à l'avis de l'Égypte/Groupe africain. La Syrie approuve la présidence de Louise Arbour et insiste sur le fait que le niveau de participation doit être le même qu'à Durban. Ils ne sont pas en faveur d'un examen qui aurait le même statut que l'Assemblée Générale, ce qui à leurs yeux donnerait lieu à de stériles discussions sans fin. Le Paskistan, au nom de l'OIC a annoncé qu'ils ne sont pas enchanté par New York comme lieu de la conférence. Un nombre d'autre pays a aussi exprimé ses doutes sur New York, mais la plupart des états voit Genève comme une bonne alternative, à moins qu'un autre pays n'offre de l'accueillir. Un représentant des Tupac Amaru, pas un rappeur mais un ex mouvement de libération péruvien qui n'enlevait, ne tuait ou ne provoquait des attentats que de temps en temps et de façon incidentelle, rien de personnel vous savez, était présent comme ONG et a annoncé qu'ils avaient de fortes objections contre New York, vu que les victimes de racisme auraient du mal à obtenir un visa et que les facilités d'accueil pour les ONGs sont insuffisantes.


Il est vrai que depuis le 11 septembre il est devenu plus difficile pour toute personne d'origine arabe, ressemblant à un Arabe ou à un musulman ou étant perçue comme tel d'entrer aux États-Unis. C'est aussi vrai que les ONGs auront plus de tracas si la conférence se tient à New York. Mais il est ironique de constater qu'aucune indignation morale ne s'est manifestée quand quelques ONGs n'ont pas pu obtenir de visa pour la conférence régionale de Téhéran ou quand la Chine a tenter de bloquer les ONGs tibétaines. Ou quand n'importe quel pays non-occidental fait de telles choses.


Un représentant de l'UNESCO a présenté leur excellente Coalition Internationale de Villes Contre le Racisme et a proposé de les inviter pour la conférence d'examen.


Ensuite quelques séances de votes ont eu lieu. La Conférence elle-même: première moitié de 2009. Une Conférence de haut niveau? Adoptée. Les dates des Prepcoms? Acceptées. La présidence de Louise Arbour? Acceptée. Le lieu? À décider plus tard.


De midi à trois heures des négociations informelles se sont tenues, principalement entre l'UE, les états africains et l'OIC. Cela a résulté en un soit disant non-papier qui comprend tous les sujets controvertiels encore à négocier. À 5h30 la session plénière s'est réunie à nouveau. Le Portugal a immédiatement pris la parole au nom de l'UE pour préciser leur position. Voyez leur déclaration ici (en Anglais).


Comme tout le monde voulait que cette longue journée se termine, seuls quelques pays ont pris la parole, le Brésil au nom du GRULAC: il est important de tenir les conférences dans le courant de 2008, comme cela a été le cas avant la WCAR de Durban. Les réunions régionales jouent un rôle pertinent dans le processus. Nous avons l'honneur de d'offrir d'accueillir une conférence régionale. L'Égypte: mon intervention sera beaucoup plus courte que celle de l'UE. Au nom du groupe africain je voudrais plaider pour un finacement et une assistance technique adéquats. Le Pakistant au nom de l'OIC: mon intervention sera encore plus courte que celle de l'Égypte, nous soutenons les réunions régionales.


La présidence a ensuite clos la réunion, annonçant que la séance de demain serait consacrée à la couverture du reste de l'agenda, pour pouvoir tenir le vote final vendredi.







Jeudi 30 Août



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Pensée de la journée - Réunion plénière - Activités ONGs - Fragment video



Pensée de la journée


Le décès d'Atsuko Tanaka. Les gens ne nous quittent réellement que lorsqu'ils sont oubliés. Ne l'oubliez pas, souvenez-vous de son esprit.


Session plénière

Un nombre infini d'intervenants se sont succédés pendant la journée. Les gouvernements ne sont toujours pas tombés d'accord, ni sur les objectifs de l'examen de Durban, ni sur le lieu où il doit se tenir, ni sur les finances, ni sur le niveau de participation. Le vote doit avoir lieu demain, mais nous pensons qu'il commencera plus tard qu'à dix heures du matin, puisque alors que nous sommes en train d'écrire cela, à dix heures du soir, des négociations informelles se tiennent toujours au Palais des Nations. En bref, plus de nouvelles demain!


Activités ONGs


Jusqu'à maintenant elles sont plus ou moins au niveau zéro, la plupart des ONGs impliquées dans le processus de préparation de Durban ne sont pas présentes, ou ont juste envoyé un délégué. Aujourd'hui, pendant l'après-midi, l'ONG Interfaith International a organisé, en collaboration avec l'ONG Committee Against Racism and Racial Discrimination de la CONGO (Conférence des ONGs), une réunion avec pour titre 'L'engagement des ONGs d'appliquer de façon efficace le Programme d'Action de Durban'. Il faudra répondre à des questions comme: 'Quels sont les résultats obtenus dans le combat contre le racisme six ans après Durban?' et 'Actions entreprises pour appliquer de façon efficace le Plan d'Action de Durban aux niveaux nationaux, régionaux et internationaux'. Quelques 35 personnes étaient présentes.


Le temps a été pris pour commémorer le décès de Mme. Atsuko Tanaka-Fox, du IMADR. Beaucoup se souviendront d'elle pendant le processus de préparation de Durban - elle était une estimée membre de la comunauté des ONGs de Genève, un de ses piliers. ICARE se souvient d'elle en particulier pendant les Prepcoms de la WCAR, où elle et son équipe nous ont fourni un flot incessant de rapports sur les sessions plénières. Ses obsèques auront lieu mercredi de la semaine prochaine à Genève. Une minute de silence a été observée en signe de respect.


Le Président, Charles Graves a annoncé le premier intervenant, M. George Papadatos, Ministre conseiller de la mission permanente de la Grèce à l'ONU. À la base, il a déclaré que la participation des ONGs s'améliorait, comme de moins en moins de nations ont des objections contre elles. En bref, d'après les nations les ONGs sont en traint de s'assagir (!). Ceci est évidemment une épée à double tranchant, ce que les nations voient comme un bon comportement n'est pas forcément dans le meilleur intérêt des ONGs.


La parole est ensuite donnée au Dr. Krishna Ahoojapatel du comité des ONGs sur le statut de la femme. Son discours couvre l'impact de la religion sur les manifestations d'intolérance, de xénophobie et de discrimination raciale. Oui, oui, ce même discours dont le titre fit dire à la délégation marocaine que c'était 'probablement un discours anti-islamique'.
Elle a parlé du commerce des esclaves et des compensations et réparations, dit qu'un fond pour l'Afrique devrait être créé sous une forme ou une autre. A Durban, deux pays n'étaient pas présents, deux pays importants - elle n'a pas voulu les nommer, 'puisque vous savez de qui il s'agit'. Un appareil de propagande formidable essaye de nous faire oublier Durban; de plus obscurcit par le 11 septembre. La discrimination a augmenté partout. Pourquoi? Cela a bien sûr à voir avec la politique globale, mais aussi avec la religion. Il y a sept grande religions dans ce monde. Tant de guerres au nom de la religion, tant de conflits, sans compter les colonisations faites en son nom. Je ne parle pas de rituels religieux. Pas une religion n'accepte le meurtre par suicide, le Coran ne le prône pas, vous ne le trouverez nulle part. Toutes sortes de mythologies existent à ce sujet. Depuis le 11/9, les politiques de droite ont pris l'avantage. Durban a été historiquement important, mais a aussi montré comment la religion peut conquérir et exploiter d'autres pays. Au Moyen-Orient - où nous savons qu'il ne reste que 20% du territoire de Palestine - est-ce au nom de la religion? Je ne sais pas - mais les Palestiniens vivent occupés, souffrent des points de contrôle, de déplacements, de la pauvreté, etc... Maintenant, la Syrie et l'Iran sont menacés. En ce moment, les incendies ravagent la Grèce - mais les incendies de la haine religieuse brûlent aussi de par le monde, les gens se haïssant les uns les autres à cause de leurs religions différentes. La tolérance est une des base de la société. Comment ce fait-il que six ans après Durban, nous haïssions les religions - l'Islam le ressent en ce moment, ou comme dans le passé, une religion, durant les années trente et quarante, est devenue la cible.


Le professeur Kapet de Bana, Président de l'Encyclopédie Africaine et de la Société Savante, Coordinateur International du Conseil Mondial de la Diaspora Africaine (Paris) a parlé de 'l'évolution de la situation en France et des activités des ONGs pour raviver les mémoires du racisme'. Il a traité de l'esclavage comme crime contre l'humanité - et que faire pour qu'il ne se répète pas? Nous devons travailler à l'élimination de la ségrégation, du racisme et de la discrimination. Qui a introduit l'esclavage, le racisme et l'appartheid? Qui en est responsable? C'est pour cela que nous sommes ici, au Palais des Nations. Depuis Durban, en fait après 500 ans de mémoire, les cultures et religions du continent africain sont reconnues. À Durban, nous avons pu dire à l'humanité ce que nous voulions lui dire - nous sommes ici pour dire à l'ONU ce que les gens veulent faire - c'est un combat mené sur le champ de bataille de l'éthique.


Renate Bloem, Présidente de la Conférence des ONGs à statut consultatif ECOSOC (CONGO) a traité des 'défis contemporains du combat contre le racisme'. Elle s'est souvenu de Durban comme étant un jalon dans l'histoire, puis a parlé du 11/9. "Nous ne voulons pas parler d'un clash de civilisations. Maintenant, nous voulons être positifs". Elle a mentionné les quatre et cinq octobre, les dates d'une conférence planifiée à l'ONU à New York - un dialogue entre les croyances sur la religion et la paix, avec la coopération de la société civile. Elle a ajouté que quelques uns ont développé un langage proche du racisme, ou qui y mène. Pour citer Tutu: je suis ce que vous êtes. Tant que nous ne comprendrons pas cela nous ne ferons que perpétuer la haine et la discrimination. Cette conférence se tiendra-t-elle sous les auspices de l'Assemblée Générale? Espérons qu'un pays se propose pour l'accueillir, ou peut être qu'elle pourrait se tenir ici à Genève sous la responsabilité du Conseil des Droits Humains. Ce qui a été adopté jusqu'ici est en tous cas bon pour la participation des ONGs - toutes celles qui étaient à Durban, et plus, peuvent participer.


Ceci a provoqué une réaction de Malka Marcovich, représentante de la Commission sur l'extrémisme religieux contre les femmes. Elle a demandé pourquoi aucune mention n'a été faite de la 'merveilleuse atmosphère' de Durban, pourquoi aucune position n'a été prise contre la violence envers les femmes et a souligné que c'est un combat auquel les politiciens aussi devraient être associés, toutes les voix devant se faire entendre.


Charles Graves a répondu que beaucoup de contre-courants étaient présents au forum des ONGs de Durban, qui pour beaucoup des peuples indigènes étaient incontrôlables; ils étaient impossibles à arréter. Ne portons cette fois-ci pas d'accusation sur ce qui pourrait arriver dans le futur. Ceci n'est qu'une petite réunion d'une session d'organisation. Nous ne pouvons pas garantir l'absence de conflits - mais nous préférerions qu'ils se déroulent verbalement, entre nous, et pas comme quelque chose qui se répande dans la communauté - nous ne pouvons pas prédire le futur. Peut être qu'une rencontre des esprits s'opèrera, de façon informelle au Bar Serpent. Si des différences d'opinion se développent, quand les gens ne sont pas d'accord les uns avec les autres, il est important de résoudre les problèmes entre nous, sans les étaler en public.


Renate Bloem a déclaré bien vouloir reconnaitre que Durban avait été douloureux - pour les peuples africains un début, mais pour les ONGs une blessure. La structure internationale des ONGs a été prise en otage par les organisateurs locaux, et le forum s'est tenu dans un esprit qui n'est pas celui d'un forum d'ONGs. Le CONGO s'en est distancé. Durban a été une expérience douloureuse - mais après six ans nous ne devons pas en rester là, nous devons aller de l'avant! Malka Marcovich: oui, mais nous pouvons prévenir une répétition de ces problèmes! Renate Bloem: oui, nous le pouvons.


Margaret Parsons a ensuite pris la parole pour dire que ce meeting de l'ONU a été annoncé de façon très maladroite, qu'il devait se tenir à la fin de juin, qu'il a été annulé au dernier moment ce qui a fait que des gens avaient déjà leurs tickets et ont perdu de l'argent. Elle a ajouté qu'elle souhaitait que le CONGO prenne la direction des opérations pour informer les ONGs.


Comme Margaret Parsons, j'ai critiqué l'Unité anti-discrimination (UAD) pour leur invitation tardive et l'annulation au dernier moment. J'ai expliqué qu'elle se servait d'une liste d'abonnés vieille de six ans, jamais remise à jour, et que peu de gens étaient encore sur cette liste. Ceci a été signalé à l'UAD, sans résultat. Dr. Krishna Ahoojapatel a souligné que ce profil bas est un sérieux problème, que les ONGs ne doivent pas être ignorées. Le profil bas de certains gouvernement ne devrait pas s'étendre au reste, et que 'profil bas' est un terme bien peu sévère quand on considère ce qui se passe dans la campagne contre une suite de Durban.


M. Abdelbaghi a ensuite déclaré que des vues différentes existaient sur le forum des ONGs de Durban. Pour lui, cela avait été un grand évènement, mais la résistance contre Durban continue aujourd'hui. 'Nous voulons tous y être impliqués: tous les groupes de victimes devraient y être inclus. Mais nous devons trouver une manière d'aller de l'avant. Cette volonté manque aux ONGs. Ceci n'est pas du au hasard: c'est une sérieuse tentative de saboter l'examen de Durban'.


Charles Graves dit que le sub-comité du CONGO pour la suite de Durban existe déjà, il veut savoir s'il peut en nommer les membres pour que les ONGs puissent les joindre par courriel pour qu'ils puissent assister à la facilitation. Le Président en est Jann Lonn, son courriel est jan.lonn@abc.se. Edith Ballantyne en est aussi membre.


Une attaque contre ICARE

Jann Lonn, représentant du ISMUN (Mouvement international étudiant pour les Nations Unies) et membre du sub-comité pour la suite de la Conférence 2001 de Durban a ensuite pris la parole. Il a déclaré qu'il était préoccupé par 'une campagne pour discréditer la WCAR', qui existait déjà à Durban, et qui s'est intensifiée après. "Nous n'avons jamais vu une telle tentative de discrédit d'une Conférence mondiale, de dénaturer les faits et de rendre l'application de ses résultats plus difficile. Les documents issus de Durban sont les moins connus de toutes les Conférences mondiales, et ce, à cause de cette campagne de calomnies. Je m'inquiète de ce que je vois sur certains sites web et dans certains journaux sur l'examen de Durban. Des choses comme 'Stop Durban 2' et 'la Libye et l'Iran planifient de répéter Durban', publiées par des soit-disant groupes de vigilance, le tout basé sur des distortions. Et une des organisations responsables est présente ici, ICARE, le Centre internet anti-racisme Europe! Ils écrivent, et je cite: 'Si vous voulez faire l'examen de Durban, vous devez savoir que la WCAR est devenue une conférence raciste'. Ceci par ICARE, qui pourvoit des milliers d'ONGs enropéennes en actualités. Il est du devoir des ONGs de répandre le mot qu'il y aura une suite à Durban, que Durban est une chose positive et qu'il est bon d'avoir une conférence d'examen de Durban!"


Jann Lonn a tenu ce discours comme si Durban avait été la meilleure chose qui se soit jamais passée. Ceux d'entre nous qui y étaient savent que Durban n'était pas parfais - il y eu du bon mais il y a aussi eu des choses laides et inacceptables. De l'antisémitisme. Comme tout cela s'est passé sous la responsabilité des Nations Unies, et que l'on ne peut pas dissocier la conférence gouvernementale de celle des ONGs, c'était, de fait, une conférence raciste.


Ma réponse a été:

"Nous avons toujours été justes et exacts dans nos reportages - nous avons couvert la totalité du processus préparatoire de la WCAR et de Durban et nous avons fourni des actualités sur toutes les formes de racisme depuis 1999. Nous avons aussi rapporté sur les problèmes à Durban. Certains n'aiment pas cela, mais les faits sont les faits. Le forum des ONGs à Durban a tourné à la gabegie antisémite. Dans ce sens, Durban était raciste".


Comme il voulait me répondre, mais que la présidence lui a refusé la parole, il s'est mis à hurler en répétant ses accusations. Ce qui a provoqué ma réplique:

"Bien sûr, de bonnes choses ont eu lieu à Durban - mais nous avons tous permis au racisme de se manifester pendant un forum anti-raciste. Je trouve cela assez destructeur - ou, comme je l'ai dit après Durban, quand des anti-racistes ou des avocats des Droits de l'Homme pratiquent ou permettent le racisme, ils ne sont plus des anti-racistes ou des avocats des Droits Humains. C'est soit l'un, soit l'autre. Pourquoi ne demandez-vous pas à Mary Robinson la raison pour laquelle elle a refusé de recommander la Déclaration et le Plan d'Action des ONGs aux gouvernements? Vous savez pourquoi - parce qu'ils contenaient un langage haineux et contraire aux Droits de l'Homme. Et si vous insistez sur le fait que nous cherchons à discréditer l'examen de Durban, ce faisant, vous employez la même réthorique que celle qui a infecté Durban.

Je sais que vous avez sur votre table une copie du soit-disant billet Hitler, qui a été distribué pendant la WCAR. Pourquoi ne le brandissez-vous pas pour que tout le monde puisse le voir? Vous savez ce qu'il dit: "Et si j'avais gagné? Les bonnes choses: il n'y aurait pas d'Israel et pas de sang palestinien répandu. Les mauvaises choses: je n'aurais pas permis que l'on construise ce nouveau modèle (la nouvelle VW coccinelle). Je laisse le reste à votre imagination".


Maintenant vous pouvez continuer à dire qu'il n'y a pas eu d'antisémitisme à la WCAR. Mais de toute façon, il est de mon devoir en tant qu'avocat des Droits de l'Homme et anti-raciste de continuer de travailler sur les Droits Humains et de combattre toutes formes de racisme. Ce que vous considérez être mon devoir est le dernier de mes soucis.


J'espère vraiment que nous ferons mieux cette fois-ci, pour nous tous, pendant la Conférence d'examen de Durban et je pense que ce sentiment est partagé par la plupart d'entre nous".


Certains dans la salle étaient du coté de Jann Lonn, et d'autres du mien. Le Président, Charles Graves, a déclaré que ICARE faisait beaucoup de bon travail et a admit que l'antisémitisme a été un problème à la WCAR.


Ensuite, M. Ronald Barnes, représentant M. Wilton Littlechild, leader régional de l'Assemblée des Premières Nations (AFN, Canada) a donné une analyse de la situation des populations indigènes et des minorités dans le monde.


Suzette Bronkhorst, de ICARE, a évalué la situation quand aux Plans D'Action Nationaux et a fait une revue de l'état de choses quand au racisme et à la discrimination en Europe.


Enfin, Mme. Margaret Parsons, Directrice éxécutive de la African Canadian Legal Clinic (Bureau d'assistance judiciaire Afro-Canadien) de Toronto a parlé des efforts accomplis par les descendants d'Africains pour éradiquer le racisme au Canada.


Demain à 13h30 le CONGO tiendra un exposé/compte rendu pour les ONGs.


Meilleurs voeux,


Ronald Eissens


Fragment video

Interview de Umakant , représentant de la Campagne nationale sur les Droits Humains des Dalits (en Anglais).




Vendredi 31 août



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Citations du jour - Éditorial - Rapport de la plénière gouvernementale - Liste des décisions - Briefing ONGs - Changements au Palais



Citations du jour


"Si les délégués gouvernementaux devaient gérer les ONGs, ils ne tiendraient pas une journée"


Présidence: "Bien sûr, le secrétariat va le faire tout de suite, ou très bientôt!"


Syrie: "Madame la Présidente, nous avons passé la journée entière dans des coffee shops, etc, sans savoir ce qui se passait".



Éditorial

Chamailleries sur le Document L2



Quelle étrange journée que cette dernière - une ambiance confuse régnait sur la plénière - allons-nous nous entendre sur des choses, et sur quoi? Où se tient cette session informelle, ou celle-là? Quelle région parle avec qui? Que ce passe-t-il? Atteindrons-nous un consensus avant qu'ils ne nous éjectent de l'immeuble? Les premiers signes que quelque chose se passe mal, c'est quand vos contacts au sein des délégation tout à coup cessent de vous parler... Pendant toute la journée, les délégués ont fait le va et vient entre la salle où se tient la session plénière et les autres salles où 'les régions' (Groupe des pays Africains, l'UE, l'OIC, l'Asie du Sud, les Caraïbes/Amérique du Sud) soit tenaient leur propre réunion, soit avaient des discussions informelles les unes avec les autres. Le Document L2, contenant toutes les ébauches de décisions est le document de travail sur lequel les régions se chamaillent, recherchant le consensus - qui est toujours difficile à obtenir. Pour nous autres ONGs qui souhaitons travailler sur l'examen de Durban un certain nombre de ces ébauches sont très importantes; elles détermineront comment et de quelle manière nous allons pouvoir y participer. Mais puisque rien ne se dit sur le contenu, mais uniquement sur des modalités, les discussions plénière sont extrèment ennuyantes. Mais la dernière session de la journée a été de temps en temps hilarante, comme vous pouvez le lire dans les citations du jour et ci-dessous.


Le dernier Prepcom ou se prendront les décisions se tiendra à Genève du 21 avril au 2 mai 2008. Nous avons une chance à ce moment-là d'examiner Durban - de renforcer ce qui est déjà présent dans les documents gouvernementaux de Durban, d'évaluer le travail accomplit ou pas (comme c'est le cas pour la plupart) par les différents pays. Comme le fameux Plan d'Action National, par exemple. Nous pouvons même faire mieux cette fois-ci, faire montre de respect mutuel, se concentrer sur les sujets importants qui n'ont pas reçu l'attention nécessaire à Durban, comme les Dalits, les Roms, les GLBTs et ne pas nous laisser distraire par des agendas restreints monomanes ou une réthorique ou un comportement haineux. Comme d'habitude, ICARE fera de son mieux pour vous apporter l'information et pour couvrir le processus en rapportant, en portant attention à des sujets spécifiques et en fournissant les dates et les agendas des réunions.


Dernière session plénière


Comme nous devions quitter le bâtiment à 17h45 et que la journée passée en réunions informelles n'a permis de commencer la session plénière qu'à 16h30, celle-ci fut courte. Selon la présidence, les réunions informelles ont porté leurs fruits, un consensus sur les ébauches de décisions est proche. Il est formulé dans le document A/CONF.211/PC.1/L.2., en court, L2 - la Syrie: Madame la Présidente, je ne dispose pas du document! (note: personne n'en dispose!) - dont les principaux résultats sont énumérés dans le chapitre suivant. Après avoir entendu plusieurs délégués et en attendu d'autres jusqu'à 17h45, la Présidence a du, à la demande de l'Égypte/Groupe africain, ajouner la séance pour que tout le monde puisse avoir les propositions sur papier. Comme il était déjà près de 18h, nous avons du quitter le bâtiment.

La seule ébauche de décision réellement nouvelle est la DD (DD: Draft Decision: ébauche de décision) 10. Prise à l'initiative de la Présidence, c'est une proposition qui traite des finances de la Conférence. En gros, il est proposé de demander au Secrétariat Général d'assurer les finances de la Conférence d'Examen de Durban et de considérer aussi le financement et le soutient logistique pour les réunions préparatoires régionales. La demande sera aussi faite au Haut Commissaire des Droits de l'Homme de revitaliser le fond volontaire pour la Conférence d'Examen de Durban et de l'utiliser pour financer la participation d'institutions nationales travaillant sur les Droits Humains et d'ONGs, en particulier celles venant de pays en voie de développement, y compris les organes des traités de Droits de l'Homme et les procédures thématiques spéciales. De plus, DD10 recommande de faire appel aux gouvernements, aux ONGs, au secteur privé, aux organisations internationales, aux individus, etc, pour contribuer à ce financement et demande au Secrétariat Général de développer des initiatives pour encourager ces contributions. Il est proposé que le Haut Commissaire fasse le tour des différentes sources de financement et des différents départements. Enfin, l'Assemblée Générale doit appeler à libérer des ressources extra-budgétaires pour couvrir ainsi les frais de participation de toutes les réunions du processus pour les pays en voie de développement.

Pour les reste des ébauches de décision, voyez ci-dessous.




Liste des décisions (DD: Draft Decision, ébauche de décision)

DD1 - Règles de procédure pour les PrepComs: seront les règles de procédure de l'Assemblée Générale.


DD2 - Règles de procédure pour la Conférence d'Examen de Durban: celles de la WCAR, mais chaque règle peut être amendée ou changée à partir de maintenant jusqu'au premier jour de la Conférence d'Examen de Durban prévue en 2009, quand les règles finales de procédure seront adoptées.


DD3 - Participation et consultation des ONGs au PrepComs et la Conférence d'Examen: toutes les ONGs accréditées auprès de la WCAR seront automatiquement accréditées, la même chose pour les ONGs à statut ECOSOC, les 'nouvelles' ONGs doivent faire la demande d'accréditation auprès du Secrétariat. Une liste mise à jour des ONGs accréditées a été distribuée aux pays, qui ont 14 jours pour faire objection à une ONG. Si ils le font, le PrepCom prendra la décision finale sur l'accréditation.


DD4 - Dates des PrepComs: Genève du 21 avril au 2 mai 2008 et Genève du 6 au 17 octobre 2008.


DD5 - Dates de la Conférence d'Examen de Durban: pendant la première moitiée de 2009. Les dates définitives seront établies aux PrepComs.


DD6 - Niveau de participation: le plus haut possible.


DD7 - Rapports, études et autre documentation pour les PrepComs et la Conférence d'Examen de Durban:


a. a. Les agences spécialisées des Nations Unies, les Rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et des intolérances y afférentes, ainsi que sur la liberté de religion et de croyance, les ONGs, les organes gouvernementaux, le CERD, tous les méchanisme de suivi de la WCAR, tous les États


b. Un questionaire sur ce qui a été fait pour combattre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et les intolérances y afférentes (à la base, ce qui a été fait des résultats de Durban). Ce questionaire sera envoyé tout de suite après cette réunion organisationelle à tous les ayant droit nommés ci-dessus, incorporés ou supervisés par le bureau, et les réponses iront directement aux PrepComs.


c. La création d'un nouveau Groupe de travail inter-gouvernemental, chargé de rapporter sur tous les méchanismes de suivi de Durban existants (Comité Ad Hoc du Conseil des Droits de l'Homme pour l'élaboration de Standards complémentaires - Groupe de travail inter-continental sur la Déclaration de Durban et sur les Plans d'Action - Les cinq Groupes experts éminents - Le Groupe de travail des experts des Gens de descendance Africaine).


DD8 - Initiatives préparatoires internationales, régionales et nationales: Il a été décidé d'en appeler aux États et aux organisations régionales pour organiser celles-ci. Voyez aussi le financement, DD10.


DD9 - Secrétariat Général de la Conférence d'Examen de Durban: le Haut Commissaire aux Droits de l'Homme, Louise Arbour (adopté à l'unanimité).


DD10 - Sources de financement: l'ONU devrait fournir les ressources financières nécessaires pour les PrepComs et le processus de préparation à partir du budget courant. Quand le lieu où se tiendra la Conférence d'Examen sera décidé, de nouvelles délibérations auront lieu pour en déterminer le budget.


DD11 - Les Objectifs de la Conférence d'Examen de Durban: la DD11 originale établit que les objectifs seront de travailler sur les bases et dans le respect total de la Déclaration de Durban et des Plans d'Action, et que les accords qu'ils contiennent ne sont pas renégociables. En d'autres mots, pas de discussion sur des sujets non mentionnés dans la Déclaration ou les Plans d'Action. Il y est aussi dit: 'y compris de futures actions, imitiatives et solutions pratiques pour le combat contre les fléaus du racisme'. Finalement ceci a été changé en: 'y compris évaluer des formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d'intolérances y afférantes'. Ceci crée une porte dérobée par laquelle on peut faire rentrer des choses qui n'ont pas été comprises dans la Déclaration de Durban et les Plans d'Action en 2001, et pour de nouvelles choses.


DD12 - Les lieux des PrepComs et de la Conférence d'Examen de Durban: les lieux des PrepComs seront Genève et le lieu de la Conférence d'Examen sera décidé à une date future par les PrepComs.


DD13 - Agenda provisoire pour le premier PrepCom où se prendra les décisions: adopté, à l'ordre du jour sont des points comme l'agenda provisoire de la Conférence d'Examen de Durban, l'organisation du travail, le rapportage sur, si il s'en tient, les réunions préparatoires (régionales), les examens des rapports des rapporteurs spéciaux et des organes et méchanismes des Droits Humains, les ébauches de documents finaux de la Conférence d'Examen de Durban et l'organisation du travail pour la Conférence d'Examen.


DD14 - Organisation du travail pour les PrepComs et formulation d'un plan concret pour le processus préparatoire: agenda flexible. Réunions régionales possibles entre juin et septembre 2008.



Exposé/compte rendu du CONGO pour les ONGs

Quelques 20 personnes étaient présentes. La Présidente du CONGO, Renate Bloem a fait une présentation générale de la semaine. Sandra Aragon, de l'Unité anti-discrimination du bureau du Haut Commissaire aux Droits de l'Homme nous dit que la réunion organisationelle de cette semaine a travaillé sur un document principal qui combine les ébauches de décisions. Quelques contributions de méchanismes comme celle du CERD y seront incluses. Suzette Bronkhorst (ICARE) remarque que le dilemne principal est entre soit ré-éxaminer le document, soit traiter des sujets. Marie Chen (African Canadian Law Clinic) pose une question à Sandra Aragon sur le sujet de la distribution des informations. Ceci était une session organisationelle et malgrè cela, aucune information ne sortait du bureau du Haut Commissaire - la dernière fois la réunion a été annulée et les ONGs en ont été informées trop tard. On souffre d'un manque d'informations et d'un manque de volonté de la disséminer, ou cela y ressemble. Qu'est-ce que les ONGs peuvent attendre de votre bureau - comment aller de l'avant. Sandra Aragon: maintenant que des fonds sont disponibles, nous allons revitaliser la liste d'adresses électroniques de la WCAR. Plusieurs personnes lui ont rappelé que la plupart des ONGs de la liste d'il y a six ans, soit ne sont plus, soit ont changé de coordonnées, etc... La réunion n'a pas été plus loin que quelques questions/réponses et des considérations philosophiques sur le rôle et la participation des ONGs.




Changements au Palais

Pour ceux qui n'ont pas mis les pieds au Palais des Nations depuis les PrepComs de 2001, quelques choses ont changé, certaines pour le meilleur, d'autres pour le pire. Il est maintenant interdit de fumer partout dans les bâtiments. Pour cela, il faut en sortir, un cendrier se trouve juste en face de la Porte 40 au rez de chaussée. Une certaine personne entreprenante de ICARE (devinez!) y a trainé un siège, qui se transforme petit à petit en mobilier permanent. La seule chose qui manque c'est un automate à café. Au coin du hall et du Bar Serpent, au rez de chaussée, a été installé une sorte de cyber-café, une grande table avec 12 ordinateurs et une imprimante laser (avec papier!). C'est une grande amélioration. Une autre excellente nouvelle installation est le point d'accès Internet sans fil gratuit dans et autour des salles de réunions plénières. Il est même accessible à partir du Bar Serpent. Il est appelé la DMZ, ce qui montre que le gérant de réseau des Nations Unies au Palais des Nations a le sens de l'humour. La DMZ est l'acronyme militaire de 'DeMilitarized Zone', ou Zone DéMilitarisée, et en jargon ordinateur signifie que le réseau est isolé de l'Intranet de plusieurs manières. Donc, pas de piratage des dossiers confidentiels de l'ONU en utilisant le point d'accès de la DMZ :-).

Évidemment, le plus grand changement est celui du nouveau 'Bunker de Sécurité' à la Porte Pregny, au 14 Avenue de la Paix. On ne passe plus par la Villa les Feuillantines pour faire la paperasserie et récupérer son badge. Pour cela, on va maintenant droit au nouveau centre de sécurité, ou vous et vos effets seront examinés (même procédure que dans les aéroports) avant que vous n'ayez accès au terrain. Dommage, j'aimais bien cette villa quelque peu décrépite avec son ambiance informelle et son amicale Police de l'ONU. Ces jours sont passés.


Au revoir au premier PrepCom en avril 2008!


L'équipe de nouvelles de ICARE, Genève