I CARE - Reportage spécial - Séminaire méditerranéen

Reportage en direct du Séminaire méditerranéen 2007 de l'OSCE



Du 17 au 19 décembre 2007 à Tel Aviv, Israel.


Le 13ème Séminaire méditerranéen rassemblera des participants des États participants de l'OSCE, les États partenaires de l'OSCE, et des organisations et intitutions internationales.

À la veille du séminaire, les ONGs méditerranéennes invitées pourront discuter du rôle des ONGs dans le combat contre l'intolérance et la discrimination et pour la promotion du respect et de la compréhention mutuels dans les États participants de l'OSCE ainsi que les Partenaires méditerranéens pour la coopération, avec une mention particulière pour le rôle des femmes.

Réunions préparatoires de la société civile

Le Séminaire de l'OSCE sera précédé par une réunion préparatoire de la société civile, le 17 décembre, dans les mêmes locaux que le Séminaire (au Hilton, Tel Aviv). Les délégations seront les bienvenues à cette réunion comme observatrices. Des informations supplémentaires sur la réunion préparatoire sont disponibles au Bureau pour les institutions démocratiques et les Droits de l'Homme (Office for Democratic Institutions and Human Rights : ODIHR) de l'OSCE, sur la page web du Tandis (Tolerance and Non-Discrimination Information System : Système d'information tolérance et non-discrimination). Pour plus d'informations, contactez le ODIHR à civilsociety@odihr.pl

La page de l'OSCE sur le Séminaire.





Les reportages commencent ici le 17 décembre!





Reportages au jour le jour

[17 décembre : réunion préparatoire pour la société civile]
[18 décembre : premier jour du Séminaire]
[19 décembre : deuxième jour du Séminaire]

Participez!

Pour assurer que vos recommandations soient lisibles dans vos mots propres, vous pouvez les envoyer à info@icare.to.
Nous acceptons les textes en Anglais, Français et espagnol (fichiers Word ou PDF), avec mention claire de l'organisation dont ils sont originaires. Dans la ligne 'sujet', mentionnez s'il vous plait 'Recommandations Tel Aviv'.

17 décembre : réunion préparatoire pour la société civile



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Citations du jour - Éditorial - Opinion - Rapport de la réunion - Fragment vidéo



Citations du jour


'Je suis Arabe, Israélienne, je suis une femme, j'ai des racines palestiniennes et je suis avocate. On me dit que la dernière est la pire.'

'Floriane Hohenberg, la force motrice de cette réunion!'

Rabbin Melchior: 'Je vais vous raconter une histoire!'


Éditorial

Eh bien, c'est sûrement un bon début


Aujourd'hui, la réunion préparatoire de la société civile précédant le Séminaire méditerranéen de l'OSCE a commencé. Ce n'est que la deuxième fois que ce séminaire se tient en Israel. Le premier a eu lieu en 1996, mais c'étaient d'autres temps. Israel a offert de l'accueillir ces dernière 11 années, mais les autres partenaires méditerranéens ont tellement protesté que ça n'a pas pu se réaliser. Cette fois-ci, quand Israel a encore une fois proposé de l'accueillir, la direction espagnole de l'OSCE a sauté sur l'occasion et fait pression sur les autres partenaires méditerranéens (Algérie, Égypte, Jordanie, Maroc et Tunisie) et le meeting était bon. Nous verrons demain si les délégations gouvernementales des autres partenaires se montreront, puisque jusqu'à maintenant, seul la Jordanie a confirmé sa venue. Revenons à la réunion de la société civile. Ce n'est que tard qu'il est devenu clair que 'Tel Aviv' aurait lieu, ce qui a donné un gigantesque travail pour le Programme tolérance et non-discrimination de ODIHR pour obtenir la participation du plus grand nombre possible d'ONGs. Comme nous autre les ONGs avons des agendas bien remplis et que les différentes vacances de fin d'année approchent, c'est déjà beaucoup que 41 représentants de quelques 30 ONGs, en majorité de la région (Israéliens, Marocains) mais aussi des États participants de l'OSCE (États-Unis, Pays-Bas, Bosnie, Grande-Bretagne, Turquie, Slovénie, Kosovo, Allemagne, Italie, Lithuanie) soient présents à la réunion. Notre groupe à la réunion d'aujourd'hui est aussi bien diversifié, aussi bien ethniquement que religieusement. Nous avons des juifs, des musulmans, des Roms, des Arabes, des chrétiens et une bonne parité des sexes, 50% d'hommes et 50% de femmes.
Un des orateurs principaux, Wafa Fahum Zoubi, présidente du centre communautaire juif-arabe de Haifa, Beit Hagefen, a très bien rendu les réalités changeantes d'un état multiculturel: "J'ai six identités visibles sur mon passeport. Je suis Arabe, Israélienne, je suis une femme, j'ai des racines palestiniennes et je suis avocate. On me dit que la dernière est la pire. C'est un fardeau, mais c'est qui je suis". Plus tard, nous avons entendu d'elle que nous devrions visiter Haifa, parce que c'est l'endroit où le multiculturalisme et la multi-ethnicité en Israel se réalisent. Les gens comme Wafa diffusent une énergie positive et de l'espoir pour le futur, ce dont nous avons besoin, pas seulement en Israel, mais dans toute la région de l'OSCE et le monde entier.
Pour aujourd'hui, il semble que en tous cas les ONGs mettent un possible résultat positif de la réunion au dessus des tensions politiques, ethniques et religieuses qui troublent le Moyen-Orient. Bien sûr, tout n'est pas positif. Presque tout le monde était déçu par le faible niveau de participation des ONGs des autres partenaires méditerranéens (Algérie, Égypte, Jordanie, Tunisie). Il est bon que les ONGs marocaines soient présentes. Les occasions de tisser des liens et d'établir des relations étaient nombreuses. La réunion a produit un bon nombre de propositions valables, aussi bien vers les États participants de l'OSCE que vers les partenaires méditerranéens et la société civile. Voyez ci-dessous. Hè, ce n'est pas un monde idéal, et il est plus facile de haïr que de coopérer. Cette réunion est un bon début pour la coopération. En avant!


Ronald Eissens pour les nouvelles de ICARE.

Opinion

Les sempiternels.


Les sempiternels discours prononcés au début de toute conférence, que ça soit l'OSCE, les ONGs ou quoi que ce soit, sont, la plupart du temps facile à ignorer, ne serait-ce que parce que les VIPs ou autres personnes éminentes tiennent à nous dire ce que nous savons déjà, ou ce sur quoi nous sommes totalement d'accord, ou ce qui est politiquement convénient. Mais bon, nous sommes irrévérents, donc ne prenez pas tout ce qu'on vous dit pour argent comptant. Mais quelques fois, vous êtes tout d'un coup réveillé par d'inattendues perles de sagesse. Comme celle de Wafa Fahum Zoubi (voir l'éditorial). Ce matin, le sempiternel discours nous en a apporté une autre: le rabbin Melchior, Président honoraire du Citizen Accord Forum (CAF, l'hôte et organisateur de la réunion de la société civile) nous a annoncé qu'il allait nous 'raconter une histoire'. Alors que nous préparions déjà un gigantesque baillement, il nous a agréablement surpris. Voici ce qu'il nous dit: "En Israel, nous avons deux options. Soit nous pouvons être à l'avant-garde du choc mondial des civilisations, le judeo-christianisme contre l'islam. Le résultat en sera la destruction de l'avenir de l'humanité. Nous avons une seconde option. Nous pouvons être une tête de pont, une coalition de civilisations. Nous avons un pied dans les deux mondes. Si le monde pouvait consacrer ne serait-ce que 1 % de la somme qu'il dépense en armement aux Droits de l'Homme, cela ferait une énorme différence. Nous nous trouvons sur une pente glissante vers l'enfer, mais nous pouvons toujours la changer en une route vers le paradis. Nous devrions lutter ensemble contre l'islamophobie et l'antisémitisme, et il est évident que cela serait le plus efficace si moi je combattait l'islamophobie et mon collègue musulman l'antisémitisme. Comme il est écrit, celui qui fait la paix au ciel fera la paix sur terre aussi."



L'équipe de nouvelles de ICARE, Tel Aviv



Fragment video!

Courte interview avec Milica Pecic, directrice exécutive du Media Diversity Institute, grande-Bretagne, sur la réunion de la société civile et les médias. Cliquez ici pour la voir (interview en Anglais, fichier Windows Media).



Les 'Recs'

Les recommandations de la réunion de la société civile


Celles-ci seront envoyées au Séminaire de demain.



Le groupe de travail (GT) médias

Le GT a eu une discussion sérieuse et animée sur le rôle des médias dans le combat contre l'intolérance et la discrimination et dans la promotion du respect et de la compréhension mutuels. Le GT a exprimé son grand souci sur la situation de la liberté d'expression dans la plus grande partie du monde méditerranéen. C'est pourquoi le GT exhorte l'OSCE à organiser de nouvelles discussions sur ce thème, pour assurer une plus large représentation régionale à de futures réunions. Des participants ont aussi formulé les recommandations suivantes:

  • la promotion d'une image positive des minorités, ethniques, religieuses ou autres;
  • la promotion de la participation de journalistes et éditeurs de renom à de tels séminaires;
  • encourager les états membres de l'OSCE à promouvoir les valeurs des médias libres dans leurs relations bilatérales avec les États partenaires méditerranéens;
  • encourager la diversité dans les rédactions en y incluant des journalistes de différentes origines ethniques, religieuses et culturelles;

Le groupe de travail éducation

  1. Les états devraient institutionaliser les programmes éducatifs combattant la xénophobie, l'islamophobie, l'antisémitisme et les autres formes d'intolérance;
  2. Les états devraient développer et mettre en application des plans d'action nationaux des Droits de l'Homme et institutionaliser l'éducation des Droits de l'Homme, de la tolérance, de la coexistence, civique, démocratique et anti-discriminatoire dans le système d'enseignement national. Un model sur lequel les états se sont déjà entendus est le Plan d'action des Nations Unies sur l'Éducation des Droits de l'Homme 2005-2008;
  3. La formation des enseignant, avant et pendant leur service, devrait être obligatoire, pour faciliter la diffusion de programme éducatifs dans les domaines mentionnés ci-dessus;
  4. Promouvoir le respect et la compréhension mutuels par l'enseignement de l'Holocauste et des autres génocides, leurs racines et les leçons universelles à en tirer;
  5. Les états devraient intégrer l'histoire de leurs minorités et des états voisins dans leurs curriculum de base;
  6. Combattre le racisme dans le sport: les compétitions de football sont trop souvent la scène de violences et de la discrimination et du racisme. Mais le football et le sport en général peuvent être utilisés comme exemples de la non-violence et de l'éducation pour la tolérance. Nous proposons de lancer une campagne contre la haine et la violence englobant toute l'Europe et la Méditerranée par le biais de la Ligue des Clubs Champions et des clubs de foot locaux dans chaque pays, de recruter des joueurs qui puissent servir de models pour la jeunesse pour promouvoir la tolérance par le biais de rencontres avec les enfants et les étudiants, et jouant le rôle de porte-paroles vers les médias sur ces sujets;
  7. Les écarts dans les opportunités éducatives qui existent entre les étudiants de différentes origines ethniques, culturelles, religieuses ou économiques sont innacceptables. Les états doivent intégrer les étudiants provenants de différents secteurs afin de leur permettre de faire connaissance les uns avec les autres et d'enrichir leur éducation;
  8. Promouvoir des initiatives qui encouragent une relation positive entre jeunes et étudiants de différentes origines religieuses, culturelles et ethniques (comme recommandée par l'Acte final d'Helsinki) par des échanges internationaux, des stages, rencontres et des programmes d'enseignement mutuel et de tutorat;
  9. Les états devraient mettre l'accent sur et financer les programmes de long terme des ONGs dans le domaine de l'enseignement des Droits de l'Homme, de l'anti-discrimination, de la tolérance et de l'éducation civique;
  10. Le site web du Système d'information tolérance et non-discrimination de ODIHR devrait inclure des programmes, rapports et bonnes pratiques des Partenaires de la région méditerranéenne.

Le groupe de travail femmes

  • En regrettant l'absence à cette conférence d'ONGs de femmes de beaucoup d'États partenaires méditerranéens;
  • Ayant discuté du fait que la mention d'une religion dans la constitution peut avoir un effet négatif sur les Droits de l'Homme;
  • Notant que l'indépendance économique est pour les femmes un préalable à tout engagement dans le combat contre l'intolérance,

Nous recommandons

À l'OSCE

  • De faciliter le dialogue entre les différents acteurs de la société civile de l'OSCE et des États partenaires méditerranéens;
  • D'encourager et de soutenir les ONGs de femmes et leur travail dans le domaine de la tolérance dans la région de l'OSCE et de ses États partenaires méditerranéens;
  • De faciliter le dialogue entre les ONGs de femmes et les gouvernements.

Aux États participants

  • Nous encourageons les États participants à prendre au sérieux la possibilité d'entamer et de continuer le dialogue avec les États partenaires méditerranéens sur le rôle des femmes dans la société, en particulier dans le domaine de la promotion du respect et de la compréhension mutuels;
  • Nous sommes convaincus du fait que des femmes dans de hautes positions politiques peuvent avoir un impact significatif sur la culture du débat publique et sur le discours des Droits de l'Homme et du respect et de la compréhension mutuels. C'est pourquoi nous appelons les États participants à impliquer les femmes en position de pouvoir dans le combat contre l'intolérance et la discrimination en puisant dans leurs savoir et expérience, y compris en organisant une conférence de femmes leaders engagées dans le combat contre l'intolérance et la discrimination;
  • Remarquant que les femmes en positions de pouvoir sont une exception, nous appelons les États à créer les structures, les intruments légaux et les méchanismes politiques qui permettront aux femmes de s'impliquer dans le combat contre l'intolérance et la discrimination, y compris en garantissant la représentation des femmes au sein des parlements, des institutions gouvernementales et des autres structures officielles;
  • Introduire des conseillers sur la parité des sexes à tous les niveaux de gouvernement, y compris au niveau local, pour traiter les causes de l'inégalité des sexes;
  • Introduire des fonctionnaires de liaison au sein des ministères qui peuvent garantir un dialogue permanent avec la société civile sur les sujets de la tolérance et de la non-discrimination;
  • Permettre aux femmes de s'impliquer dans l'amélioration des relations entre les minorités et la majorité;
  • Transposer les leçons apprisent du combat contre l'inégalité des sexes vers le combat contre les autres formes d'inégalité, aussi en favorisant l'échange des expériences acquisent dans le traitement de l'intolérance et de la discrimination à tous les niveaux de la société, et entre pays;
  • Consacrer des fonds à des programmes spéciaux destinés à toucher les filles et femmes de communautés démunies et assurer une éducation de base de qualité pour les filles et les jeunes femmes, leur assurant l'accès aux ordinateurs et à la technologie;
  • Inclure et généraliser les programmes traitant de la parité des sexes dans la société en général et dans l'enseignement en particulier afin de promouvoir le respect et la compréhension mutuels;
  • Faciliter et soutenir les efforts des femmes originaires des communautés immigrées au sein de la région OSCE et des États partenaires méditerranéens pour s'auto-organiser et résister au patriarcat et à la discrimination;
  • Développer les outils permettant de soutenir les femmes immigrées vivant entre deux cultures, sans pour cela les obliger à renoncer à une de ces cultures;
  • Impliquer les leaders religieux dans la lutte pour les droits des femmes et les encourager à se prononcer contre oppression et l'intolérance et pour l'égalité;
  • Appliquer la loix de façon stricte dans tous les cas de crimes ou délits discriminatoires à l'égard des femmes et des autres minorités.

À la société civile

  • Créer et renforcer un réseau d'ONGs de femmes et les soutenir avec des outils leur permettant de travailler au sein de leurs familles, communautés, écoles et cercles sociaux à la promotion du respect et de la compréhension mutuels;
  • Organiser des efforts communs des ONGs pour augmenter le nombre de femmes s'engageant dans des fonctions politiques et des positions dirigeantes dans la société civile et pour les soutenir dans leurs positions une fois élues;
  • Donner le bon exemple en nommant des femmes à des positions dirigeantes dans les ONGs et les encourager à s'engager dans des postes de haut niveau dans la société civile, ce qui peut avoir un impact significatif sur la culture du débat publique et du discours des Droits de l'Homme;
  • Développer des programmes donnant plus d'autonomie aux femmes immigrées;
  • Reconnaitre le rôle important que peuvent jouer les organisations oecuméniques dans la promotion de l'égalité;

Nous appelons les ONGs et les gouvernements de la région OSCE et les États partenaires méditerranéens à travailler avec les réseaux d'ONGs de femmes existants qui oeuvrent à la promotion des activités nommées ci-dessus et à utiliser leurs savoir et réseaux pour diffuser ces idées.

L'équipe de nouvelles de ICARE



Derniers mots du jour

C'est tout pour l'instant. Il y a beaucoup à raconter sur les trois groupes de travail (medias, femmes et éducation) qui ont formulé les recommandations ci-dessus, mais nous le ferons demain. L'heure du dodo est bien passée (minuit) et un autre jour à traînailler autour des réunions, essayant d'entendre les morceaux les plus juteux nous attend. Wow, vous avez vu les arbres de Noël funky qu'ils ont en Israel! Bonne nuit!


L'équipe de nouvelles de ICARE, Tel Aviv





18 Décembre : premier jour du Séminaire

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Citations du jour - Éditorial: venez au HDIM, engagez-vous! - La vie selon l'ambassadeur Julie Finley - Opinion: le pouvoir doux est un pouvoir! - Fragment video: interview de Rahela Dzidic - Coincé sur la plage


Citations du jour



Ambassadeur US Julie Finley: 'La vie était dure dans le Midwest'
(cliquez ici pour la version audio en Anglais)

'Il y a un éléphant dans la pièce que nous ignorons tous'

'Et maintenant je veux que les chefs rabbins, les imams et l'église chrétienne s'expriment sur les droits des femmes!'



Éditorial

Venez au HDIM, engagez-vous!


Le premier jour du séminaire méditerranéen officiel de l'OSCE a commencé, quelle surprise, par des discours d'ouverture de tout un chacun. Pendant que nous écoutions le langage diplomatique et fleuri nous pouvions admirer la délicieuse plage de l'autre coté de la baie vitrée. Six (!) discours plus tard, le temps était venu pour les recommandations d'hier, le résultat de la réunion de la société civile. Elles ont été lues par Rebecca Zeffert, conseillière aux médias étrangers du Citizens Accord Forum (CAF, l'hôte et organisateur de la réunion de la société civile). Ensuite, Jo-Anne Bishop, responsable du Programme tolérance et non-discrimination de ODIHR a remercié le CAF, ce qui a aussi tôt incité Sarah Ozacaky-Lazar (CAF) a demander une suite. Jo-Anne Bishop a répondu qu'elle espérait que les réunions d'ONGs précédant les séminaires et conférences de l'OSCE pourraient être institutionalisées et a continué sur le meeting annuel d'application des dimensions humaines (HDIM: Human Dimensions Implementation meeting) de l'OSCE comme étant l'instrument approprié, aussi bien pour les gouvernements que les ONGs, pour évaluer ce que les états ont fait des engagements pris et des recommandations adoptées. En d'autres termes, si quelque chose doit être fait avec les recommandations d'hier, les ONGs qui y étaient présentes doivent s'y mettre aussi. Venez au HDIM, engagez-vous, faites pression, parlez aux délégations, intervenez! C'est un lent processus, mais avec le temps vous obtiendrez des résultats. Contactez le Programme tolérance et non-discrimination de ODIHR pour voir si ils peuvent vous aider de quelque manière que ce soit.

Ensuite quatre intervenants se sont exprimés sur le sujet de l'application des engagements pris dans le domaine de la tolérance dans les États participants et les Partenaires méditerranéens pour la coopération. Mme Colette Avital, tête de la délégation de la Knesset auprès de l'assemblée parlementaire de l'OSCE, Mme Edith Schlaffer de Femmes sans frontières (cliquez ici pour le discours), le Commandeur Dov Lutzky, expert des aspects des politiques communautaires liées à la tolérance (cliquez ici pour le discours) et Mme Jo-Anne Bishop, conseillière de ODIHR.


La vie selon l'ambassadeur Julie Finley


L'après-midi, consacrée au rôle des médias pour faciliter le respect et la conpréhension mutuels et contrer les préjugés et les images fausses, nous avons entendu plusieurs discours, dont celui de l'ambassadeur US Julie Finley était certainement le plus, euh, étrange. Nous en avons une partie en video. Cliquez ici (fichier Windows media en Anglais) pour profiter de quelques rares vues sur la vie dans le Midwest des États-Unis pendant les temps bénis, quand Mme Finley était jeune et quand le racisme, la discrimination, l'antisémitisme, l'intolérance et toutes ces sortes de mauvaises choses n'existaient pas, mais la vie était dure quand même.

Mark Weizman du Centre Simon Wiesenthal s'est exprimé sur l'Internet comme instrument pédagogique et sur le SWC Musée de la tolérance de New York. L'ambassadeur Omur Orhun a parlé de 'la phase de transition dans laquelle nous nous trouvons dans un monde globalisé'. En bref, tout le monde s'est bien amusé mais on n'a pas avancé beaucoup. Espérons que demain sera mieux.



Ronald Eissens



Opinion

Le pouvoir doux est un pouvoir!


Était-ce la magnifique vue à partir de la salle de conférence sur la mer bleue turquoise? Le beau temps? Ou ce sentiment sousjacent de rancoeur, difficile à dire. Aujourd'hui, les sessions gouvernementales ne se sont pas traduites par le dialogue que tout le monde espérait tant. Mais les conditions météorologiques mentionnées ci-dessus ont permit aux gens de se retrouver sur le balcon et de discuter.

À l'intérieur les intervenants se succédaient à la tribune. Mention spéciale doit être faite de Mme Edith Schlaffer, de Women without Borders (Femmes sans frontières). Dans sa présentation, intitulée 'Le pouvoir du pouvoir doux' elle a souligné le rôle important que peuvent jouer les femmes, si la possibilité leur est donnée, pour montrer la voie vers une meilleure compréhension et la réconciliation dans le monde. En avril dernier, Femmes sans frontières a organisé dans un théatre autrichien une matinée 'Femmes contre la terreur' pour partager le pouvoir de réconciliation et de tolérance: Phyllis Rodriguez, la mère juive américaine d'une des victimes des attaques du 9/11 sur le World Trade Center et Aïcha el Wafi, mère marocaine française du présumé 20ième pirate de l'air, jugé pour sa participation dans les attaques. Ces deux femmes comprennent toutes les caractéristiques qui pourraient en faire des ennemies naturelles, mais elles ont au contraire choisi de collaborer pour combattre l'intolérance qui a fait que leurs fils deviennent victimes de la haine. Elles représentent une amitié sans frontière: deux êtres humains en proie à d'inimaginables souffrances, qui ont choisi de voir plus loin que leurs races, nationalités ou religions pour tisser un lien qui représente le vrai pouvoir du pouvoir doux. La douleur, la peur et l'espoir des victimes sont similaires comme le sont la colère et la haine des auteurs. Les conflits sont inévitables, mais c'est la manière dont nous les traitons qui compte. Le pouvoir doux en action, après cet exemple la salle était silencieuse et pendue aux lèvres de Mme Schlaffer. Voici les mots par lesquels elle a clos sont discours:

"C'est avec ces défis, questions et espoirs que nous commençons notre expédition vers le futur, et les eaux sur lesquelles nous allons naviguer peuvent être agitées. Des marins expérimentés sont indispensables pour naviguer et des préparations soigneuses requises avant d'embarquer. Le mieux nous nous préparerons, le plus de chances nous avons d'arriver à bon port. Mais il reste des questions auquelles il faut répondre: de quel équipement avons-nous besoin pour une telle expédition? Quelles cartes mentales nous montreront le chemin? Et surtout, que devons-nous laisser derrière nous? Si nos coffres sont encombrés de craintes et de préjugés, il est très probable que nous coulerons. C'est pourquoi nous devons voyager léger, avoir confiance en nos compagnons et embarquer pour ce voyage ensemble - femmes, hommes et jeunes - avec des esprits ouverts et la volonté d'un futur plus équitable et inclusif."

Suzette Bronkhorst

Fragment video!

Courte interview de Rahela Dzidic de Civitas en Bosnie-Hersegovine, sur le séminaire et les leçons a apprendre d'un pays qui a souffert de tensions ethniques, de génocide et de la guerre. Cliquez ici pour la voir (fichier Windows media en Anglais).



Coincé sur la plage

Pendant la journée, quelqu'un n'a pas été malin et a conduit une camionnette sur la plage. Elle s'est immédiatement ensablée. Le chauffeur a désespérément essayé de se dégager en appuyant sur le champignon, ce qui évidemment a fait que les roues se sont enfoncées encore plus profondément. Commentaire d'un des spectateurs: "Voilà le dialogue méditerranéen, ensablé". Une pensée dégrisante.



19 Décembre: deuxième jour du Séminaire

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Citations du jour - Éditorial: les ONGs ont apporté une bouffée d'air frais à cet évènement - Fragment vidéo: interview de M. Ali Fadaud - Andrew et l'éléphant - Rapports des sessions du matin et de clôture - Fragment vidéo: interview du membre du Congrès Alcee Hastings - Morceaux choisis: les boites en péril - Mention spéciale



Citations du jour

'Pourquoi est-ce qu'on ne déplace pas toute la réunion vers la plage!'

'D'autres ont fait l'effort, mais ont décidé de ne tomber qu'à moitié enceinte.'

'Nous les femmes sommes la majorité ici, mais nous sommes toujours traitée comme la minorité'

Alcee Hastings: 'la haine ne fais pas de discrimination'



Éditorial

Les ONGs ont apporté une bouffée d'air frais à cet évènement

Aujourd'hui est le dernier jour du Séminaire. La réunion devait se terminer à une heure, mais comme tout le monde voulait passer le plus de temps possible à profiter de l'hiver israélien (ensoleillé avec une température moyenne de 68° F / 20° C) la présidence a décidé de faire sauter la pause café d'une demi-heure. Eh bien quelle conclusion pouvons-nous tirer de ce séminaire? Excellent pour créer des liens. Des ONGs venant d'Israel, du Maroc et d'Europe ont appris beaucoup les unes des autres, de l'OSCE et de ODIHR et ont introduit un bon paquet de recommandations dans les procédures du séminaire. Des idées et programmes provenant de pays ayant souffert ou souffrant de tensions religieuses ou ethniques ont été présentées aux ONGs de la région. Espérons que les ONGs feront le suivi en venant à la réunion du HDIM de Varsovie. Du coté des gouvernements pas grand chose n'a été accompli. Trop de problèmes troublent le séminaire méditerranéen et les Partenaires méditerranéens pour la coopération. Pour n'en nommer que quelques-uns; méfiance mutuelle, le conflit Israélo-Palestinien, le processus de paix, le manque d'engagement et de confiance en l'OSCE. Pendant toute la durée des réunions gouvernementales ces problèmes étaient présent, hantant la salle comme un gros éléphant que personne ne voulait reconnaitre. Un de ceux qui a saisi l'éléphant par les défenses et qui l'a quelque peu secoué est Andrew Baker (voir plus loin pour son discours).

La dernière fois que le séminaire s'est tenu en Israel était en 1996, il y a 11 ans, et alors qu'Israel a participé aux séminaires des années suivantes, la plupart des Partenaires méditerranéens n'ont pas rendu la pareille, ou ont juste envoyé des délégations de bas niveau, qui s'en fichaient complètement. Mais malgrè tout, leur présence et celle des ONGs de la région montre qu'il est possible de s'attaquer aux problèmes du Moyen-Orient. C'est juste une question de volonté.

Au niveau de l'organisation, ça a été un miracle que tout se fasse dans les temps et que tout se passe aussi souplement. Comme d'habitude, les gens de ODIHR-TnD se sont pliées en quatre et ont fait les choses. Pour le prochain séminaire méditerranéen il est impératif que le Conseil permanent et les Partenaires méditerranéens pour la coopération décident d'une date et d'un lieu beaucoup plus à l'avance pour que les invitations pour les réunions de la société civile soient envoyées bien à temps. C'est à dire, si la prochaine réunion a une composante société civile. Ce que j'espère. Les réunions de la société civile précédant les évènements de l'OSCE ont démontré dans le passé qu'elles pouvaient produire du matériel de bonne qualité et créer plus d'échanges entre les États participants et les ONGs. Pour citer M. Jose Angel Lopez Jorrin, qui s'est exprimé au nom de la présidence actuelle de l'OSCE (l'Espagne): "Les ONGs ont apporté une bouffée d'air frais à cet évènement".

À propos, observant les ONGs israéliennes et arabes/israéliennes, on voit que le nombre de femmes actives est assez important - ce qui ne veut pas dire qu'elles tiennent des positions dirigeantes. Hè, elles font juste le plus gros du travail. Il y une bonne recommandation sur le sujet dans la liste présentée hier.

Et je vous prierait de prendre connaissance de l'interview du membre du Congrès Alcee Hastings. Voilà un représentant des États-Unis crédible, qui sait de quoi il parle.



Ronald Eissens

Fragment video!

Courte interview avec M. Ali Fadaud de la Commission Préparatoire de l’Association Amazigh Juive du Maroc, à propos du séminaire. Cliquez ici pour la voir (fichier Windows media en Français).



Andrew et l'éléphant


Comme personne ne voulait confronter l'éléphant présent dans la salle, c'est à dire le fait que presque aucun des autres Partenaires méditerranéens n'étaient là, le rabbin Andrew Baker, du American Jewish Committee a saisit l'éléphant par les défenses. Voici sa courte allocution.


Il serait tentant de conclure que le meeting de l'OSCE à Tel Aviv s'est soldé par un échec. Son but avoué - favoriser le dialogue entre les états membres de l'OSCE et ses six partenaires méditerranéens, en mettant l'accent sur la promotion de la tolérance - n'a pas été atteint.

Israel était l'hôte, alors que les cinq partenaires ne se sont en fait pas montrés. (Des délégations de bas niveau des ambassades jordaniennes et egyptiennes ont fait une brève apparence à l'ouverture de la conférence puis se sont éclipsées. L'Algérie, la Tunisie et le Maroc n'étaient pas représentés.)

En évoquant l'esprit d'Annapolis, les leaders de l'OSCE ont été quelque peu optimistes. La Présidence espagnole, le ministre des Affaires étrangères Miguel Moratinos, a appelé ses homologues. Les Israéliens ont organisé l'évènement à Tel Aviv plutôt qu'à Jérusalem, la capitale, pour minimiser les blocages potentiels, mais pour rien.

Le dialogue n'est jamais facile, mais quand il n'y a personne de l'autre coté de la table, il est impossible.

Donc pourquoi ne pas appeler ça un échec?

Il est certainement sortit de bonnes choses de ce séminaire. C'est la première fois qu'une réunion des ONGs a précédé un meeting méditerranéen. Là aussi les participants des États partenaires étaient absents, à l'exception de deux courageuses âmes du Maroc. Mais de bonnes discussions ont eu lieu et ce meeting a été une excellente vitrine pour la société civile israélienne, très développée. Je suis sûr que les organisations israéliennes - dont beaucoup se concentrent sur la promotion de la coexistence juive-arabe au sein de l'état - ont maintenant une plus grande appréciation de ODIHR et de l'OSCE. Je sais que les premiers pas accomplis ici mèneront à de futures coopérations.

Dans le passé, les ONGs ont eu tendance à ne pas participer aux séminaires méditerranéens, peut-être que ce forum des ONGs pourra servir de précédent pour de futurs meetings.

Et bien sûr, l'OSCE et beaucoup de ses embassadeurs à Vienne ont pu voir directement Israel, aussi brièvement que ce soit. Les médias en particulier ont tendance à ne présenter de ce pays qu'une image à deux dimentions, presque toujours à travers le prisme du conflit moyen-oriental. Mais vous pouvez constater par vous-même que c'est une société vibrante et engageante, avec toutes les promesses et tous les problèmes des meilleures démocraties occidentales.

Peu de temps après avoir pris ses fonctions, le Ministre Morainos a invité les ONGs à Vienne pour parler des buts et possibles programmes de sa présidence. À l'occasion, je lui ai demandé si il pourrait trouver l'opportunité de mener une discussion sur les problèmes que pose l'antisémitisme avec les partenaires méditerranéens. Lors de conférences de haut niveau de l'OSCE sur l'antisémitisme, nous avons entendu comment plusieurs pays arabes sont devenus la première source d'invectives antisémites, qui ont été à leur tour 'importées' au sein des communautés immigrées en Europe. Discuter de ce problème avec les États partenaires me semble être un projet naturel pour l'OSCE et pour un Président qui se vante de venir d'une ville historique à trois cultures. Le Ministre Moratinos a tout de suite accepté.

Je ne doute pas de la sincérité de la promesse. Et je sais que ce n'était pas le seul projet pour lequel il manquait le temps et l'énergie pour les mener à bon port. Certainement, il est mieux d'essayer d'accomplir trop que de se contenter de trop peu. Mais pour ceux qui doutent, la difficulté à faire venir ces États partenaires à Tel Aviv, même pour une discussion générale sur les sujets relatif à la tolérance, montre combien il aurait été difficile de se tenir à un tel engagement.

Il faudra voir ce que l'OSCE fera les prochains mois pour pouvoir déterminer si ce Séminaire méditerranéen est un échec ou pas. Je sais qu'il est question d'élargir le groupe d'états partenaires, la Libye est un des nouveaux pays nommés. Mais la relation avec les partenaires actuels s'est avérée être mince et de peu de substance. Et la leçon de ce séminaire est qu'on ne peut pas prétendre le contraire. Mais ceci devrait justement être une raison pour la Présidence actuelle et les Présidences futures d'essayer de changer cela, de commencer tôt et intensivement - collectivement et de façon bilatérale, par les canaux gouvernementaux et les partenaires ONGs - pour assurer que à ce moment l'an prochain le dialogue aura bien lieu.



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Fragment vidéo!

Courte interview en Anglais du membre du Congrès des États-Unis Alcee Hastings sur les problèmes de la région et les opportunirtés pour les gens. Cliquez ici pour la voir (fichier Windows Media).



Sessions du matin

Les discours de ce matin se sont concentrés sur le sujet du combat contre la discrimination dans la région OSCE et celle des Partenaires méditerranéens pour les états coopérants. Les débats étaient animés par le membre du Congrès américain Alcee Hastings, Président honoraire de l'assemblée parlementaire de l'OSCE. Il a donné le ton pour la journée: "Mon propre pays subit l'injuste équivalence entre musulmans et terroristes et des attaques contre les homosexuels et d'autres. Aucun pays n'est immunisé contre la haine et beaucoup de pays européens ont envoyés des partis d'extrême-droite à leurs parlements. Récemment nous avons pu assister au spectacle d'une manifestation néo-nazie à Prague, pendant la commémoration de la Nuit de Cristal. Le dernier rapport de l'Agence des droits fondamentaux de l'UE a montré une augmentation du racisme dans la plupart des pays de l'UE. Le rapporteur spécial des Nations Unies sur le racisme a identifié sept pays participants de l'OSCE où la même tendance est visible. Nous devons prendre position en tant qu'individus; nous devons promouvoir le respect et l'assistance mutuels. Nous devons être assez courageux pour coopérer au delà des frontières raciales et ethniques. La haine ne fait pas de discrimination - chacun d'entre nous peut devenir sa victime demain."

L'ambassadeur de Slovénie, Stanislav Rascan a souligné le fait qu'il voyait ce séminaire comme une occasion idéale pour augmenter la coopération et la compréhention mutuelle. Cliquez ici pour son discours entier (en Anglais). L'ambassadeur Lars-Erik Lundin, représentant de la Commission européenne, a dit qu'il était surtout nécessaire pour les 'personnes normales' d'avoir plus de contact, ceci étant la 'meilleure manière de créer de la compréhension'. Voyez son discours complet (en Anglais) ici.

Ensuite Mme Gali Etzion, avocate chargée des affaires spéciales du mouvement NA'AMAT - Mouvement des femmes employées et volontaires, s'est exprimée. Elle a parlé de l'égalité et des droits des femmes en Israel, couvrant des sujets comme le plafond de verre, le fait que les femmes sont en moyenne payées 20% de moins que les hommes, les problèmes des loix religieuses et civiles quand il s'agit du divorce, de la violence conjugale et du viol. "Nous sommes la majorité, mais nous sommes toujours traitées comme une minorité", a-t-elle ajouté. "Mais nous devons faire des progrès dans le traitement de la violence contre les femmes avant de nous concentrer sur les loix sur l'égalité des sexes". Elle a aussi parlé des femmes divorcées et des problèmes que posent la combinaison travail et enfant à élever. En bref, son message était que les femmes dans la société israélienne ont une lourde charge à supporter, elles accomplissent plus que les hommes mais sont toujours en position inférieure et souffrent de discriminations à de multiples niveaux.

Le professeur Gert Weisskirchen, représentant personnel sur le combat contre l'antisémitisme du Président en fonction de l'OSCE était le dernier à s'adresser à nous. Le téméraire professeur a commencé par énoncer que les femmes sont les réelles héroïnes, celles qui portent constamment la charge la plus lourde. Il a continué en soulignant la possibilité que le prochain Président des États-Unis pourrait bien être une femme. Il s'étendait sur le sujet de manière lyrique, quand il a remarqué le regard furieux de l'ambassadeur US Julie Finley. Sans perdre son aplomb, il s'est repris et a essayé d'enjôler Mme Finley en la caressant dans le sens du poil: "Mais n'oublions pas que l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'OSCE est une femme, ce qui est une chose excellente!" Weisskirchen a ensuite parlé de l'individualisme comme source de liberté, l'individu développant toutes les ressources de son potentiel d'être humain et ses capacités de personalité responsable. Mais l'individu est aussi dépendant des autres pour cela. Il a ajouté que la signification profonde de cette idée est basée sur le concept kantien de la justice - des êtres humains libres ayant les mêmes droits se regroupant pour se soutenir mutuellement.

Alcee Hastings a conclu la session en soulignant l'importance de créer des chances pour les gens: "Dans le passé, dans la ville où j'ai grandi, j'ai à un moment donné arrété de me rendre aux réunions municipales. Les blancs à ces réunions voulaient que j'y participe pour leur parler du 'problème noir'. Eh bien je suis un Noir, je suis un Noir professionnel et j'ai été un Noir professionnel toute ma vie. Je leur ai donc dit que les seules choses dont les gens ont besoin dans la vie pour jouir d'égales opportunités sont un bon logement, une bonne éducation et de la bonne nourriture. C'est tout ce que j'avais à leur dire".

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Session de clôture

L'ambassadeur Dan Ashbel, représentant permanent d'Israel, était un de ceux qui ont conclu le meeting. Un extrait de son intervention: "Quelques uns n'ont pas aimé le lieu où ce séminaire s'est tenu, Israel. D'autres ont fait l'effort, mais ont décidé de ne tomber qu'à moitié enceinte - venir à la réunion, mais être presque invisible et ne rien dire. Cela fait douter du futur du Séminaire méditerranéen. Il n'est pas suffisant de parler de la haine contre les musulmans sans tenir compte de votre propre situation. N'oubliez pas, celui qui pointe un doigt vers l'autre en pointe trois vers lui-même". Lisez son discours complet (en Anglais, fichier PDF) ici.

Ensuite, le rapporteur Peter Hulenyi a résumé les points forts de la journée. Après cela, M. Jose Angel Lopez Jorrin, tête du groupe de travail de la Présidence de l'OSCE, a fait sa déclaration finale dans laquelle il a remarqué que la fin du Séminaire correspondait au jour saint musulman Id-ul-Adha, et a saisi l'occasion pour féliciter les musulmans présents. Il a complimenté le gouvernement israélien et a noté que ce séminaire, qu'il a décrit comme 'difficile mais stimulant', était le dernier évènement organisé sous la présidence espagnole de l'OSCE. Il a ajouté qu'il avait été bien structuré et que les ONGs y avaient apporté une bouffée d'air frais et une grande quantité de recommandations. Il les a remercié en soulignant combien le document contenant ces recommandations 'était riche et digne d'études plus détaillées pour de futures délibérations'. Après quoi Alcee Hastings a remercié tout le monde et a clos la réunion.

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Morceaux choisis


Les boîtes en péril!


Les tas de publications de ODIHR/OSCE que vous voyez entassés sur une table à chaque conférence ou réunion étaient ostensiblement absents. Ils ne sont arrivés que trois heures avant la fin de l'évènement. Ils ont été détenus pour questionnement par les douanes israéliennes pendant une semaine. Bien que les boîtes aient maintenu n'être que des publications innocentes, l'interrogatoire a été dur. Elles ne pouvaient, par exemple, pas prouver leur relation ni depuis combien de temps elles étaient ensemble. Elles ont été méchamment tamponnées, déballées, réemballées et retamponnées. Elles ont protesté. 'Où est ODIHR? Qui est OSCE? Qu'est-ce que Strohal où un Jo-Anne Bishop?' leur a-t-on demandé. Elles ont éclaté en sanglots. Enfin sauvées, elles ont trouvé leur chemin vers le Hilton de Tel Aviv.





Mention spéciale


Le service de conférence de l'OSCE était bien sûr présent à Tel Aviv, mais au lieu de l'intrépide Elke Lidarik, chef de la section de distribution des documents, la charmante Ghada Studnicka-Hazim, membre de son équipe, était là pour s'assurer que les paresseux membre de l'équipe ICARE disposaient de toutes les informations dont ils avaient besoin pour faire leur travail. Merci Ghada!


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