Internet Centre Anti Racism Europe

live-reports! Well. sometimes semi-live, directly or not so directly from location, somewhere on this planet.
 
Reportage à la Conférence d'examen de Durban - PrepCom et Conférence d'examen de Durban 2009, du 15 au 24 Avril


 

Nouveau: dernier document de travail de la Conférence d'examen de Durban dd 17-04-2009, 18h20


CALENDrier

Mercredi 15 Avril - Jeudi 16 Avril - Vendredi 17 Avril - Dimanche 19 Avril - Lundi 20 Avril - Mardi 21 Avril - Mercredi 22 Avril - Jeudi 23 Avril - Vendredi 24 Avril

live webcast

darfur

 

 


 

vendredi 24 avril

Citations du jour - Le dernier éditorial - Le document final - le briefing des ONGs - Les potins du jours - Les statistiques - Des Photos

 


 

citations du jour

'La République islamique de Chine a la parole ...' (M. Amos Wako, Président de la Conférence)

'Personne n'est complètement heureux' (Haut Commissaire aux Droits de l'Homme, Mme Pillay)

'Ceux qui prennent des risques boivent le champagne à la fin de la journée' (M. Youri Boychenko parlant avec l'équipe de ICARE à propos de son travail sur le document final)

"On me corrige, en fait, je suis corrigé' (M. Amos Wako, Président de la Conférence)


le dernier éditorial

Des voix

img_7349La Conférence d'examen de Durban s'est achevée aujourd'hui. Ce matin, 100 ONGs devaient encore s'exprimer en séance plénière. Ce nombre c'est réduit à 87 assez rapidemment. Un certain nombre d'ONGs avaient un avion à prendre et ont été victimes de la tactique d'obstruction délibérée de 'Rappel à l'ordre!!!' de l'Iran. Ce pays tente de contrer l'isolation dans laquelle il se trouve par une agressivité encore plus véhémente que celle de ces derniers jours. Ceux qui sont restés ont eu droit à leurs trois minutes de gloire. Certaines contributions furent très belles. D'autres ennuyeuses. Il y eu des attaques justifiées, ou pas, contre l'ONU, des nations variées et vis à vis les une des autres. Un pot pourri d'excellence et de stupidité; la société civile en action. Puis les pays ont livré leurs contributions finales, ne faisant pas mieux, ni pire. Un membre de notre équipe qui couvrait les 'Voix des victimes' a fait un lapsus poétique: 'les victimes des voix'. C'est ce que nous avons tous été pendant ce processus, les victimes des voix qui bourdonnent sans arrêt sans passer à l'action, débattant longuement de virgules et de points, de parenthèses et d'italique, sans jamais se sentir pressées par la douleur et la peur immenses de ceux qui souffrent tous les jours. Les voix à l'ONU, négociant et prenant des poses, débitant la chose obligatoire tout en voulant dire son contraire, bloquées pour l'éternité des Nations Unies par la nécessité de continuer le dialogue pour favoriser le développement de relations amicales entre les nations, pour reconnaitre universellement la dignité inhérente et les mêmes droits inaliénables de tous les membres de la famille humaine, ce qui est le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. C'est ce que font ces voix. Cela s'appelle la diplomatie. Cela consiste en beaucoup de gestes insignifiants, des très longues périodes pendant lesquelles peu de résultats sont obtenus et encore moins de moments héroïques. Mais ne vous fâchez pas trop, c'est tout ce dont nous disposons. L'alternative est pire.

La Conférence d'examen de Durban, le matin suivant

À partir du moment où le premier clown s'est précipité vers le podium et a lancé son nez rouge vers Ahmadinejad, le ton de la Conférence d'examen de Durban était donné. Les ONGs qui tenaient un language de haine, quelques unes arborant fièrement les mots Droits de l'Homme dans leur nom, ne se sont jamais relevées du ridicule qu'elles ont subi. Elles ont fait la chose la plus stupide qu'elles auraient pu faire: elles se sont mises à défendre ce violeur des Droits de l'Homme qu'est le Président iranien. Ce qui a du causer des crises aigües de schizophrénie chez certains, ou au moins des maux de tête carabinés. Mais peut-être suis-je trop optimiste. Un simple et brillant show clownesque et les réactions à celui-là pendant toute la semaine venant de la délégation iranienne, des ONGs iraniennes et de leurs supporters les ont complètement isolés.

Le blocage d'une déclaration qui devait être lue 'au nom de toute la société civile' pendant le segment de 'haut niveau' de la Conférence a permis la mitigation de problèmes potentiels. Comme on ne savait pas qui devrait la lire ni ce qu'elle disait sur le fond, et comme aucun processus de décision démocratique n'avait eu lieu là dessus, une coalition d'ONGs aussi inattendue qu'efficace, représentant le spectre entier de la société civile, s'est mobilisée pour faire pression sur le Bureau pour qu'il fasse passer ce projet à la trappe, ajoutant que qui que ce soit qui allait lire cette déclaration, ce ne serait pas au nom des ONGs. Pas en notre nom! L'ONU, qui n'était pas pressé de voir encore une protestation - clownesque ou pas - se développer, a sagement et discrètement annulé le tout.

Le pouvoir clownesque

À la fin de la semaine, M. Ahmadinejad, de retour à Téhéran, s'est tellement fâché qu'il a tempété contre M. Ban Ki Moon, et a condamné la critique que celui-ci a émise sur son discours, a dénoncé la clownpowerpolice et les forces de sécurité de l'ONU pour impotence (incapable de reconnaitre un clown à l'avance) et, évidemment, les sionistes omniprésents, de mèche avec tout un chacun, toujours secrètements occupés, cousant des costumes de clowns pendant des cérémonies où 10 rabbins récitent des mots sacrés du Talmud comme 'mascarade'. Si cela vous semble absurde, laissez-moi vous dire qu'il y en a qui croient dur comme fer que 'l'Iran et les sionistes (le nouveau mot clé pour Juifs, comme ça on peut dire 'sale sioniste' et être loué pour son sens de la correction politique) sont en train de prendre toute la Conférence en otage'. Ou qui pensent que les pays européens (et d'autres, comme l'Autorité palestinienne) qui ont quitté la salle sont puérils et irrespectueux. Je ne vois pas quel genre de respect on peut avoir pour le leader d'un pays qui arrive à la table des négociations muni d'une mentalité génocidaire comme en n'en a pas vu depuis 1933. Bien sûr, formellement, le protocole le demande aux pays membres. Je suis heureux de ne pas en être.

Un document ... qui en a examiné un autre

Que vous dire d'autre sur cette journée? Le Haut Commissaire, Mme Pillay, a tenu un discours de cloture pendant lequel elle a fait quelques remarques pour le moins étranges. Mélangeant conférence gouvernementale et forum des ONGs, elle dit que la Conférence mondiale contre le racisme de 2001 ne s'est jamais adonnée à la haine, ceci étant de 'l'hyperbole et de l'éxagération'. Il est clair qu'elle n'y était pas. Quelques pays ont encore fait des remarques. Le rapport final de la conférence a été adopté (voyez ici). Ce matin, en arrivant à 9h30 au bâtiment, nous comptions environ 300 personnes. Nous avons eu le dernier briefing ONGs, qui a duré 25 minutes. M. Ibrahim Salama, le Haut Commissaire député, était là, tout comme Mme June Ray, liaison ONGs. Des plaisanteries ont été échangées. Nous les avons remercié pour le travail accompli. Et nous leurs avons conseillé d'expliquer plus clairement et bien plus à l'avance aux ONGs quelles sont leurs réelles possibilités, qu'il est plus intelligent de se montrer pendant le processus préparatoire qu'à la Conférence elle-même, comme leur rôle dans celle-ci est réduit au minimum; le document final était déjà négocié.

img_7234

Bien sûr, les évènements parallèles étaient intéressants et les Voix des victimes parfois à vous briser le coeur. Mais rien ne s'est dit ni ne s'est fait qui a pu changer de quelque manière que ce soit le document final de la Conférence d'examen de Durban. Les ONGs présentes à cette conférence ont joué les faire valoir de l'ONU, c'est tout. Certaines le réalisent bien et sont légitimement furieuses. M. Salama a cherché à nous rassurer en insistant sur le fait que cette conférence 'n'est pas la fin, mais le début'. Où avons-nous déjà entendu cela? En 2001 à Durban à l'adoption de la DDPA. Et nous voilà, 8 ans plus tard, à la fin d'un processus qui a pondu un document ... qui a revu un document. Rien de bien tangible n'a été examiné. Pas de show, pas de revue, pas de noms et pas de blâmes. M. Salama a attribué la colère des ONGs à ce sujet aux 'politiques des Droits de l'Homme'. Rendons à César ce qui est à César, il est vrai que certaines ONGs savent aussi jouer à ce petit jeu, mais l'ONU elle-même n'est pas un parangon d'impartialité. Nous en avons vu un exemple parfais hier, à la conférence de presse de l'ONU, où un fonctionnaire remarquait que l'ONU ne voulait pas s'engager dans des discussions sur les 'conflits génocidaires' spécifiques comme le Congo, Gaza et le Darfour. Étrange, car l'ONU ne reconnait même pas le génocide qui se déroule en ce moment au Darfour, et les pays membres de l'OCI ici présents refusaient d'en discuter, ce qui est regrettable. Pire encore, quand vous refusez de reconnaitre ce génocide comme tel, et que au même temps vous prétendez que le drâme humain à Gaza en est, de fait, un, vous avez intégré la partialité à votre modus operandi. Mais bon, ce n'est pas comme si l'Organisation des Nations Unies n'avait pas fait un bon travail. Malgrès ces 'politiques internes', ce fut de la bonne ouvrage. Ils ont confisqué du matériel, prévenant ainsi la propagation de messages haineux. La police et les forces de sécurité de l'ONU ont toujours été calmes et amicaux, même en pleine 'bataille'. Les accréditations de quelques ONGs qui disséminaient de la haine ont été révoquées, tout comme celle de l'UEJF, pour activités clownesques. Regrettable mais inévitable. Disons juste que le besoin de clowns était plus fort que ses suites prévisibles. Le ridicule est une arme redoutable dans le combat contre la haine et les tyrans. Je suis de fait surpris de voir que l'ONU n'a pas nommé de rapporteur spécial sur la question. L'ONU a annoncé des 'conséquences' pour l'UEJF, mais d'une manière ou d'une autre, j'en doute. Comme le dit ce mot gravé sur une place d'Amsterdam: 'Homo Sapiens non urinat in ventum'.

Succès!

L'ONU n'est pas la seule qui prêche l'impartialité pour ensuite faire le contraire. Certaines ONGs sont plus intéressées par ce M. Salama nomme la 'politique des Droits de l'Homme' que par la lutte en faveur des victimes, plus intéressées par les querelles intestines et les restants idéologiques de structures de pouvoirs disparues, rassemblant les 'pouvoirs révolutionaires' sortis des égouts de l'histoire et les arborant comme un talisman. Ils sont les chevaliers en armures ternies et tâchées de sang qui blâment le capitalisme comme source du racisme et de tous les maux de cette terre et se rangent aux cotés des dictateurs et violeurs des droits humains qui prêchent la révolution et la fin de l'impérialisme occidental. Des ONGs qui méprisent les sociétés - souvent - capitalistes et démocratiques dans lesquels elles vivent et idéalisent des pays où des régimes peu recommandables oppriment et tuent, alors qu'elles restent confortablement dans leurs postes de commande à air conditionné, se gardant bien de déménager vers ces paradis.

Et voilà, j'ai désobéi au 11ième commandement qui dit: 'Tu ne critiqueras jamais les autres ONGs'. Eh bien, peu importe, je vais même continuer par quelque chose d'encore plus controvercé. Cette conférence a été un succès. Oui, vous lisez bien, un SUCCÈS. Laissez-moi m'expliquer. La Conférence d'examen de Durban a été un succès parce que les dégâts ont été limités, des réparations (partielles) ont été entamées au sein de la société civile sur les relations et la solidarité contre la haine, les actions très efficaces contre les propagateurs de celle-ci (comme M. Ahmadinejad) et une organisation de l'ONU bien plus coopératrice que dans le passé. Malgrè un document final faiblinard, malgrè que tout examen en ait été totalement absent, et que des thèmes majeurs du combat pour les Droits de l'Homme et contre le racisme n'aient pas été abordés, on peut la qualifier de succès. Cela a donné raison à ceux d'entre nous qui prônaient l'engagement au lieu du boycott, préféraient la coopération aux hurlements. Les quelques activités haineuses organisées hors du cadre du Palais des Nations ont été insignifiantes. Beaucoup d'ONGs se sont mobilisées pour les maintenir à un niveau 'correct', formant pour cela des alliances parfois contre nature et ont réussit dans leur entreprise. La Conférence d'examen est un bon point de départ pour former des nouvelles alliances et réparer les anciennes, ce qui est tout bénéfice pour les Droits de l'Homme.

Faiblinard

Politiquement parlant, le document est faiblinard. Rien sur le Darfour, rien sur les Dalits, très peu sur les Romas et Sintis et rien sur les compensations; l'orientation sexuelle n'existe pas. Mais c'est probablement le document le moins pire qui pouvait en sortir. M. Boychenko, qui en a été la cheville ouvrière, en est satisfait. Peut-être a-t-il raison. Peut-être que c'est le meilleur obtenable. Les pays qui ont boycotté la Conférence ont maintenu la pression sur les présents. Le Groupe africain, sous la direction de l'Afrique du Sud, a exercé une telle pression sur les pays de l'OCI, que même l'Iran a fini par y céder. L'Afrique du Sud n'était pas prête à assumer une autre débacle de type Durban. Tout est dans l'image: le ridicule tue, comme on l'enseigne dès le plus jeune âge aux clowns.

Vers 17 heures, les orphelins de la Conférence mondiale contre le racisme de Durban ont fait leurs adieus et ont quitté les lieux. Quelques uns étaient soulagés, d'autres fâchés et déçus, ou perdus dans leurs pensées. En quittant le Palais des Nations en taxi pour nous rendre à l'aéroport, nous avons vu une immense manifestation sur la Place des Nations: les Tamouls. La Conférence semblait déjà très éloignée. Nous en avons fini avec Durban. Il y a d'autres histoires de la Conférence, mais c'est à d'autres de les raconter.

Au revoir sur la face cachée de la lune.

Ronald Eissens

P.S. la Conférence est très bien décrite dans ce clip de Talking Heads 'Slippery People'. Ou par l'album de Pink Floyd 'Dark Side of the Moon'. Écoutez-le.

inthecorridors


ICARE VOUS PRÉSENTE FIÈREMENT LE, euh, ben, ahem, ce document. Lisez-le. Il s'intitule le DOCUMENT FINAL DE LA CONFÉRENCE D'EXAMEN DE DURBAN


Briefing ONGs salle 12, 9h30

drc-lastdays_011M. Salama a insisté sur l'importance de l'apport des ONGs pour le futur. Il regrette que la politique ait dominé le processus au dépend du véritable travail important.

Il a demandé aux ONGs de fournir le plus d'informations possible pour pouvoir sortir un document parallèle basé sur celles-ci. Malheureusement, la DDPA a été diluée dans le document final. Et d'autre choses, comme par exemple l'Observatoire, qui aurait pu être un excellent outil, en ont aussi disparu. Mais même si le résultat n'est pas aussi positif que je l'espérait, il faut persévérer.

Quand aux réactions et interruptions des états dans la plénière, ça fait partie de la politique de l'ONU. Il reste environ 100 ONGs qui doivent s'exprimer, nous allons faire de notre mieux et nous pensons y arriver.

Nous nous rendons compte que beaucoup d'ONGs n'étaient pas au courant des procédures de fonctionnement, et sont arrivées ici cette semaine attendant beaucoup. Elles sont frustrées, ce que je comprend. Nous devons mieux vous informer, et vous approcher activement au lieu d'attendre passivement votre apport. Nous ne sommes pas au courant de ce qui se passe sur le terrain, nous avons besoin de vous pour cela.


évènement parallèle sur l'orientation sexuelle

Nous sommes une petite équipe et nous ne pouvons pas visiter ou faire des reportages sur tous les évènements parallèles. Nous devions faire des choix. Jeudi, nous avons visité l'Évènement parallèle lindiwe"Celebrating intersectionality: Understanding race and multiple forms of discrimination within the Durban Declaration and Programme of Action" (Célébrer l'intersectionalité: Comprendre la race et les multiples formes de discrimination dans la Déclaration de Durban et le Programme d'Action), organisé par EGALE, une ONG canadienne. Qu'est-ce que ce titre emberlificoté? Comme la DDPA ne contient aucune mention de l'orientation sexuelle, les 'multiples formes de discrimination' ont été utilisées pour pouvoir traiter du problème de la discrimination à l'égard des LGBT dans l'enceinte de l'ONU.

Bon, c'est moins grâve que si c'était pire. Quelques uns des pays qui ne veulent voir aucune mention des LGBT dans quelque document de l'ONU que soit les pendent chez eux, rien de personnel vous savez, pour pouvoir ensuite proclamer que l'homosexualité n'existe pas chez eux. D'autres, moins agressifs à l'égard des homosexuels, comme les États-Unis l'appellent la 'préference sexuelle' (prononcez 'pérv-érence sexuelle' en tirant la tronche), et bien sûr, le bon vieux Vatican ne peut pas laisser en passer une pour dénoncer ceux qui cherchent, par leur amour audacieusement affiché, à détruire la cohésion des valeurs familiales. L'ironie de la chose est que pas mal de ceux qui ont la grossièreté de vouloir nous dicter notre comportement sexuel sont des hommes en robes, arborant même quelques fois des barbes impressionantes.

Mais comme d'habitude, je digresse. La pièce de résistance de cet évènement consiste en un discours et un poème de Lindiwe Nkutha. Lindiwe est une Sud Africaine, écrivain, poètesse, metteur en scène, féministe, activiste pour les Droits des Lesbiennes , Gays, Bisexuel(le)s et Transexuel(le)s (LGBT) et est de loin une des personnes les plus impressionantes que j'ai jamais eu l'occasion de rencontrer. Physiquement petite, mais de stature, une géante. Prenez la peine de lire son poème 'The Unmaking of a Dream'.
Après tout ce néant exténuant, cette haine et ces débats stériles de l'ONU, elle illumine tout cela par sa présence, sa clarté et sa passion. J'aime à imaginer un endroit où je serais en bonne compagnie et où Lindiwe viendrait se joindre à nous pour partager ses pensées et sa poésie, et pour ensuite danser et chanter.

Ronald Eissens


Les potins du jour

drc-the-end_011À la fin de la journée la rumeur circulait qu'Ahmadinejad reviendrait pour clore la Conférence. Sans blagues? Il n'oserait pas. De plus, les clowns tiennent un oeil sur l'aéroport de Genève, donc pas de risque.
M. Amos Waku, Président de la Conférence contre toute attente (quelques problèmes dans son passé récent) désarçonné par la mitraille de rappels à l'ordre venant de l'Iran, a assumé que tous les rappels à l'ordre venaient de ce pays et s'est mélangé les pédales en annonçant 'la république islamique de Chine'. C'était effectivement la Chine qui demandait la parole et pas l'Iran. Hilarité générale.
Encore une fois, nos compliments au personnel du Bar Serpent, qui nous ont nourri, et nous ont fourni en boissons et sourires. Vous êtes les meilleurs!
l'ONU a eu quelques problèmes quand un drapeau aux couleurs de l'arc-en-ciel a été déployé à un évènement parallèle traitant de l'orientation sexuelle. Quelques pays auraient pu s'en offenser. Mais ce n'est pas seulelement le drapeau de la communauté gaie et lesbienne, c'est aussi celui de la nation arc-en-ciel, l'Afrique du Sud. Et les clowns arboraient des drapeaux arc-en-ciel ce qui prouve que .................................... (à remplir vous-même avec votre théorie conspirationniste favorite).
Bernice Dubois, expert de l'ONU, visiteuse ONG régulière et une fois représentative du Royaume de Tonga, nous recommande de bien relire la section 5 du document final. D'après elle, cette section, qui traite de la mise en application de la DDPA, a des implications légales qui peuvent être très utile pour un bon nombres de sujets. Bien, que ceux qui ont le temps s'y mettent!


de retour après acclamations: les statistiques

L'équipe de ICARE à la Conférence d'examen a utilisé:
5 êtres humains
5 ordinateurs portables (quatre Toshibas et un Apple)
2 routers de voyage (Asus) 5 appareils photos numériques, une caméra numérique HDD (Sony)
1 imprimante (HP), 1 scanner (HP), une webcam, 5 headsets, 5 téléphones mobiles, beaucoup de cables électriques
À peu près 900 cigarettes, des litres de café, du jus d'abricot, beaucoup d'eau, du thé à la camomille, des pillules anti-nausée (non, non, pas pour ce que vous croyez!)
4 chambres d'hôtel
Une moyenne de 5 heures de sommeil par personne et par nuit


                                                                         Et enfin, le silence retombe sur le Palais des Nations

img_7302


jeudi 23 Avril


éditorial

Encore une journée ...

Les interventions des ONGs en plénière ont commencé aujourd'hui, mais comme les délégations nationales n'avaient pas encore fini, celles-ci ont du attendre et n'ont commencé qu'à 16h30. Des 120 ONGs qui doivent s'exprimer (5 ne se sont pas montrées) seulement 20 ont pu prendre la parole, ce qui, à cause des rappels à l'ordre constant de l'Iran (par défaut à chaque fois qu'une ONG juive s'exprimait), a duré plus longtemps que prévu. L'Iran, maintenant isolé et ignoré par la plus grande partie des présents, tente de battre son record du nombre de protestations faites, rappelant même le Président à l'ordre pour ne pas les avoir nommé 'République islamique d'Iran', mais 'Iran'.

La plupart des ONGs présentes au briefing ce matin se sont plaintes d'être venues 'pour rien' et le nombre de personnes encore présentes à la Conférence diminue aussi. Les gens quittent Genève et cette petite (par le nombre de participants) conférence a l'air de petit à petit se réduire. Il n'y aura probablement plus de surprises. Demain, encore 100 ONGs doivent encore prendre la parole; peut être que nous verrons des débats post-mortem entre nations et une cérémonie de clôture. Il y avait quelques évènements parallèles très intéressants aujourd'hui. L'armée des clones s'est presque entièrement retirée, quel soulagement. Des journalistes sont là qui posent des questions à qui ils peuvent sur 'leur vue de l'ensemble'. Il y a comme un immense sentiment de soulagement dans l'air. Ça ne s'est finalement pas trop mal passé, pas vrai? Dehors, le soleil brille. Encore une journée!

Potins du jours

Trois ONGs ont perdu leurs accréditations; l'une Française/Juive pour avoir employé la force clownesque massive pendant la Conférence (disruptif!), les deux autres Iraniennes pour matériel incitant à la haine (des auto-collants, stylos et t-shirts).

Ronald Eissens


Briefing ONGs salle 12, 9h30

presidium

Demande est faite aux ONGs de les assister dans le futur pour leur travail, pour améliorer la coopération avec elles, toutes les suggestions sont les bienvenues.

120 ongs vont s'exprimer à la plénière, les badges pour les orateurs peuvent être obtenus à la salle 3062, 25 copies pour les interprêtes, seront postés sur l'intranet, sauf demande du contraire, après votre intervention, allez vers la galerie au 2eme étage pour laisser la place à vos collègues.

La liste des intervenants sera publiee sur le tableau d'information à l'extérieur de la salle 3062, les ONGs qui ne se sont pas inscrites sont trop tard, la limite d'inscription est close, sans exception, la seule possibilité est une déclaration conjointe. Nous pourrions avoir un meeting supplémentaire demain, nous vous tiendrons au courant. 2 ou 3 min? Ça dépent, soyez dans la salle avant l'heure, si vous êtes trop tard, fini.

Les badges secondaires indiquent l'ordre des interventions. Les badges matin (AM Badges) vous placent dans les 60 premiers intervenants, badges après-midi, (PM Badges) dans les 60 dernier. Sur la mobilité dans la salle, vous pourrez passer du 5eme étage au rez-de-chaussée, nous allons informer la sécurité.

Le statut des déclarations écrites: si vous n'avez pas encore été contacté, vous le serez, sinon venez nous voir, il y aura une table à l'extérieur de la plénière ou votre déclaration sera déposée.

La liste des ONGs qui vont intervenir sera postée dans la plénière sur la gauche en faisant face au podium, votre numéro sur la liste ne va pas changer. La session de demain matin commence a 10 heures, peut être qu'il y aura une réunion de 13 à 15 heures.

Si vous voulez des informations sur l'obtention du statut ECOSOC, contactez M. Espinosa.

Une réunion du caucus européen des ONGs se tiendra salle 12 de 14 à 15 sur les plans d'actions nationaux, la coopération avec les gouvernements et entre ONGs.

 


 

Les Voix des victimes

Les 'Voix' offrent une plate-forme à des individus de diverses origines culturelles ou géographiques qui leur permet de partager leurs expériences et donne un visage humain aux sujets traités par cette conférence. Vous pouvez les écouter tous les jours entre 13h15 et 14h45  dans la galerie d'exposition permanente, en face de la salle 20. Allez y, cela en vaut vraiment la peine.

M. Datu Cosma Lambayon

M. Cosma Lambayon est un leader tribal de la tribue des Matigsalug Manobo à Kitaotao aux Philippines. Il est le leader d'uen coalition des anciens de plusieurs tribues qui ont milité en faveur du Pacte des droits des peuples autochtones.

Il nous a raconté comment, étant enfant, à l'école, il fut marginalisé et traité comme un citoyen de seconde classe. Plus tard, lui et sa communauté ont eu à faire face à l'utilisation de leur terres ancestrales agraires comme terrain de pâturage et concessions d'abattage des arbres par les grande compagnies. Ils ont porté plainte, mais comme ils étaient considérés comme des citoyens de seconde classe, les autorités de l'époque n'y ont pas répondu. Ils ont même été inculpés par les autorités comme terroristes et criminels. Les leaders tribaux ont eu plusieurs fois à subir des peines de prison, et ce, sans aucun accès à une aide légale pour les défendre, par manque de moyens.

En 1975 ils se sont mobilisé avec d'autres tribus pour protester et exiger du gouvernement qu'il les reconnaissent comme propriétaires et utilisateurs légitimes de leurs terres ancestrales, et ce avec succès. En 1987, eux et plusieurs autres ONGs représentant des peuples autochtones ont milité pour l'obtention de la reconnaissance constitutionnelle de leurs droits ancestraux. Plusieurs de ces droits y ont été inclus et en 2007, la plus grande victoire de la tribue Matigsalug Manobo eu lieu: leurs domaines ancestraux ont été reconnus par le gouvernement. Les colonistes immigrés installés sur leurs terres les ont aussi reconnus et ont commencé à leur témoigner le respect du à des citoyens à part entière. C'est la raison pour laquelle M. Cosma Lambayon recommande à tout le monde de persister dans le combat pour les droits des peuples autochtones.

 


 

évènements parallèles

Caucus de ONGs européennes salle 12, 14 heures

Cette réunion a été organisée par l'organisation United for intercultural action. Sont présentes des organisations venant de l'Allemagne, de la Suède, de la République Tchèque, de la Slovaquie, de Russie, des États-Unis, du Royaume-Uni, d'Italie et des Pays-Bas. Le sujet de la réunion est les Plans d'action nationaux recommandés par la DDPA.

Il est clair que la plupart des pays présents n'ont pas fait grand chose pour appliquer cette recommandation. C'est peut être la raison pour laquelle absolument rien n'en a été dit pendant tout le processus de ces dernières trois semaines, alors que cette conférence était sensée l'examiner. Seule la Slovaquie a réellement mis en application un tel plan, qui prend aussi en compte la prévention. Dans d'autres pays, comme l'Allemagne et les Pays-Bas, des plans ont été conçus, pour ensuite être abandonnés. De plus, l'apport des ONGs est la plupart du temps ignoré.

Cette situation est d'autant plus dramatique, que les problèmes liés au racisme et à la discrimination augmentent et que la violence contre les minorités, en particulier les Romas et Sintis, atteind des proportions insupportables.

Afin de faire collectivement pression sur les gouvernements, United for Intercultural Action invite les ONGs européennes à remplir ce formulaire (vous le trouverez sous peu ici). Pour plus de renseignements, vous pouvez envoyer un courriel à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


Mercredi 22 Avril

Citations du jour

'Je reviendrais pour vous fournir plus de citations du jour' (M. Youri Boychenko au rédacteur de cette page)

'En ce qui me concerne, les évènements parallèles devraient être l'évènement principal' (L'ambassadeur autrichien, M. Christian Strohal)

'La plupart du temps je n'écoute que moi-même, je suis heureuse de pouvoir vous écouter aujourd'hui' (Le Haut Commissaire aux Droits de l'Homme, Mme. Navanethem Pillay)

'Du son, mais aucune vision, comme les Nations Unies' (un délégué ONG se plaignant de la mauvaise connection en salle 17)


éditorial

En nous préparant au post-mortem ...

drc-wednesday22_003Ce troisième jour de conférence a comme un air de dernier jour. Le document est adopté, les délégués gouvernementaux font leur déclarations pendant la dernière partie du segment de 'haut niveau', ce qui aujourd'hui a surtout consisté en des condamnations du discours nauséabond du Président Ahmadinajad de Lundi dernier. Ce furent principalement l'Argentine, l'Ukraine, le Royaume Uni, la France, la Suède et l'Espagne, joints par l'Autriche, la Lithuanie et le Saint Siège. Le briefing des ONGs a vu ces dernières exprimer leur colère vis à vis de l'adoption du document, elles se sentent comme des touristes et se demandent ce qu'elles font ici. Certaines ont même demandé la réouverture des négociations (!). Ce n'est pas comme si nous ne l'avions pas dit et répété ces derniers 18 mois: si vous voulez influencer la formulation d'un document des Nations Unies, c'est pendant le processus de préparation qu'il faut être là, et pas à la conférence finale!

Alors que quelques uns étaient mécontents, ce n'était pas le cas de la responsable du bureau de liaison ONGs, Mme. June Ray a annoncé de sa manière joyeuse et aimable habituelle que 'ceci n'est pas la fin, d'autres occasions se présenteront dans le futur'.

Les gens nous demandent constemment si cette conférence est comparable à Durban. Non, elle ne l'est pas. C'est absolument incomparable. D'abord par la taille. Seulement 314 ONGs accréditées étaient présentes ici, avec 1073 délégués, ce qui n'est rien à coté de Durban. Mais aussi pour l'ambiance. Ceci est une affaire presque polie avec seulement quelques incidents. Des auto-collants et des dépliants ont été confisqués par la police ONU. Un petit nombre d'évènements parallèles ont été annulés à cause d'un contenu qui ne se tenait pas à la DDPA et/ou un langage insultant. Quelques délégués d'ONGs et un journaliste ont vu leur accréditation révoquée. Félicitations au personnel de l'ONU au Palais des Nations qui ont fait un travail remarquable, et en particulier à la police de l'ONU et aux forces de sécurité pour avoir réussi à maintenir tout en bon ordre et pour leur attention et amabilité.

Demain sera une journée assez inhabituelle à l'ONU, pour plusieurs raisons. Premièrement, pas de pause déjeuner! La réunion plénière commencera à 10 heures et se continuera sans interruption jusqu'à 18 heures. Pourquoi? Parce que il y a maintenant 120 ONGs sur la liste des orateurs et les Nations Unies ont décidé de leur donner à chacune 3 minutes de temps de parole. Calculez, en tenant compte de tout le temps perdu et des interruptions, cela durera 7 bonnes heures. Arrggghhhh!
Vendredi aura lieu le débat général sur le document adopté (la session post-mortem) ce qui est pour tout dire assez étrange, et la cérémonie de clôture.

Les potins du jour
Pour vous donner une idée de l'ambiance, voici quelques observations. Nous avons vu des Black Panthers en tenue paramilitaire, le petit culte actif de Juifs anti-sionistes de Naturei Karta, aussi en uniforme complet, mais sans leurs panneaux sandwitche (vous vous rappelez d'eux à Durban?), nous avons vu nos habituelles ONGs travaillant dur, beaucoup de policiers de l'ONU et les forces de sécurité en tenu de combat bleu foncé. Nous notons que dans beaucoup d'évènements parallèles il est mentionné que les mesures anti-terroristes sont constemment utilisées pour réprimer les minorités inévitablement décrites comme étant des terroristes. Pas vraiment nouveau, mais cela donne à penser, et à agir. Juste quelques petites choses.

Autres nouvelles: un certain M. Colville, afficionado de l'ONU, veut révoquer l'accréditation de l'organisation juive qui est derrière l'action ludique conte Ahmadinejad de Lundi dernier, et qui a remit ça hier dans le lobby du nouveau bâtiment en face des salles de réunion et du Bar Serpent en hurlant 'Mascarade! Mascarade!' Le pouvoir aux clowns, ha!
Pendant ce temps, l'Iran a dénoncé le Secrétaire général Ban Ki Moon et les Nations Unies pour ses mots sévères ('pas impartial!') sur le discours d'Ahmadinejad. Amusant, d'abord le Grand Leader de l'Iran déverse son venin sur toute l'assemblée, et ensuite il se sent insulté par la critique. De fait, j'ai été surpris et enchanté par Ban Ki Moon, et même par Mme. Pillay, le Haut Commissaire, même si elle avait l'air figée sur place par le discours du Président iranien, faisant penser à un cerf pris dans les phares d'une voiture.

Des gars en costumes mal taillés
Nous les avons d'abord vu hier. Je disais à un collègue, 'Wow, ce gars-là ressemble au frère d'Ahmadinejad!' Effectivement, il avait la même barbe et la même coiffure qu'Ahmadinejad, portait le même costume sans cravate, col ouvert et longues manchettes. Puis nous en avons vu un autre, puis encore un autre! L'endroit était tout d'un coup innondé de sosies d'Ahmadinejad! Oh non, l'armée des clones nous envahi! Ils sont à peu près une centaine, dont quelques femmes (non, elles ne ressemblent pas à sa Grandeur) et ils parcourent le bâtiment en petits groupes, vont aux Évènements parallèles pour poser des questions stupides ou mauvaises, en attendant parfois la réponse et partir quand elle ne leur plait pas, ou répondre que 'ce ne sont que des mensonges!' avant de partir, ou même quitter la salle avant d'avoir entendu la réponse. Ce sont des ONGs iraniennes - payées et envoyées par le Grand Leader bien sûr. Cette après-midi, une cinquantaine d'entre eux ont manifesté devant le Palais Wilson (le bureau du Haut Commissaire) avec une bannière arborant le slogan 'sionisme = racisme'. Pas que beaucoup à l'intérieur du bâtiment l'aient vu, Mme. Pillay et son équipe étaient au Palais des Nations.

Salutations de Genève, qui est en Suisse, qui ne s'appelle ni Durban I ni Durban II, et si vous consultez une carte, vous verrez que cette ville n'est même pas prêt du Kwazulu-Natal en Afrique du Sud! Quelle surprise!

Ronald Eissens

 


 

Briefing ONGs salle 12, 9h30

Le Haut Commissaire va rencontrer les ONGs salle 18 de 14 à 15 heures, avec traductions assurées, des questions peuvent encore être soumises par écrit jusqu'à 11 heures.

Le Bureau est en train de débattre en ce moment sur les orateurs de la société civile, vous trouverez le résultat de ce débat près de la salle 3062, sur le panneau d'affichage.

113 ONGs veulent s'exprimer pendant le 'bas segment' à la plénière, et trois organisations internationales, elles pouront commencer dès demain matin, les badges pour les orateurs peuvent être obtenus à la salle 3062.

Q: il y a confusion sur les badges, où peut-on s'assoir dans la salle au rez de chaussé, au 5eme etage ?

R: dans le passé, pendant le 'haut segment' les gens ne pouvaient pas circuler du haut vers le bas de la salle. Nous allons demander au Secrétariat et au Bureau de changer les choses.

Q: combien de copies de nos déclaration devons-nous fournir?

Q: qu'en est-il de l'adoption du texte, qu'est-ce qu'on fait encore ici?

Q: question sur les procédures confuses pour les ONGs.

R: il nous faut 25 copies pour les interprêtes, donnez-les nous, à l'extérieur de la salle 3062 entre 10 et 13 heures et 15 et 18 heures.

R: nous allons communiquer les décisions du bureau sur notre panneau d'information, à l'extérieur de salle 3062, s'il vous plait partagez l'information.

R: pourquoi êtes vous encore là? Ça n'est pas la fin de l'histoire, ça n'est que le début d'un processus qui continue à évoluer. Beaucoup d'efforts ont été fait pour produire un document consensuel de format réduit qui a été adopté hier, avec un grand apport de la société civile  à tous les niveaux, il reste les évènements parallèles, le networking est encore important.

Information du Bureau: les ONGs prendront la parole pendant le débat général ou 'bas segment' et pas à l'assemblée générale ou 'haut segment'.

Q: combien y-a-t-il d'orateurs? Prendront-ils tous la parole? Nous voulons de la transparence sur les orateurs ONGs, liste des orateurs. Ou sont nos contributions orales? Et je veut me plaindre des services de sécurité, où le faire?

Q: nous sommes déçus par l'adoption du document final, je demande aux ONGs de nous joindre pour protester.

R: les ONGs pourront parler pendant 3 min, vous savez tous quel est le moment où vous pourrez vous exprimer, vous trouverez votre numéro sur le document que nous vous avons donné, nous faisons de notre mieux pour que tout le monde puisse parler. Nous avons proposé de réduire le temps de parole de 3 à 2 min pour que tout le monde puisse s'exprimer.

R: sur la sécurité, si vous voulez vous plaindre, c'est à notre bureau, salle 3062. Nous avons l'obligation d'assurer la sécurite de tout le monde. Je demande votre compréhension, nous avons eu des incidents pénibles ces derniers jours, nous faisons de notre mieux pour assurer que vous puissiez vous exprimer.

Q: nous voulons soumettre une déclaration écrite au nom des Voix des Victimes.

Q: comment nous plaindre contre les interruptions de la part de certaines ONGs accréditées.

Q: on nous dit que les badges ont été révoqués après Lundi, se sont ceux des personnes ou des organisations?

Q: nous voulons protester contre les interruptions. Tout a été décidé avant de discuter, c'est scandaleux. Sur la participation de  la société civile: dès qu'une voix arabe veut s'exprimer, on ne donne pas la parole aux Arabes, c'est de la discrimination. Le choix des participants a été confié à CONGO: au nom de la société civile, nous devons accepter la DDPA de Durban, notre déclaration commune doit être représentative aussi au niveau régional. Nous n'allons pas accepter la situation actuelle, nous tombons dans le ridicule, il n'y a pas d'évènement parallèle sur les Palestiniens, pour réparer les excès de Durban, on a créé d'autres dérapages.

R: nous ne pouvons pas répondre aux commentaires.

R: sur la déclaration des Voix des Victimes, votre contribution est appréciée, pour pouvoir faire une déclaration vous devez être accrédités.

R: les plaintes doivent être adressées au Secrétariat et une copie au Secrétaire général, nous allons afficher les règles.

R: Nous prenons note de vos observations et nous allons les transmettre à qui de droit. Si vous voulez vous plaindre, singulièrement ou collectivement, vous êtes les bienvenus. Les évèmenements parallèles ont été organisés pour être inclusifs, ouverts à la société civile, aux états membres, etc, en accord avec certains critères. Ils devaient être en accord avec la DDPA, donc pas de focus sur un pays. Nous avons demandé de reformuler les propositions d'évènements parallèles pour qu'elles se conforment aux critères. Nous réalisons la frustration que cela peut provoquer mais les critères étaient objectifs et appliqués universellement, la Palestine n'est pas le seul thème national qui a été éliminé. Nous n'avons pas deux poids deux mesures. Mais ce processus n'est pas fini, et soyez indulgents. Nous avons une nouvelle publication sur les mandats et méchanismes des Droits de l'Homme, disponible en Arabe et Anglais.

Q: je veux remarquer que l'Afrique et les ONGs africaines sont sous-représentées, des visas ont été refusés, nous observons une marginalisation de ce continent. À CONGO et aux groupes internationaux, les ONGs africaines ont été mises de coté, c'est très domage.

Q: je remarque que les femmes ne sont pas représentées par CONGO.

R: sur les visas, venez nous voir svp, nous avons coopéré avec les autorités suisses, nous voulons savoir ce qui c'est mal passé. Il faudrait contrôler si des ONGs avec ou sans statut ECOSOC ont été refusées, nous avons controlé toutes les demandes. CONGO est a la fois une ONG et une coalition d'ONGs, c'est un réseau non représentatif.

 


 

Réunion du HCDH avec les ONGs, salle 18, 14 heures

Mme. Pillay a commencé par une allocution dans laquelle elle a fait un bilan (positif) de la Conférence jusqu'à présent, soulignant l'importance du document qui en est sorti pour le travail contre le racisme et la discrimination. Elle a indiqué qu'il lui avait été demandé de se distancer de ette conférence, ce qu'elle, en tant que fonctionaire de l'ONU, ne peut évidemment pas faire. Elle a poursuivi sur ce sujet en insistant sur le fait que même les états qui a son grand regret se sont retiré, ont pleinement participé au processus et ont de fait approuvé et cautionné le document final. Elle a encouragé les ONGs à utiliser ce document dans le futur pour lobbyer et faire pression sur les gouvernements pour qu'ils mettent en application ce qui a été adopté ici. Elle terminé en nous faisant un bilan de la DDPA en énumérant tous les types de discrimnation qui grâce à ce dernier pourraient plus efficacement être combattus à l'avenir, sans nommer ni la discrimination de caste, ni celles liées à l'orientation ou l'identité sexuelle.

Les questions des ONGs ont suivi, qui ont été de qualité variable. Apparemment, certaines ONGs n'ont toujours pas réalisé que leur rôle dans le processus est terminé ou qui espèrent que Mme Pillay va leur tenir la main et les aider dans leur travail futur. D'autres sont revenues sur les incidents qui ont marqués l'intervention de M. Ahmadinejad pour demander quelles en seraient les conséquences, ou sur le fait que plusieurs évènements parallèles ont été censurés. L'absence  de quelque mention que ce soit des syndicats et les difficultés pour les ONGs africaines à participer au processus ont également été déplorées. En ce qui me concerne, l'intervention la plus remarquable a été celle de M. Maluza Wasiluadio Mavula, Président de caucus africain. Il a déploré, en des termes très forts, l'absence totale des victimes à cette conférence, et a ajouté qu'il ne partageait aucunement le sentiment de satisfaction qui régnait ici. La salle a explosé en applaudissements, longs, nourris et absolument justifiés.

Mme. Pillay a conclu en disant qu'elle serait probablement à la retraite quand la prochaine conférence serait organisée et que ce n'est qu'un début, il faut continuer le combat.


mardi 21 avril


éditorial

dsc00549Le document est adopté! Que c'est-il passé? Nous ne savons pas, ils ont  adopté ce foutu machin cette après-midi! C'est vraiment incroyable. En tant qu'ONG, nous n'aurions de toute manière plus eu aucune manière de le changer de quelque façon que ce soit cette semaine, mais ceci tourne notre présence au ridicule. Qu'est-ce qu'on fait encore ici? Bien sûr, formellement, les délégués peuvent toujours faire objection vendredi prochain (ce que la Lybie fera probablement), mais quelle différence cela fera-t-il? Aucune! Parce que s'il y a désacord, alors quoi? Il n'y a plus le temps de renégocier les paragraphes, ce Vendredi la Conférence sera terminée, finished, schlüss, finito, terminada.

Alors pourquoi sommes-nous encore là? Demain la liste des intervenants ONGs sera close. Le Secrétariat a tout le Mercredi après-midi et le jeudi pour finaliser cette liste (en ce moment 90 (!) ONGs sont inscrites et ce nombre augmente). J'espère que les membres du Secrétariat vont emmener leurs boules quiès, parce que maintenant que le document est adopté, les gens ne vont plus mâcher leurs mots. Je me demande aussi comment l'Unité société civile va nous expliquer ça demain matin pendant le briefing ONG. Ils vont probablement nous dire qu'il y a encore beaucoup à faire, comme se rendre aux évènements parallèles, écouter les 'Voix des victimes' et faire entendre notre voix à la séance plénière (comme si qui que ce soit allait écouter). C'est comme M. Salama le disait hier, 'Investissez votre énergie ailleur'.

Angela Evenhuis


les évènements parallèles

Une remarque d'ordre général pour commencer. Tous les évènements parallès (44 en tout) étaient supposés être ouverts au public. Mais mon expérience, et celle d'autres, montre que certaines organisations tentent de fermer leur évènement à certains groupes. Ne soyez donc pas surpris de voir la porte fermée si vous arrivez et d'entendre que 'vous n'êtes pas sur la liste'. Ce sont des choses qui sont supposées ne pas arriver, mais pourquoi ne suis-je pas surpris? Mais bon, vous trouverez ci-dessous les résumés de quelques évènements qui se sont tenus aujourd'hui.

Évènement organisé par Nord Sud sur le terme 'occupation' dans le document de travail de la Conférence d'examen, salle 21, 13 heures

Orateurs: M. Ramsey Clark, lauréat du prix 2008 du Haut commissariat aux Droits de l'Homme et avocat pour les Droits de l'Homme et professeur Curtis Doebbler, professeur de  droit à l'Université nationale de Najah et avocat pour les Droits de l'Homme.

Nord Sud est une organisation qui se bat pour assurer qu'une volonté politique est derrière le combat contre le racisme et les autres formes d'intolérance aux Nations Unies. Cet évènement parallèle était supposé se tenir sur des suggestions d'amendements dans le texte pour montrer quelle aurait du être la formulation selon cette organisation. Nord Sud est surtout  préoccupée par le fait qu'aucune référence aux victime ne se retrouve dans le texte en particulier les Palestiniens. 'Deux Rapporteurs spéciaux ont qualifié la ségrégation de forme d''appartheid', pourquoi est-ce que cela n'a-t-il pas été repris dans le texte?', a demandé M. Doebbler.

Ils ne sont finalement pas arrivés aux amendements qu'ils voulaient discuter. L'assistance (environ 15 personnes) et l'orateur principal, M. Ramsey Clak se sont engagé dans une discussion sur la viabilité de la solution 'un état/deux états' pour Israel et la Palestine. M. Clark a commencé par ironiser sur le départ des 'anciens pouvoir coloniaux'.

Il a aussi cité Shimon Perez qui a dit en 2001 que 'la DDPA est un résultat remarquable pour la démocratie israélienne'. Il a continué en ajoutant qu'aucun pays n'est libre sans la présence d'une propre force militaire significative sur son sol. Après avoir 'répondu' à plusieurs questions, la réunion s'est terminée à deux heures en concluant que la solution d'un état combiné serait la meilleure, mais que ce but serait difficile à atteindre (oh vraiment?).


Lundi 20 Avril

Dernières nouvelles de la plénière

Le discrédit total de la Conférence d'examen

dsc00553Le Président iranien Ahmadinejad tient un discours d'ouverture raciste  - Les membres de l'UE quittent la salle.

À l'instant, à la Conférence d'examen de Durban à Genève, le Président iranien Ahmadinejad a tenu un discours qui a décrit Israel, l'Europe, les États-Unis et l'Occident en général comme la cause principale du racisme dans ce monde. Il a entre autre dit: "Le sionisme mondial personifie le racisme, nous devons mettre fin à ce racisme barbare (en Israel), après la 2ème Guerre mondiale, l'Europe a envoyé des migrants (Juifs) vers la Palestine pour y établir un régime raciste et ils ont contribué à y établir le régime le plus raciste de la région (Israel)". Et il a continué sur le même diapason. Au début de son discours, des protestataires déguisés en clowns ont fait irruption dans la salle, armées de tomates qu'ils avaient probablement l'intention de lancer vers M. Ahmadinejad. Ils ont été expulsés de la salle par la sécurité. À la troisième minute de son discours, tous les membres présents de l'UE se sont retirés en signe de protestation. Pendant le reste du discours, des délégués d'ONGs se sont bruyemment manifestés et ont été à leur tour expulsés de la salle.

Les Nations Unies auraient du le savoir. Ahmadinejad qui a une histoire de discours antisémites et haineux, est un fervent négationiste et un avocat de la destruction d'un autre état (Israel). Offrir une plate-forme à cet individu pendant une conférence anti-raciste, sachant tout cela, envoie le message que l'ONU est en accord avec cette folie, et transforme cette conférence en une moquerie. Si il y a jamais eu un moment pour boycotter la Conférence d'examen, il est venu. Nous espérons que tous les pays qui favorisent et défendent la démocratie, les Droits de l'Homme et la non-discrimination feront la bonne chose et quitteront ce travestit maintenant.

Un rapport complet suivra ce soir,

Angela Evenhuis & Ronald Eissens
ICARE, Genève


rapport de la session plénière

Nous sommes arrivés ce matin très tôt à la tente d'accréditation pour obtenir nos badges pour la séance plénière. Environ 50 personnes faisaient la queue devant nous, et nous en avons vu de plus en plus arriver derrière nous. En tout, 417 ONGs se sont inscrites pour pouvoir assister aux débats en plénière. La diffusion de l'information était un peu chaotique (un meeting ONGs prévu pour ce matin n'a finalement pas eu lieu, contrairement à ce que nous avions entendu) mais finalement tout le monde a trouvé son chemin. Un autre meeting est prévu pour ce soir 18 heures, nous verrons comment cela va se passer.

dsc00537Ce matin, dans la salle plénière, la Conférence d'examen de Durban a enfin réllement commencé. Nous avons eu droit aux habituels discours de circonstance, remerciant tout le monde pour le travail remarquable de ces dernières semaines, louant les délégations pour leur patience et leur esprit de conciliation, etc. Les seuls point forts ont été les premiers discours de témoins, M. Hesse, ancien résistant arrété et torturé par la Gestapo, Mme Kayitesi, survivante du génocide des Tutsis au Rwanda et Mme McDougall, de l'association American Global Rights. Un autre a été la lettre envoyée par M. Mandela à l'assemblée, pour les féliciter et leur recommander diligence dans leurs travaux.

Le reste de la matiné a été consacré aux procédures formelles: l'élection du Président de la Conférence d'examen: M. Amos Wako, ancien procureur général du Kénya a été élu par acclamation, les vingt Vice-présidents du Bureau (Cameroun, Lybie, Sénégal, Afrique du Sud, Inde, Indonésie, Iran, Pakistan, Turquie, Arménie, Croatie, Estonie, Russie, Argentine, Brésil, Chili, Cuba, Belgique, Grèce, Norvège) ont été reconduit par acclamation, Mme Al-Hajjaji a été nommée présidente du Comité plénaire et M. Boychenko de celui de rédaction, M. Juan Antonio Fernandes de Cuba, Rapporteur de cette conférence. Pour le reste, rien de nouveau, les règles procédurelles adoptées lors de ces dernières semaines ont été reconduites. Cette après-midi s'annonce passionante, M. le Président Ahmadinejad prononcera le discours d'ouverture. Nous vous tiendrons au courant.

Ahmadinejad

Au début de la session plénière, l'atmosphère était tendue. Tout le monde se demandait ce que le Président iranien allait dire, et comme vous avez pu le lire ci-dessus, ce fut quelque chose. Il a commencé par une note d'introduction sur un historique des relations internationales et comment les Nations Unies se sont faites manipuler par les pouvoirs de ce monde (lisez les États-Unis dirigés par les sionistes). Il y a eu aussi une bonne dose de bagatellisation de l'Holocauste: 'Ils (les pouvoirs manipulateurs) ont utilisé la force  militaire pour priver un peuple de sa nation, sous le prétexte de la souffrance des Juifs et de la douteuse et ambigüe question de l'Holocauste' et 'ils ont aidé les plus cruels et répressifs racistes à prendre le pouvoir en Palestine'.

Il était régulièrement interrompu par des hurlements, des nez rouges lancés dans sa direction, des gens qui sortaient de la salle ou des foto_21_aprilapplaudissements retentissants. Les lanceurs de nez étaient des jeunes gens déguisés en clowns qui ont surgi de l'arrière de la salle après le début du discours. Ils se précipitaient vers le podium en se manifestant bruyemment, avant d'être arrétés par la police de l'ONU, pas toujours de façon tendre.

Les choses n'étaient pas plus calmes dans la salle 17, où l'on pouvait suivre les débats en direct sur l'écran, mais hélas sans traduction. Au début du discours, une partie de l'audience s'est levée en protestant bruyemment et a exigé du reste des personnes qu'elles facent de même. L'ambience est devenue tellement tendu et proche de la confrontation physique que la sécurité a du intervenir pour calmer les choses, ce qu'ils ont fait de façon magistrale, en s'interposant calmement entre les hurleurs agités.

Le Président Ahmadinejad a continué sur sa lancée, ce qui a conduit les délégués de l'UE à se lever et à quitter la salle, accompagnés de la Jordanie, du Maroc et même du Rapporteur spécial de l'ONU sur le racisme! La République Tchèque (qui préside l'UE) a annoncé qu'elle quitait définitivement la Conférence. Au total, 23 représentants de pays ou d organisations ont ainsi quitté la salle. M. Ahmadinejad a eu tout le temps de finir son laius. Une chose remarquable était l'audience qui applaudissait régulièrement, et qui a quitté la salle au même temps que lui. Nous les avons retrouvé plus tard dans les évènement partallèles et dans les couloirs des bâtiments, M. le Président avait apparemment emmené sa claque avec lui.

Puis ce fut le tour de la Norvège de prendre la parole: le Président iranien a le droit de s'exprimer comme il le veut, c'est légitime, mais il menace la bonne marche de cette conférence. 'La liberté d'expression oui, l'incitation à la haine, non'. Il regrette que ce discours envoie un message d'intolérance, et son pays ne va pas permettre qu'un tel discours annule tous les efforts accomplis jusqu'à maintenant. La Conférence de Durban reste dans les mémoires comme une conférence chaotique et conflictueuse. Il ne faut pas que ce soit le cas ici. Nous ne pouvons pas accepter un texte qui remet en question la liberté d'expression.

Après ces deux interventions, qui étaient les plus notables de la journée, plusieurs pays ont pris la parole. Il est remarquable de voir qu'environ la moitié d'entre eux ont mentionné les droits des Palestiniens. Une plainte souvent entendu concerne le départ regrettable de plusieurs pays, il y a des difficultés, mais il faut toujours être présent là où un dialogue se tient. Quelques états, comme le Brésil, le Mexique, le Mozambique et l'Égypte ont souligné les progrès faits dans leurs pays depuis Durban.

Le secrétaire général de l'OCI, a rappelé le rôle positif que les pays de cette organisation ont joué lors de ce processus, et a rappelé la diffamation des religions qui affectent l'identité et le self-estime des pays musulmans. Nous défendons aussi la liberté d'expression en accord avec les lois internationales et les limites qu'elles imposent. Les pays musulman usent de la créativité et la dynamique des lois des musulmanes pour faire face aux défis auxquels ils font face.


Briefing ONGs salle 16, 18h30

Mme June Ray, du Bureau de liaison ONGs, a commencé par présenter ses sincères excuses pour le fait qu'aucune traduction n'est assurée dans la salle 17, là où les ONGs peuvent suivre le meeting de la salle plénière, alors que cela avait été promis. C'est un problème technique, les cables du bâtiment E sont anciens, et la traduction simultanée pourrait surcharger le système. La bonne nouvelle est que la traduction en une langue est probablement possible, donc avec un peu de chance, la traduction en Anglais sera transmise demain.

Plus d'ONGs que la dernière fois étaient présentes, environ 80 personnes. La plupart n'étaient apparemment pas au courant des procédures appliquées lors de la Conférence, posant des questions comme 'Comment pouvons-nous influencer le processus de décision?' ou 'Quand et comment devrions-nous nous y prendre pour influencer la formulation du document de travail?' Beaucoup d'entre eux se sont énervés (ce qui est compréhensible si vous ne savez pas comment tout cela fonctionne) quand M. Salama a exprimé sa satisfaction sur le fait qu'aucun des délégués nationaux n'ont mentionné la substance du texte pour y changer quelque chose. Ce qui signifie que le document est pratiquement bouclé, et ira directement au Comité principal (au lieu du Comité de rédaction).

M. Salama a cherché à rassurer ceux qui voulaient voir des changements inclus dans le texte (la discrimination de caste par exemple) en précisant qu'une référence explicite à chaque sorte de discrimination n'était pas nécessaire et qu'elles pouvaient être incluses sous 'les multiples formes de discrimination', qui peuvent être interprétées dans un sens large. 'Vous feriez mieux d'investir votre énergie ailleurs'. Par ailleurs il se réfère au traité et aux différents organes techniques (comme les Comités ad hoc) qui peuvent interprêter le document de façon plus large. Mais une pression permanente sur le long terme de la société civile est nécessaire. Il a aussi mentionné l'Observatoire comme un outil potentiel qui pourrait reprendre des exemples venant de la base. Mais il a aussi prévenu les ONGs que l'interprétation de la DDPA ne pouvait pas être étirée à l'infini. Mais alors jusqu'où précisément? Il ne nous a pas donné de réponse à cette question.

Quoi d'autre? Certaines ONGs ont exprimé leur frustration sur l'incident dans la salle 17. Une personne a même suggéré que 'les sionistes dans la salle' qui se sont opposés à M. Ahmadinejad ont eu droit à un traitement préférentiel, impliquant que l'ONU pratique la politique de deux poids deux mesures. Ce qui n'a pas amusé M. Salama qui a indiqué que les ONGs accréditées qui cassent les règles du jeux risquaient des sanctions allant du retrait temporaire au retrait permanent de leur accréditation.

Des briefings quotidiens pour les ONGs se tiendront dans la salle 17, entre 9h30 et 10 heures. Mercredi prochain à 14 heures, le Haut Commissaire aux Droits de l'Homme, Mme Pillay, rencontrera les ONGs à 14 heures, aussi dans la salle 17. Les organisations qui veulent poser des questions sont priées de les transmettre à l'avance à un des membres de l'Unité société civile, située dans la chambre 3062 au troisième étage. Environ 44 évènements parallèles seront organisés cette semaine; au troisième étage, les 'Voix des victimes' se tiendront quotidiennement à 14h30.

Un dernier point: June Ray a demandé aux ONGs de ne pas prendre de photos ni de filmer, comme cela pouvait mettre la vie de certaines personnes en danger.


dimanche 19 avril

À l'aube de la Conférence d'examen de Durban

Par Ronald Eissens pour l'équipe de I CARE

Le 19 Avril 2009 - Alors que j'écris ces lignes, les premières ONGs qui participent à la Conférence d'examen de Durban arrivent à Genève. Pour quoi faire? Pour participer aux évènements parallèles, et peut être pour prendre la parole à partir de Mercredi à la séance plénière. Nous sommes une ONG et donc en faveur de la participations des ONGs, mais celles qui arrivent maintenant à Genève sont tout simplement trop tard. Le document de travail est prêt pour la Conférence, et le peu d'influence que les ONGs pouvaient exercer sur la formulation a eu lieu pendant le comité préparatoire et les réunions intersessionelles des groupes de travail depuis 2007. Peu d'ONGs se sont montrées à ce moment-là, d'un coté par manque de ressources, de l'autre trompées par ceux qui prétendaient que la société civile devait tenir son propre Forum ONGs avant la Conférence. Ceci est une conférence d'examen, et le moment d'y inclure son propre langage était pendant le processus préparatoire, soit sous forme écrite, ou en lobbyant les délégations nationales ou encore en prenant la parole durant les sessions plénières. Il n'y a pas de parcours ONGs sanctionné par l'ONU. Les ONGs qui tiennent des meetings ce weekend se parlent à elles-même et à la presse. LES ONGs qui seront présentes, seront déçues comme le rôle qu'elles ont à jouer est petit.

Alors pourquoi sommes-nous là? C'est notre travail et nous le finissons. Nous avons commencé ces reportages sur la Conférence mondiale contre le racisme en 1999. Maintenant, dix ans plus tard, nous revoilà, à l'examen de cette conférence, encore une fois à donner des informations du terrain à la communauté des ONGs. Il y a eu beaucoup de problèmes à la Conférence de Durban de 2001, en particulier au forum des ONGs, ou un antisémitisme rempant s'est manifesté, ce qui a aliéné les ONGs juives et les ONGs des unes des autres. À Durban, il y avait ceux qui ont mal fait, ceux qui n'ont presque pas mal fait, c'est à dire les bonnes gens qui ont observé sans rien faire, et le petit groupe qui se s'est exprimé contre la haine et a fait front. Maintenant, dix ans plus tard, nous observons que la plupart des choses n'ont pas changé, mais que d'autres se sont améliorées. Quelques uns d'entre nous au sein de la communauté des ONGs ont travaillé dur pour obtenir cela. Ce weekend on a pu observer quelques activitées du type Durban à Genève, mais cela était relativement insignifiant: quelques centaines de manifestants et deux petits forums. Rien de comparable à Durban. Petit à petit, les gens réalisent que quand les ONGs s'adonnent au racisme, elles ne valent pas mieux que ... les racistes. Quelques unes chantent encore la même chanson, mais à Genève, ce son s'affaiblit.

La Conférence d'examen de Durban est supposée examiner la Déclaration de Durban et le Programme d'action (DDPA), pour voir ce que les pays ont fait de tous ces paragraphes et des nobles ou moins nobles décisions politiques et langages. Evidemment, ce fut ce qui n'arriva pas. Au lieu de cela, les pays ont à nouveau rédigé le document en langage noble, ou moins noble. Qu'est-il donc arrivé à ces idées fabuleuses (à l'époque en tous cas) de Plans d'action nationaux (PAN)? Combien de pays en ont-ils un? Environ dix. Quelques uns ont commencé à en ébaucher un, puis l'ont laissé tomber. Les Pays-Bas en avaient un, puis ils l'ont abandonné, nouveau ministre, nouvelles idées. D'autres pays européens en avaient, ou y travaillaient, mais ce n'est plus le cas. Et ainsi de suite. Pendant le processus de préparation de la Conférence, aucune mention n'a été faite de cette bonne idée issue de Durban. Pour couronner le tout, il nous reste un document qui ne fait aucune mention ni du génocide du Darfour, ni du Tibet, ni des Dalits, à peine des Romas et Sintis et des crimes motivés par le racisme, etc. Heureusement la défamation des religions et le blasphème en ont pratiquement disparu, même si cela s'est joué serré et s'il a fallu pour cela négocier d'arrache-pied pour extirper ces thèmes du document.  L'esclavage et les compensations ont été relégués aux oubliettes et l'orientation sexuelle a été utilisée comme monnaie d'échange lors des négociations avec les états de la Conférence islamique. La négation de l'Holocauste et l'antisémitisme se sont maintenus dans les marges parce que les mauvais garçons et filles des Nations Unies veulent taper sur Israel et l'Occident. Comme un ambassadeur nous le dit, "Laissez-moi vous expliquer, cette conférence n'a rien à voir avec le racisme'. Nous nous doutons bien de quoi il s'agit en fait, des jeux de pouvoir entre pays. Ou comme ils disent dans les allées de l'ONU, l'Occident contre le reste. Mais en examinant de près le processus de négociation, il a été remarquable de voir combien les pays d'Amérique latine (le GRULAC) et le Groupe africain, l'Afrique du Sud en tête, ont fait d'efforts pour rendre le document plus acceptable. Il est vrai que l'Afrique du Sud, l'hôte de la Conférence de 2001, voulait protéger le peu qui reste de leur héritage et fait tout pour éviter un autre échec.

Le document de travail actuel, qui sera soumis à la Conférence demain, n'est 'pas trop mauvais', mais la référence à la réaffirmation de la DDPA (la Déclaration de Durban, qui ne pointe implicitement le doigt que vers Israel comme pays raciste) et à l'occupation étrangère (encore une fois Israel) a été la raison pour laquelle le Canada, Israel, les États-Unis ont refusé de prendre part à cette conférence. Les États-Unis et Israel ont une bonne raison de le faire, ils n'ont pas adopté la DDPA en 2001. Ils ont claqué la porte. Aujourd'hui, les Pays-Bas et l'Australie ont annoncé leur retrait, et l'Allemagne et la France seraient sur le point de faire de même cette nuit. Comme j'écris ces mots, un certain nombre de ministres des affaires étrangères de l'UE sont en train de négocier apprement.

Le risque est que d'autres pays de L'UE suivent ce mouvement avant le matin, ce qui nous met dans la situation où il n'y aurait tout simplement pas assez de pays de l'UE pour empêcher les états de l'OCI de réintégrer tout le mauvais langage. Si nous avons de la chance, vendredi prochain nous aurons un document qui sera plus ou moins utile. Mais d'un autre coté, les déclarations et résolutions de l'ONU sont la plupart du temps ignorées par le reste du monde. Mais alors, qu'est-ce qui nous inquiète? Ces documents ont un impact sur notre vie quotidienne à tous, et, au pire, c'est un impact très préjudiciable, et au mieux, il pourrait être d'une influence quelque peu bénéfique pour les victimes de racisme et d'abus des Droits de l'Homme. L'ONU ne fonctionne pas très bien, mais pour l'instant il n'y a rien de mieux, donc nous devons faire avec. Même si de voir un violateur des Droits de l'Homme et un négationiste tel que le Président Ahmadinejad prendre la parole pendant une conférence contre le racisme me fait réellement en douter.


Vendredi 17 Avril

Comme d'habitude...

dsc00490

Pas de réunion ce matin, elle commencera cette après-midi à 15 heures. Mais ne vous inquiétez pas, nous y sommes habitués.

 


 

éditorial

Qu'importe - en avant vers la Conférence d'examen!

evenmore_intersessional_016Lisant la dernnière version adoptée aujourd'hui pour être soumise à la Conférence d'examen de Durban Lundi prochain pour être adoptée (oui, cela défie l'imagination), nous voyons un document duquel presque tous les problèmes ont été éliminés, à la satisfaction de - presque - tout le monde. L'Iran a toujours ses doutes sur la réalité de l'Holocauste, et refuse encore d'accepter le paragraphe 65. Les Pays-Bas ne veulent pas accepter le paragraphe 1 qui réaffirme la Déclaration de Durban et le Programme d'action, un document qui implicitement ne désigne qu'un pays du doigt (Israel); et les Néerlandais ont aussi un problème avec le paragraphe 5 qui se réfère à 'l'occupation étrangère', en jargon ONU, Israel, comme les seuls territoires occupés reconnus par les Nations Unies sont la bande de Gaza et la Cisjordanie. Pas le Tibet, pas le Sahara occidental, ni aucun autre. Oui, la bonne vieille ONU est peuplée de gens très amusants. Les États-Unis ont finalement annoncé qu'ils ne participeraient pas à la Conférence, pour pratiquement les mêmes raisons que les Pays-Bas. Mais eux, comme Israel, ont une raison légitime: ils n'ont jamais adopté la DDPA ayant claqué la porte de la Conférence de Durban en 2001.

Ce dernier jour fut assez bizarre, avec la courte réunion de cette après-midi et les contributions des ONGs. C'était comme si tout le monde voulait avoir sa part du gâteau au dernier moment. Oh combien inutile, vous auriez tous du être là il y a des mois de cela, quand il était encore possible d'exercer une influence sur la formulation du document. Les 30 minutes d'intervention des ONGs ont été une gabegie de gémissements et de hurlements, une opportunité de se faire valoir en face des caméras pour ceux qui voulaient montrer à leur arrière-ban qu'ils faisaient réellement quelque chose. En bref, une perte de temps qui sera oubliée dès la semaine prochaine. Eh bien, qu'importe - en route vers la Conférence!

Ronald Eissens


Briefing ONGs par le Secrétariat et le Bureau, 14 heures

najatVingt membres du Bureau ont assisté à la cette réunion, présidée par Mme Najat Al-Hajjaji, Présidente du PrepCom. À coté des membres du Bureau et du Secrétariat, on voyait beaucoup de nouveaux visages. Environ 60 représentants d'ONGs étaient présents, ce qui est beaucoup plus que ce que nous avons vu lors des sessions plénières des deux dernières semaines. Apparemment, beaucoup d'ONGs ont décidé de venir à Genève juste avant le weekend. Le Secrétariat a pu répondre à la plupart des questions, mais pas à la satisfaction de tout le monde. L'information la plus importante est détaillée ci -dessous.

Discussion sur les 2 à 4 ONGs s'exprimant au nom de la société civile pendant le segment de 'haut niveau', les Lundi et Mardi:
Nous avons demandé si il y avait des nouvelles informations sur ce sujet. M. Dougan-Beaca, coordinateur de l'unité anti-discrimination nous a dit qu'ils ont reçu 4 demandes, 2 de réseaux qui ont offert de s'exprimer, une d'une organisation et une d'un individu qui leur a écrit qu'il n'y avait pas eu assez de temps pour que son caucus le nomme comme leur représentant. 'Ceci ne représente pas la communauté des ONGs!' Comme l'idée était que de 2 à 4 ONGs parlent au nom de la société civile, le Bureau en a discuté et a décidé d'annuler le tout. Il ont laissé tomber l'idée et décidé de donner la parole aux ONGs sous le point d'agenda 9, qui commencera le Mercredi après-midi, en usant de la procédure habituelle. Un délégué quelque peu agité a suggéré que cela n'était pas vrai et qu'il avait envoyé un fax pour présenter la candidature de son groupe pour s'exprimer. Il est plus tard apparu que ce délégué avait envoyé son fax à M. Salama, la mauvaise personne à contacter pour cela. Ce qui n'a pas fait plaisir du tout à la Présidente: "Vous admettez que vous vous êtes trompé! Que c'est de votre faute! La prochaine fois, réfléchissez-y à deux fois avant d'accuser les gens de mensonge!' D'autre ONGs ont ensuite pris la parole pour essayer de convaincre la Présidente du fait que leur demande était soutenue par d'autres ONGs et qu'ils ne s'étaient pas désignés eux-même. La Présidente a encore une fois donné la parole à M. Dougan-Beaca qui a lu la liste des ONGs qui ont fait une demande: US Human Rights Network, Article 19, CEJI et l'Association des peuples autochtones.

Une discussion animée s'en est suivie et la Présidente, qui devait retourner à la plénière a cherché à appaiser la salle et a dit qu'il y avait peut être encore une possibilité pour qu'une ONG s'exprime au nom de la société civile. Plusieurs membre d'ONgs ont répondu que cela était impossible pour des raisons de temps et que les groupes qui prétendraient cela ne s'exprimeraient pas en leurs noms. La Présidente a répondu qu'il fallait s'adresser à 'l'assistant de Dougan', et s'est précipitée hors de la salle.

Le partage de l'information du Secrétariat vers les ONGs:
Mme June Ray nous dit que le Secrétariat va redoubler d'efforts pour informer les ONGs à temps, par courriel, par l'intranet et par le tableau d'affichage. La nouvelle version du document de travail sera partagée en trois langue dans peu. Elle nous a encore une fois promis un nouveau E-bulletin pour aujourd'hui (comme elle l'a fait hier), mais hélas, il n'est pas apparu.

Les badges d'accès à la plénière:
D'après l'unité de liaison ONG, 400 badges seront mis à la disposition pour l'accès à la plénière: 60 dans la salle même, moins de 144 pour les dougangaleries et 192 pour les ailes. Les badges pourront être obtenus chaque jour dans la tente d'accréditation blanche, située entre le bunker de sécurité et le Musée Ariana (le bâtiment rose) à partir de 8 heures du matin. Un badge par ONG sera disponible pour la plénière.

Les possibilités pour les ONGs de s'exprimer:
Comme cela se présente maintenant, les ONGs n'auront pas la possibilité de s'exprimer pendant le segment de 'haut niveau' les Lundi et Mardi. Elles ne pourront le faire qu'à partir de Mercredi.
Prenez note, la liste d'inscription pour les ONGs qui désirent s'exprimer sera ouverte au début de la Conférence et sera close le Mercredi à 13 heures! Donc si vous voulez vous inscrire pour vous exprimer, faites-le avant Mercredi 13 heures!
Comme les badges pour la session plénière ne seront pas disponibles pour tout le monde, la liste - et la personne qui la tiendra à jour - seront situées À L'EXTÉRIEUR de la salle plénière. Des sièges seront réservés pour ceux qui prendront la parole. La liste des orateurs sera aussi disponible à l'extérieur de l'unité de liaison NGO, chambre 3063, au troisième étage du NOUVEAU BÂTIMENT (bâtiment E).

Briefing ONG:
Le briefing quotidien des ONGs par l'unité société civile aura lieu de 9h30 à 10 heures. La traduction sera assurée.

Ronald Eissens

ngos


rapport de la session plénière

La séance commence à 16h25 par un discours d'introduction de la Présidente, Mme Al-Hajjaji qui annonce le programme: l'accréditation des ONGs, les déclarations générales des groupes régionaux, des représentants de délégations nationales, des observateurs et des ONGs si le temps le permet. Le Vice-président du PrepCom et le Président de l'intersessionel informeront ensuite l'assemblée sur les résultats du projet de document et l'adoption du rapport du PrepCom en vue de la Conférence d'examen de la semaine prochaine.

Point 1, l'accréditation des 18 ONGs encore en suspend: des consultations ont encore lieu, en accord avec la règle des 14 jours du 27 août 2007 (PCA/2) qui dit que les états ont 14 jours pour répondre ou faire objection à ces demandes et que les ONGs ont ensuite 14 jours pour y réagir. Pour tous les cas de demande encore en suspend, le délais n'a pas encore expiré, donc le PrepCom ne peut pas se prononcer formellement, sinon la règle telle qu'établie par le PrepCom serait violée. Donc, conformément au règlement, le PrepCom ne peut se prononcer sur ces accréditations. Y-a-t-il un appel à cette décision?

La République Tchèque au nom de l'UE: nous faisons appel sans censurer. l'UE est favorable à la participation des ONGs, mais maintenant des états demandent 14 jours de délais, l'observation stricte de cette règle entraine l'exclusion de facto de ces ONGs de cette conférence, dont le Centre tibétain pour les Droits de l'Homme et la démocratie. Nous demandons donc aux états impliqués de revenir sur leur décision sur le fond. L'Australie soutient l'UE sur cette proposition.

La Présidente: quelqu'un fait-il appel à cette décision? Non? Donc elle est formellement adoptée.

La Chine approuve chaleureusement la décision de la Présidente et souligne que cette règle a été adoptée par consensus en août 2007, et qu'aucun pays n'y a fait objection à l'époque. L'ONG nommée par l'UE a tenté d'obtenir l'indépendance du Tibet et à détacher cette province de la Chine, c'est pourquoi ils ne peuvent que s'opposer à leur accréditation. Le Sri Lanka prend ensuite la parole dans le même sens à propos du Centre tamil des Droits de l'Homme, qu'ils qualifient d'organisation front pour une organisation terroriste, les Tigres tamils. Ils prétendent n'avoir agit qu'en conformité avec le règlement adopté à l'unanimité et que le retard de leur réponse est dû à celui du Secrétariat pour leur transmettre les données et à des vacances au Sri Lanka. C'est cela, oui ...

La Présidente: encore des remarques sur ce point? Non? Nous passons au point 2, l'organisation des travaux. M. Boychenko n'étant pas encore prêt à nous présenter son rapport, nous allons passer directement aux déclarations générales en commençant par les groupes régionaux, puis les états, les observateurs, les ONGs prenant la parole au nom d'un groupe, et enfin les ONGs se prononçant en leurs noms propres.

Tous les intervenants commencent leur intervention par des remerciements pour tout le monde, saluer l'esprit de consensus et de sacrifice observé par toutes les délégations, leur optimisme quand à la Conférence de la semaine prochaine, etc. Nous nous en tiendrons à la rélle substance de ces déclarations.

L'Afrique du Sud au nom du Groupe africain: après les salamalecs de rigueur, ce pays observe que le candidat à la Présidence de la Conférence d'examen a toute sa confiance. Il s'agit du Ministre de la justice du Kénya qui a du démissioner de son poste à cause d'accusations de corruption financière. Mais sa candidature à la Présidence est toujours maintenue.

L'UE répond à cela que des hauts responsables devraient avoir des normes de comportement impeccables et exprime ses réserves sur cette candidature. Ce à quoi le représentant nigérien répondit que toute personne est considérée innocente jusqu'à preuve du contraire et qu'il s'attendait donc à une attitude flexible de l'UE sur ce point. Le reste des déclarations des délégations nationales n'a consisté qu'en des remerciements formels et des manifestations d'auto-satisfactions.

Résumé des déclarations des ONGs

Le MRAP: remercie tout le monde et souligne l'importance cruciale de la Conférence d'examen.

Le Congrès canadien du travail: le Canada est une société raciste dans tous les domaines. Les peuples autochtones et les immigrés, musulmans en particulier souffrent du profilage racial et de la discrimination, et cela augmente. Nous regrettons que le Canada se soit retiré de cette conférence, mais nous continuerons notre engagement dans ce sens en faveur de la société civile.

L'Organisation pour la lutte contre la torture et le Mouvement du 12 Décembre: nous protestons contre les tentatives de renier le document final et la DDPA. Le refus de compenser l'esclavage, alors que c'est un crime contre l'humanité est un scandale. Le monde ne peut plus, à l'aube du 21ème siècle être dirigé par les puissants, l'Europe et les États-Unis. Nous exigeons des compensations et une reconnaissance de ce crime.

Comité international du suivi pour l'Amérique latine et les Caraïbes: remercie le GRULAC pour leur charte politique, insiste sur l'importance qu'ont les personnes de descendance africaines pour l'Amérique latine et proteste contre la violence contre les femmes et leur exploitation sexuelle. Nous demandons un recensement basé sur le genre, la race et l'auto-identification.

Conseil pour l'égalité raciale: souligne les éléments positifs des travaux, en particulier la section 4 et les paragraphes 47 à 49 sur les bonnes pratiques et l'importance des voix des victimes. La lutte anti-terroriste devient une épuration ethnique dans certains états et les auteurs de ces crimes restent impunis parce que le système de l'ONU ne reconnait pas ces crimes.

Tupacomaro, Conseil mondial pour la paix: il n'est nulle part fait mention de la genèse du racisme dans le texte, le colonialisme et les guerres de conquête. Si ce document n'en fait pas état, il sera encore plus faible que la DDPA. Il faut remettre le racisme dans son contexte, celui des évènements post 9/11. Nous demandons aux ex-puissances coloniales de reconnaitre ce crime, qui a causé la disparition de plusieurs peuples. Elles doivent demander pardon et le compenser.

JUP Népal: la discrimination par la caste n'est mentionnée nulle part dans le texte alors qu'elle était reconnue par la DDPA. Cette négligence doit être réparée, sinon les Dalits ne pourront pas profiter de ce texte.

UN Watch: vous me reconnaissez probablement, madame la Présidente, je suis le stagiaire palestinien dont on a fait un bouc émissaire, ainsi que 5 infirmières bulgares dans votre pays lors de l'affaire du sang contaminé...

Rappel à l'ordre de la Présidente, qui lui rappelle qu'il doit se tenir aux thèmes de la Conférence.

UN Watch: à partir de 1995, nous avons été arrêtés et torturés ...

Interruption de la Présidente qui l'averti que c'est sa dernière chance.

UN Watch: l'ONU doit condamner les états qui se rendent coupables d'enlèvement et de torture, ces pays doivent offrir des compensations convenables. La Lybie dit ne pas pratiquer la torture, mais alors pourquoi avoir enfermé ...

Interruption de la Lybie et rappel à l'ordre. La Présidente donne la parole à l'ONG suivante sur la liste.

Le Comité arabe des Droits de l'Homme: merci à la contribution financière palestinienne de 2000,= FRCH à cette conférence. C'est une honte de ne voir aucune mention faite dans ce texte de ce peuple qui souffre de discrimination et qu'aucun message ne lui soit adressé. Cette conférence ne doit pas faire de hiérarchie entre les victimes, pourquoi est-ce que le Samudaripen (l'Holocauste sur les Romas et Sinti) n'est-il nommé nulle part?

Institut des Droits de l'Homme et de l'Holocauste: les yeux de millions de victimes du racisme sont sur vous. Les Juifs ont toutes les raisons de craindre ce qui va sortir de cette conférence. Ce forum démonise Israel, et l'antisémitisme n'est nommé qu'une fois dans ce document. Vous donnez un forum à une personne qui plaide pour le génocide et nie la réalité de l'Holocauste. Vous auriez pu combattre le racisme, mais vous avez choisi de combattre les Juifs. Le visage de l'antisémitisme moderne, c'est vous, l'ONU.

Coalition des peuples autochtones: malgrès les efforts accomplis, beaucoup de lacunes existent encore. Le colonialisme n'est mentionné nulle part. Notre but ne sera jamais atteint si nous continuons comme ça. Il semble que l'affirmation raciste qui dit que la terre appartient aux blancs n'a toujours pas été dépassée.

Union humaniste éthique et pour l'éducation mondiale: le paragraphe 60 n'est pas juste, mentionner la traite transatlantique des esclave comme étant la seule est une erreur, le commerce  arabe et asiatique existait aussi, avec des victimes victimes africaines, européennes et asiatiques. Nous voulons rendre homage aux victimes de l'apparteid et des génocides. Dans le paragraphe 10 aucune mention n'est faite de la discrimination dont souffrent les non croyants.

COC Nederland: l'absence de toute référence à la préférence et à l'identité sexuelle dans le texte est regrettable. Cela permettra la continuation de l'ambiguïté a propos de cette discrimination.

La séance c'est terminée à 18h15. Un document (voyez ici) en est sorti, mais il n'est pas définitif. Le document révisé a été distribué à la fin de la séance, mais il n'a pas été adopté ad referendum. Après le weekend, pendant lequel les négociations vont continuer sur les paragraphes 65 sur l'Holocauste et 5 sur l'occupation étrangère, le texte doit être adopté, le reste des paragraphes ne posant apparemment pas problème. La séance s'est terminée par des applaudissements nourris.

Notre weekend commence, à Lundi!


jeudi 16 avril

Attendre ...

img_0683

En arrivant ce matin à 10 heures, le tableau d'informations électronique annonçait que la réunion ne commencerait qu'à 11h55. Nous verrons bien si cela se fera effectivement - c'est probable que les réunions sont à leur point fort maintenant.

nouvelle publication - copie électronique du document de travail dd 15-4-2009


mandat1

En parcourant les couloirs du Palais la semaine dernière j'ai remarqué un tas de boîtes en carton et de livrets qu'un jeune homme était en train de déplacer. C'est Gil Honegger de Mandat International, une organisation qui fourni les informations, la documentation, le soutient et les accomodations pour les conférences et réunions internationales à Genève. Gil préparait la table d'informations pour la Conférence d'examen. Allez y jeter un coup d'oeil, elle est installée et prête à accueillir les ONGs qui sont déjà arrivées.


citations du jour

'Il ne s'agit pas du racisme, vous savez' (un diplomate dans les couloirs)

'Nous voulons que toute référence aux défenseurs des Droits de l'Homme soient éliminées. Ce sont des agents inconnus qui n'ont jamais été définis. Limitons-nous aux ONGs et à la société civile, au moins nous savons qui ils sont.' (Iran)

'Le monde est en pleine crise financière, j'espère que notre processus n'est pas aussi en pleine crise.' (M. Boychenko)

'L'arbre est nu, il n'aplus de feuilles.' (Syrie)

'J'adore cuisiner, c'est pourquoi je me propose de vous inviter après la Conférence pour un repas ayant couleur, odeur et saveur.' (le Président)


éditorial

Une arène pleine de gladiateur, mais la gloire est difficile à trouver

gladiator1Tout le monde se donne une attitude. Alors que des sources affirment que cela ne va pas mal du tout, M. Boychenko est tout à coup un modèle d'optimisme. Durant la réunion de cet après-midi, qui a commencé à 15h20 et n'a duré qu'une heure, les délégations, dans un style que M. Boychenko a qualifié d'informel, ont fait la liste des paragraphes qui leur posent encore problème. Ça se passe comme ça: l'Afrique du Sud au nom du groupe africain a dit que le paragraphe 1 est pour eux le point principal. Ils veulent que tout le monde soutienne ce paragraphe, sinon, 'ils ne voient pas l'intérêt de parler du paragraphe 2'. La Syrie, après que l'Iran ait gémi sur le fait que toutes leurs contributions aient été éliminées du document, a continué sur le même ton a propos du fait que toutes les propositions de l'UE ont été intégrées au document alors que toutes celles de l'OCI en ont disparu. Le délégué syrien avait une dent contre l'UE: 'et ils sont encore en train de négocier! Je ne suis pas impressionné par les menaces voilées de boycott! Je ne verserais pas une larme si des groupes qui disent cela partent! Ce marchandage, ce harcèlement diplomatique! Nous n'accepterons jamais les paragraphes 2, 53, 64 et 65 dans leurs forme actuelle, jamais! Nous n'accepterons pas la discrimination entre les victimes! Ce document, l'arbre est nu, toutes les feuilles en sont tombées!'

L'UE a annoncé que son problème fondamental réside surtout dans le paragraphe 11 sur les religions (sur la formule 'les personnes qui y sont associées') et paragraphe 7, où ils veulent que la mention d''occupation étrangère' soit supprimée. Pendant la session du matin qui n'a commencé qu'à 12h30 à cause des négociations et s'est terminée 45 minutes plus tard, le Pakistan, au nom de l'OCI avait déjà annoncé que 'les cartes sont sur la table et il n'y aura plus de compromis', mais l'Algérie a répondu à cela dans l'après-midi en déclarant qu'ils étaient toujours optimistes, parce que 'tout processus fonctionnant par consensus est sujet à compromis, et cela signifie que tout le monde sera un peu malheureux, c'est, après tout, l'esprit du document qui est important'. Les Pays-Bas, s'exprimant après l'UE, ont repris leur position, ont ajouté qu'ils ne trouvaient pas que le document était un progrès et ont nommé deux paragraphes qui leur posent encore difficulté: 7 et 11. Ils ont conclu pour dire qu'ils n''etaient pas optimistes sur une conclusion favorable du document et ont appelé tous les états à tenter sérieusement d'atteindre un consensus. Le Liechtenstein a annoncé que le paragraphe 11 était pour eux inacceptable.

L'Australie dit à la salle qu'elle n'accepterait jamais quelque tentative que ce soit de nier l'Holocauste et qu'elle soutenait fermement le paragraphe 65. Le Soudan s'est tortillé sur le paragraphe 64 sur le génocide et le Tribunal Pénal International, ajoutant que comme celui-ci n'existait pas quand la DDPA a été adoptée, ce paragraphe n'avait pas sa place dans le document. Ben voyons.

Pour résumer, cette impasse a surtout lieu entre l'UE et et l'OCI. Mais que savons-nous? Les choses peuvent être très trompeuses dans cette étrange contrée qu'est l'ONU. Peut être qu'un accord se fera ce soir. Ou demain.

Encore une fois, les rumeurs circulent; les Pays-Bas, l'Italie et le Danemark se retireront demain, un accord est presque là, aucun progrès n'est accompli, les États-Unis reviennent, ou pas, Obama vient, etc. M. Boychenko a conclu la séance à 16 heures et nous a dit qu'il n'était pas clair à quelle heure nous nous retrouverions demain; 'le Secrétariat vous tiendra au courant'. Ho la la. Comme Suzette l'a dit aujourd'hui: 'Une arène pleine de gladiateur, mais la gloire est difficile à trouver'.

Ronald Eissens


rapport de la session plénière

Le Président, M. Youri Boychenko, annonce, à midi et demie, que cette courte séance de travail se tiendra sur le sujet nr. 3 de l'ordre du jour, les questions relatives au document de travail. Il propose aux différents groupes régionaux d'identifier les paragraphes avec lesquels ils ont toujours des difficultés, en se tenant à des remarques générales, sans entrer dans les détails, pour arriver à une solution de compromis. La séance est ouverte.

Le Mexique suggère de faire des suggestions ou des propositions alternatives sur les paragraphes, mais sans débattre. Après l'assentiment du Président, le travail commence. On peut résumer cette séance en disant que plusieurs pays se sont succédé pour énumérer les paragraphes qui leur posent problème, après avoir evidemment loué le Président pour son excellent travail et leurs collègues pour leur esprit de consensus et de compromis, auxquels ils comptent se conformer aussi, sauf sur ce petit détail. Et c'est là que vient la liste des paragraphes qu'ils trouvent "difficiles".

La plupart sont prévisibles, comme l'Arménie demandant que le génocide arménien soit spécifiquement nommé, puis la Turquie refusant cela; ou le Pakistan au nom de l'OCI, déplorant la suppression de toute référence aux religions et exigeant que le paragraphe 65, sur le souvenir de l'holocauste, soit éliminé du texte, "pour ne pas faire de hiérarchie entre les victimes".

Une autre proposition originale est celle de l'Iran, qui veut que toute référence aux défenseurs des Droits de l'Homme soit éliminée du paragraphe 24, car "ils sont des agents inconnus qui n'ont jamais été définis. Limitons-nous aux ONGs et à la société civile, au moins nous savons qui ils sont". Le Brésil demande à ce que l'accès et la propriété des terres ancestrales soient assurés et nommés dans le paragraphe 71 sur les peuples de descendance africaine.

L'Afrique du Sud propose une nouvelle formulation du paragraphe 65: "Réaffirmer que le génocide est la manifestation la plus sérieuse du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et des intolérances qui y sont associées et recommande aux états de combattre la négation, le révisionisme et la trivialisation du génocide des Tutsis au Rwanda".

La séance s'est terminée vers 13h15 (!!!), alors que beaucoup de délégations demandaient encore la parole.

L'après-midi s'est poursuivie de la même manière, les délégations se succédant pour énumérer les paragraphes douloureux. Le pessimisme était de plus en plus palpable dans la salle. Pour citer la délégation néerlandaise: "Ce document ne nous permet pas de penser que nous arriverons à un consensus demain. Mais j'espère que je me trompe".

2nd_day_prpcom_009Le Soudan a trouvé nécessaire de souligner que le Tribunal pénal international était soumis à l'adhésion des états, et n'a donc aucune portée universelle. De plus, il n'existait pas en 2001, donc s'y référer dans le document est à leur avis un non-sens.

La Syrie a tempété contre l'attitude de certaines délégations, la qualifiant de chantage: "Nous ne verserons pas une larme si certaines délégations quitte cette assemblée, cela ne changera en rien notre attitude!". Elle a continué pour dire qu'elle déplore le fait que le processus semble tourner autour de positions minimalistes sous prétexte d'équilibre, ce qui aboutit à un texte inodore, incolore et sans saveur. "L'arbre est nu, il a perdu toutes ses feuilles".

Ce à quoi M. Boychenko a répondu qu'il aimait cuisiner, et qu'il les inviterait volontier pour un repas ayant odeur, couleur et saveur. Comme quoi l'humour surgit aux moments où on l'attend le moins.

Le CERD intervient en dernier sur quelques technicalités et propose une décennie de l'ONU pour les personnes de descendance africaine entre 2010 et 2020. Le Président termine en annonçant que demain nous commencerons plus tard, à quelle heure, il ne peut pas encore le dire, le Secrétariat nous tiendra au courant.

Je terminerais sur une note optimiste (si si), même si pour le moment cela ne semble pas être très réaliste: le délégué algérien: "Personne ne semble être satisfait, si ce n'est quelques rares états, mais un compromis ne satisfait jamais tout le monde, c'est la nature du compromis. C'est pourquoi je refuse d'être pessimiste". Espérons que demain lui donnera raison...

Liste des paragraphes difficiles par pays ou régions

Groupe africain: 1 doit être accepté unanimement avant de pouvoir passer au paragraphe 2.

7/10/12: ces sujets demandent des débats supplémentaires.

16: veulent l'éliminer comme il est lié aux paragraphes 61 et 65 (hiérarchie entre les victimes).

34: effacer la dernière partie.

61-64: proposition de les déplacer vers la section 5, comme ils ont une nature internationale.

63: proposition d'ajouter 'tous' avant 'les états'.

64: ajouter à la fin une référence au paragraphe 82 de la DDPA.

84: réintroduire 'les femmes et les fillettes'.

123: effacer de la troisième ligne à partir du bas, 'niveau inter-gouvernemental'.

133: effacer le dernier ajout au paragraphe.

137: remplacer 'inviter le Commissaire aux Droits de l'Homme' par 'invite le Conseil des Droits de l'Homme' et changer 'Unité anti discrimination' en 'Unité anti racisme'.

Nouveau paragraphe 65 (voir plus haut).

GRULAC: 16: effacer 'nécessaire'et ajouter 'la protection nécessaire et un traitement adéquat correspondant'.

20: ajouter 'conscience culturelle' et 'des actions affirmatives et positives dans le recrutement, dans les secteurs publics et privés' et crée des lieux de travail exemplaires sans discrimination.

71: après 'contrôle', inclure 'l'accès au droit à la propriété aux terres habitées par leurs ancêtres'.

81: remplacer 'linguistiques' par 'autres identités minoritaires'.

Arménie: 62: ajouter en accord avec les paragraphes 50 et 99 de la DDPA

64: ajouter 'demander aux états de combattre et de rejeter le révisionnisme et la négation du génocide'.

OCI: 11: ajouter avant 'stéréotypes', 'négatifs et stigmatisations'.

61 à 65: soutiennent l'approche du Groupe africain, et effacer 65, soutient le Soudan sur leur proposition sur 133 et 137.

Turquie: 64: proposition écrite au Secrétariat, contre la proposition de l'Arménie.

Cuba: 13: doit se terminer après 'le résultat du sommet mondial'.

64: à la fin, où approprié en conformité avec les obligations internationales. Soutient l'Afrique du Sud sur 137.

Iran: 6: réintroduire 'diversité culturelle'.

9: inclure Droits de l'Homme.

11&67: inclure stigmatisation.

24: élimininer 'défenseurs des Droits de l'Homme' (voir plus haut).

65: éliminer entièrement.

Réinsérer la version ancienne de 53/57/120 du document de travail.

Soutient l'Afrique du Sud sur 137.

Inde: 123: effacer la dernière partie du paragraphe.

137: ajouter 'inviter le Haut Commissaire à faire des propositions sur le mode de travail de l'Observatoire'.

UE: 7: éliminer'occupation étrangère'.

11: inclure 'reconnaitre les stéréotypes négatifs sur les personnes basés sur la religion et la croyance'.

16: réintroduire la référence au refus de la hiérarchie entre les victimes.

32: introduire 'inclure ses formes contemporaires'.

46: inclure le texte de l'Assemblée Générale sur la discrimination raciale.

59: éliminer la virgule après violent.

61: les traites des esclaves au lieu de la traite des esclaves.

66: reformuler la fin du paragraphe.

68: réaffirme au lieu de résoudre.

89: commerce contemporain des esclaves doit venir après victimes.

101: sur le profilage, harmoniser avec la résolution 7/7

123: remplacer augmenter par améliorer et ajouter streamlining après synchronisation, et ajouter nécessaire avant structuration.

124: déplacer vers la section 2.

133: éliminer la dernière partie du paragraphe qui se réfère aux comités adhoc.

137: changer le début paragraphe et effacer augmenter.

Liechtenstein: 11: revenir à la formulation précédente du paragraphe 10.

124: ajouter à la fin réaffirmer la valeur du consensus dans ce contexte.

Australie: aucun changement 64/65.

Norvège: 53: revenir à la formulation précédente du document de travail, l'ancien 55, ajouter l'exercice de la liberté d'expression.

137: effacer la référence à l'Observatoire.

Soudan: 64, inclure 82 de la DDPA

Algérie: 26: raccourcir, éliminer entre déterminer et procédure.

53&57: combiner les deux.

137: soutient la proposition de l'Inde.

Syrie: 2/53/64/65 innacceptable dans leur formulation actuelle.

Panama: 16: inclure la prévention et l'assistance humanitaire en réponse aux catastrophes naturelles et provoquées par l'homme.

72: inclure un 72bis, recommande aux états et aux agences d'aide de prendre des mesures concrètes, par exemple développer et mettre en applications des recommandations pour éliminer la discrimination contre  les minorités et les peuples indigènes.

CERD: 34 (le CERD ne traite que de la discrimination raciale) et 124 (pour y ajouter des propositions faites par le CERD).


Mercredi 15 Avril


Citations du jour

'M. Youri, vous avez la parole' (Najat al-Hajjaji, Présidente du PrepCom)

'Je vois qu'ils ont interrompu la séance pour moi' (un représentant d'une ONG arrivant cinq minutes après la clôture la séance)


Éditorial

Boujour et au revoir à l'ONU

tiltEn arrivant tôt ce matin pour obtenir nos badges dans la tente d'accréditation, nous avons vu sur le tableau d'information électronique que tous les groupes régionaux, sauf l'UE, avaient des réunions privées planifiées pour toute la journée. Ceci aurait dû nous mettre la puce à l'oreille. Quand nous nous sommes installés dans la plénaire à 10 heures tapantes, nous avons remarqué combien il y avait de monde, environ 50 ONGs étaient présentes et plus de délégués de pays que nous n'en avions jamais vu, en petits groupes, discutant et palabrant. Tout le monde semblait attendre quelque chose. Juste avant, un employé de l'ONU m'avait dit qu'"aujourd'hui serait probablement marqué par un progrès significatif". Qu'est-ce à dire ? Un accord entre les groupes sur les paragraphes difficiles ? Probablement.

À dix heures 30, la Présidente du PrepCom, Mme Najat al-Hajjaji a ouvert la réunion, souhaité la bienvenue à tout le monde et a tenu un discours de remerciements fleuri, en particulier envers le Président du groupe de travail intersessionel, M. Youri Boychenko. Ensuite, le Haut Commissaire aux Droits de l'Homme, Mme Pillay, a tenu un court discours (voyez ici, malheureusement, seulement en anglais, comme le reste des documents) après lequel Mme Hajjaji a présenté une série de propositions du Bureau qui traitait principalement de l'ordre du jour et des ONGs nouvellement accréditées (voyez la liste ici). Toutes ces propositions ont été rapidemment adoptées sans objections. M. Boychenko a ensuite pris la parole pour dire quelques mots sur le rapport du groupe de travail intersessions de la semaine dernière. Mme Al-Hajjaji a ensuite annoncé que ce dernier présiderait aussi ce dernier PrepCom (ce qui à mes yeux est une sage décision, celui-ci étant un président de séance bien meilleur et plus diplomate qu'elle), que la dernière édition du document de travail avait été envoyé à toutes les délégations ce matin (la promesse était de l'envoyer vendredi dernier à 19 heures, mais bon ...) et ... a clos la session de travail pour la journée. Elle reprendra demain à 10 heures.

Ce qui a provoqué le 'HEIN ?!" bruyant de Suzette, si bruyant que toute la salle s'est retournée Smile

Nous avons été présents en tout et pour tout une petite heure, ce qui est, en ce qui me concerne, un nouveau record. Plusieurs employés de l'ONU distribuaient des copies du nouveau document de travail, mais hélas, pas en nombre suffisant. Suzette a bien sûr immédiatement foncé vers la source (le photocopieur du secrétariat) et a réussi à mettre la main sur un exemplaire. Le voici.

C'est tout pour aujourd'hui. Bien sûr, les rumeurs vont bon train, mais rien n'est confirmé. Nous ne sommes au courant de rien. On dit que demain il y aura un document de consensus. Ou pas. Une journée typique à l'ONU. Voyez plus bas pour plus de détails sur la réunion.

Ronald Eissens


Rapport de la session plénière

La journée commence, comme d'habitude, en retard. La rumeur qui circule ce matin est qu'on s'attend à un progrès spectaculaire. Nous verrons bien... Et la salle se rempli petit à petit, c'est le plus grand nombre de délégués que nous ayons vu ici depuis un long moment. Et à peu près 50 ONGs sont présentes. Des caméras vidéos sont aussi installées dans la salle, pour le live feed qui sera assuré à partir de Lundi prochain.

Mme Najat al-Hajjaji souhaite la bienvenue à tous les délégués et annonce qu'elle va présider la séance. Elle remercie tout le monde, dont l'ambassadateur d'Arménie et M. Boychenko. Elle s'annonce optimiste sur les travaux à venir malgrès la grande quantité de travail qu'il reste à accomplir. Après ses souhaits de bon travail au PrepCom et à la Conférence, la séance commence avec la prise de parole du Haut Commissaire aux Droits de l'Homme, Mme. Navanethem Pillay.

Mme. Pillay: Merci à tous, en particulier le Bureau et la Présidence. Le chemin a été difficile et hardu, le doute s'est manifesté. Mais le document offre une bonne base de consensus. La Conférence a défini le concept d'un changement pour l'humanité. C'est un engagement mondial contre le racisme et la plate-forme la plus complète sur le racisme. Pourtant 8 ans après, les engagements laissent  encore à désirer et beaucoup d'objectifs ne sont pas encore réalisés. Mais nous pouvons réussir si nous demeurons engagés. Nous devons tirer le meilleur parti possible de cette conférence. Je vous remercie, entamons la séance.

Premier point, adoption de l'ordre du jour provisoire. Commentaires? Non? Adopté!

Point 2 de l'ordre du jour provisoire: ammendement de l'article 6, structure du document final et l'accréditation des ONGs.

Projet de décision 1. Amender l'article 6 du règlement intérieur provisoire, permettre au Bureau du PrepCom de pourvoir présenter leur candidature à la vice présidence, aux comités de rédaction et à la présidence de la plénière. Le texte prévoit que la Conférence élise 20 vice présidents et le rapporteur général. Peut on adopter? Adopté!

Projet de décision 2, structure du document provisoire de la Conférence d'examen de Durban. Adopté!

Accréditation des ONGs (81 organisations), comme il n'y pas eu d'objection, nous recommandons d'accréditer ces ONGs. Adopté!

Vendredi 17 nous reviendrons sur l'accréditation d'autres ONGs, non nommées dans le document.

L'Afrique du Sud est la seule délégation à intervenir à ce point, mais sa question , qui traite du texte lui-même, est remise à plus tard, lorsque le point 3 de l'ordre du jour sera traité.

Présidence: Introduction du rapport du Président rapporteur du groupe intercession, M. Boychenko.

M. Boychenko: le 9 avril nous avons examiné le texte, mais nous n'avons pas terminé la rédaction du document final, mais le texte A/CONF.211/PC4/2 est le plus proche de la version finale. Nous avons les prochains jours pour l'adopter formellement afin de pouvoir le présenter à la Conférence.

Présidence: le processus de rédaction devrait se conclure au niveau du PrepCom. M. Boychenko, présidez svp. Aujourd'hui, pas de segment pour les déclaration générales, vous devrez les faire le Vendredi 17 avril, dans l'après-midi. La première réunion de fond est close, nous reprendrons nos travaux demain à 10 heures, le reste de la journée est réservé pour les réunions des groupes régionaux, qui sont privées.

Nous quittons la salle à 11h30, un peu éberlués par cette courte journée de travail et en se demandant d'où pouvait bien venir cette rumeur de progrès spectaculaire. Peut-être aura-t-il lieu lors des réunions privées? Nous vous tiendrons au courant.