I CARE - Reportage Special - PrepCom 1 d'examen de Durban, 2008 (contenu).


League of Nations meeting - Palais Wilson


ICARE Reportages en direct du Comité prépatoire des Nations Unies pour la Conférence d'examen de Durban 2009 ,

au Palais des Nations de Genève en Suisse, du 21 Avril au 3 Mai 2008.


Vous trouverez les versions préliminaires de l'agenda et d'autres documents ici , les objectifs de la Conférence d'examen ici.
Les reportages sur le PrepCom organisationnel d'Août 2007 à Genève sont ici.



CALENDRIER

Lundi 21 Avril - Mardi 22 Avril - Mercredi 23 Avril - Jeudi 24 Avril - Vendredi 25 Avril - Lundi 28 Avril - Mardi 29 Avril - Mercredi 30 Avril - Vendredi 2 Mai

Examen de Durban 2009 - l'état des lieux

Pour beaucoup, la Conférence mondiale contre le racisme de Durban (Afrique du Sud) de 2001 a été la meilleure chose qui puisse arriver. Pour beaucoup d'autres, ce fut le symbole de la ruine de la société civile, puisque le forum des ONGs de la Conférence fut caractérisé par une explosion de haine antisémite. Beaucoup de sujets importants ont été repoussés au second plan par une campagne incessante pour faire du conflit israélo-palestinien le seul sujet digne d'attention du forum ONGs.

Le forum des ONGs aussi bien que la Conférence gouvernementale ont souffert d'une propagande haineuse et d'une extrême politisation, à tel point que des sujets comme l'esclavage et ses réparations, les Dalits, les Roms et Sintis et, non des moindres, l'antisémitisme n'ont soit même pas été mentionnées dans la déclaration finale de l'ONU, soit ont été effacées, dénaturées ou sous-exposées dans la déclaration des ONGs. Une déclaration dont l'adoption a été une telle escroquerie, contenant tellement de haine et de propos discriminatoires qu'elle est devenue le premier document d'ONGs dans l'histoire des Nations Unies qui n'a pas pu être recommandé aux gouvernements. Beaucoup de rêves ont été brisés à cette conférence. Des alliances, des amitiés et des coalitions ont été détruites. Beaucoup de gens ont du mal à croire ce qui c'est passé à Durban. Maintenant, presque 9 ans après ces évènements, les Nations Unies ont décidé d'examiner la conférence originale pour voir quels ont été les résultats obtenus. Depuis 2001 beaucoup de problèmes se sont agravés; le racisme, les conflits ethniques, les génocides, l'oppression, l'antisémitisme, la haine à l'égard des Roms et Sintis, la haine vis à vis des musulmans, souvent exacerbée par les craintes post 9/11 qui mène à l'équation musulman égale terroriste. Les droits des Dalits sont toujours très limités. Les crimes de haine, la violence contre les homosexuels et les défenseurs des Droits humains, les incitations à la haine raciale et à la violence sur Internet; la liste est longue.


Certains espèrent que la Conférence d'examen de Durban pourra inciter les états à accomplir au moins en partie ce qui a été convenu dans la Déclaration et le programme d'action de Durban. D'autres craignent que l'examen de Durban ne devienne un Durban-bis, récupéré et marqué par un language intolérant ne traitant que de problèmes uniques, et par l'antisémitisme et l'exclusion de certains groupes de victimes et font de leur mieux pour convaincre le maximum d'ONGs de boycotter la Conférence.


Les 56 membres de l'Organisation de la conférence islamique font pression pour faire passer des loix contre le blasphème ou la diffamation de la religion, qui est à leurs yeux 'une forme contemporaine de discrimination et d'islamophobie'. Peu importe que le blasphème ne soit ni une violation des Droits humains, ni une forme de discrimination.
Certains pays (le Canada) ont déjà décidé de boycotter Durban, ou l'envisagent (Israël), considérant que les problèmes à Durban ne seront qu'une répétition de 2001. Certaines ONGs pensent de même et n'iront pas. D'autres se font des soucis mais veulent lutter pour une conférence productive sans haine ni intolérance. C'est à cette fin qu'elles ont adopté une 'Déclaration de principes fondamentaux pour la suite de la Conférence mondiale contre le racisme', qui a jusqu'à présent été signée par 80 ONGs, dont plusieurs organisations internationales se consacrant aux Droits humains.


Quels sont les problèmes de ce Comité préparatoire (PrepCom) ? Eh bien les versions préliminaires de l'agenda et du programme de travail ne sont pas claires. Une chose est sûre, le lieu de la Conférence sera désigné. Le Président Sud-Africain Mbéki, pendant sont discours au Parlement sur l'état de la nation en février de cette année, a annoncé que l'Afrique du Sud allait accueillir (à nouveau) la Conférence, mais beaucoup de choses restent incertaines à ce sujet et il n'est toujours pas sûr que l'Afrique du Sud va formaliser cette offre pendant le PrepCom.
Les autres problèmes:
- les dates de la Conférence d'examen;
- les réponses au questionaire sur le combat contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée (en fait ce qui a été fait avec les résultats de Durban) envoyé aux états membres;
- l'organisation du travail;
- les rapports sur les réunions de préparation régionales (dans la mesure où elles ont eu lieu);
- l'examen des rapports des rapporteurs spéciaux et des organes et méchanismes des Droits humains;
- les versions préliminaires des documents de résultats de la Conférence d'examen de Durban;
- et enfin l'organisation du travail pour la Conférence d'examen de Durban.

Quel est le score?

Qu'est-ce-que les États membres des Nations Unies ont fait avec les résultats de la Conférence mondiale contre le racisme de Durban en 2001 ? Ont-ils lancé des Plans d'action nationaux ou pris quelque initiative que ce soit ? Voyez les scores ici ! La Déclaration de Durban et le Programme d'action (DDPA) peut être lu ici.

Participez !

N'hésitez pas à nous envoyer tout document, commentaire ou information pour les publier sur le site de ICARE. Envoyez-les à info@icare.to.
Nous acceptons les documents en Anglais, Français et Espagnol (format Word ou PDF) avec mention claire de l'organisation dont ils proviennent. Dans la ligne sujet mentionnez, s'il vous plaît 'Dreview PrepCom 1'.



Les reportages commenceront ici le Lundi 21 Avril !



Lundi 21 Avril



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Citations du jour - Éditorial - Reportages des réunions plénaires gouvernementales



Citations du jour


'Vraiment, même parler de la mort est plus joyeux que les Nations Unies'
'Ceci est une réunion intergouvernementale, c'est ce dont ils essayent de se convaincre mutuellement'
'Il y beaucoup d'organisations qui combattent l'antisémitisme dont nous sommes très content, mais celle-là ...'
'Côôt, côôôt, côtcôôt ... et pas un seul oeuf!'

Éditorial

Gâché!


La description qui convient le mieux au premier jour du PrepCom pour l'examen de Durban est 'un gâchis'. Après un lent démarrage, à 10.30 heures, la Présidente lybienne, Mme Najat Al-Hajjaji a ouvert la réunion, et pour un moment, tout a bien marché. Mais à 11.30 heures le moment tant craint est arrivé: l'accréditation des ONGs. C'est à dire celles qui n'ont pas le statut ECOSOC et qui n'étaient pas accréditées à Durban, les 'nouvelles' ONGs. Celles qui ont l'audace d'essayer de se faire accréditer pour le processus d'examen de Durban, et contre lesquelles les états peuvent faire objection. Seulement sept 'nouvelles' ONGs ont demandé à être accréditées et l'une d'elles est, attendez ... une ONG juive canadienne avec le mot Israël dans son nom. Le Canadian Council for Israel and Jewish Advocacy (le Conseil canadien pour la défense et la promotion des droits des Juifs et d’Israël) . Comme quelqu'un le murmurait dans les couloirs, 'rien que ce nom est déjà une provocation'. L'Iran a fait objection par écrit auprès du secrétariat du PrepCom, mais n'était pas en état d'expliquer clairement pourquoi à la réunion. Tout le monde savait pourquoi, et ça ne ressemblait pas du tout à l'Iran de tourner autour du pot en affirmant seulement que 'cette organisation a sur son site des informations négatives sur l'examen de Durban et soutient Israël, ce qui sont des activités illégales'. Une affirmation ridicule et bien loin des diatribes habituelles sur 'l'entité sioniste'. Un coup d'oeil sur le site de l'organisation montre une interview en ligne intitulée 'L'Iran - son régime extrémiste contre sa société civile'. Oups. Je dois rentre justice à la Présidente, elle a levé les yeux au ciel et a essayé de clarifier la chose le plus vite possible, mais en vain. Les pays de l'OCI voulaient maintenant voir du sang et un par un se sont mis à soulever plus d'objections; les unes procédurales et invalides (cette ONG n'était pas à Durban et ne bénéficie pas du statut ECOSOC), les autres franchement ridicules (ça n'est pas une ONG, c'est une entreprise commerciale!). La Slovénie, s'exprimant au nom de l'UE, a tenté de diriger les débats vers une direction plus productive, tout comme la Belgique et d'autres membres de l'UE. Les pays de l'OCI, avec l'Iran, l'Égypte et le représentant de la Palestine en tête ne voulaient rien céder. Le représentant de la Palestine hurlait si fort que sa voix couvrait presque celle de l'interprête féminine. Quel début. La plupart des ONGs (une vingtaine étaient présentes ce premier jour) ricanaient en observant ces débats bizarres. Ce cirque a continué pendant toute la journée. Une demie-heure avant la fin, une interruption de 10 minutes a été annoncée pour des consultations. Les pays de l'UE se sont agglutinés en un groupe comique au milieu de la salle plénière, penchés par dessus des chaises et des bureaux. Vous trouverez un reportage complet sur cette journée plus bas sur la page. Et comme si cela ne suffisait pas, l'Inde s'y est mise aussi. Sa délégation s'est mise à soulever des objections sur environ 40 (!) ONGs déjà accréditées pour la Conférence mondiale contre le racisme. La Féderation de Russie, toujours zélée quand il s'agit de créer des problèmes pour la société civile, a suggéré en jubilant que peut être que TOUTES LES ONGs 'déjà accréditées pour la Conférence mondiale sur le racisme' devraient être réexaminées. Pour l'instant personne ne soutient ce bon petit plan.

Il paraîtrait, c'est une rumeur qui court, que demain nous allons parler des vrais problèmes! J'espère vraiment, sinon ce seront deux semaines très loooongues.


Ronald Eissens pour les actualités de ICARE.



Une table de document pour les ONGs à statut ECOSOC uniquement? Intéressant.


PrepCom, Conférence d'examen de Durban - Première session de fond

Comme il se faut à l'ONU, la première session de fond de la Conférence d'examen a commencé légèrement en retard, dans une salle familière, bien remplie de délégués, y compris beaucoup d'ambassadeurs. La Présidente lybienne a commencé par quelques remarques préliminaires et a souligné la nature du racisme contemporain comme sujet traîté par l'ONU. Avant de céder la parole au Haut Commissaires aux Droits de l'Homme elle a appelé les états à organiser des réunions régionales avant le mois de Septembre prochain - en ce moment, seul le Groupe des pays Sud-Américains a planifié une telle réunion.

Prenant ensuite la parole, Louise Arbour (Haut Commissaire sortant) a souligné le besoin d'une approche commune pour atteindre le but fixé de l'égalité, et la fonctionnalité de la Déclaration de Durban et du Programme d'action (DDPA) à cette fin. Elle a insisté sur le fait que la future Conférence d'examen aura pour but d'évaluer la mise en oeuvre des engagements pris à Durban en 2001: une mesure directe de son succès. Après avoir appelé les états à continuer sur la lancée d'Août 2007, le Haut Commissaire a ajouté que la Conférence d'examen devait être une plate-forme pour toutes ses partie prenantes, y compris la société civile. Suivant son exemple, les groupes de pays (le groupe africain, l'Organisation de la conférence islamique (OCI), l'Union européenne et le groupe Sud-Américain) on fait leurs déclarations d'ouverture, affirmant leur engagement respectifs.

Après une rapide adoption de l'ordre du jour, Mme Al-Hajjaji a continué avec l'organisation du travail, mais a trébuché sur l'accréditation des ONGs, ce qui allait durer jusqu'à la fin de la journée. Le processus d'accréditation passe par le secrétariat pour la Conférence d'examen de Durban, qui vérifie les qualifications des ONGs (compétences et pertinence pour la Conférence). C'est sur la base de ces informations que le secrétariat fait ses recommandation au PrepCom. Sur décision consensuelle basée sur la recommandation du secrétariat, 33 ONGs indiennes se sont vues refuser leur accréditation pour cette première session de fond de la Conférence. Ensuite vint la décision sur l'accréditation d'une organisation canadienne, le 'Canadian Council for Israel and Jewish Advocacy' (le Conseil canadien pour la défense et la promotion des droits des Juifs et d’Israël). C'est l'Iran qui s'est opposé à l'accréditation de cette organisation, affirmant que ses activités sont incompatibles avec la Conférence. L'Iran a réitéré ses objections pendant la réunion, suivi par le délégué palestinien s'exprimant au nom du Groupe des pays arabes. Comme l'UE déclarait son intention d'accréditer cette organisation, insistant sur la pertinence de ses activités par rapport à la Conférence et sur le fait que le secrétariat avait confirmé ses qualifications, l'OCI s'est alignée sur l'Iran, déclarant qu'aucune accréditation n'était possible avant que toute la lumière ne soit faite sur les activités de la dite organisation. Réalisant la détermination des états membres, la Présidente Al-Hajjaji a proposé de laisser le secrétariat rassembler les informations et de les envoyer à l'Iran (l'état faisant objection) et de traiter le problème lors de la prochaine réunion planifiée pour Octobre prochain. Cette tentative de désamorcer le problème n'a pas mis fin au débat, le délégué palestinien continuant à camper sur ses positions, ne voyant aucune raison pour accélérer la prise de décision. Ce qui conduit l'UE à insister encore une fois sur sa position.

Rassasié après la pause déjeuner, l'Égypte a soumis la première de ses nombreuses requêtes d'information auprès du secrétariat, soulignant le besoin d'une documentation complète sur l'organisation en question. Ceci ouvrit la porte à un flot de questions au secrétariat, relatives à la nature de l'organisation (une ONG ou pas?), son statut (elle n'a pas le statut ECOSOC et elle n'était pas non plus à Durban en 2001) et ses activités.

Dans une nouvelle tentative de préserver le consensus, Mme Al-Hajjaji a proposé que le secrétariat demande les informations à l'organisation, qui devrait les fournir dans les 48 heures, après quoi il serait possible de prendre une décision. Malheureusement, cette tentative fut aussi infructueuse, les délégués protestant vigoureusement, déclarant que 48 heures était un délais beaucoup trop court pour arriver à une décision en la matière. Le délégué palestinien aussi s'interposa farouchement, outragé par l'idée, prétendant que l'ONG est financée par Israël et l'accusant d'activités illégales.

Comme le débat continuait, allant dans un sens puis dans l'autre, à la limite de l'ennuyeux, l'UE était isolée: le Canada ne participe officiellement pas à la Conférence d'examen de Durban et ne peut donc pas intervenir pour 'défendre' l'ONG de son pays, les États-Unis ne sont pas actifs pendant le processus de préparation de la Conférence. Ceux qui se sont activés pendant le débat étaient l'Égypte, le Pakistan et l'Afrique du Sud, répétant plusieurs fois leurs positions. De façon intéressante, la Russie en a profité pour traiter du processus de décision de l'accréditation, soulignant la pertinence et le besoin d'informations ainsi que l'importance de l'adhésion aux règles de procédures. La Belgique est intervenue plusieurs fois en soulignant le fait que le mérite des ONGs n'était pas ce qui était en jeu ici.

L'Argentine, le Brésil, le Mexique et l'Uruguay ont proposé d'amender la deuxième proposition de la Présidente: une demande d'information vers l'ONG à être envoyée au secrétariat, suivit par une prise de décision le Lundi suivant. Après quelques marchandages supplémentaires, un accord a put être conclu sur ces termes et à la dernière minute de la réunion le sujet était clos, pour l'instant.


L'équipe de nouvelles de ICARE, Genève

Le lieu de la Conférence?

Pas de réelles nouvelles sur le sujet, sauf certains signes qui pointent dans la direction de Genève. De façon amusante la Présidence de la réunion a soumis un document intitulé A/CONF.211/PC.2/4/Add.1, Propositions par le Bureau du Comité prépatoire et propositions par le Président du Comité préparatoire pour la considération et action par le Comité prépatoire.
Le second point de ce document stipule: Ébauche de décision proposée par la Présidence - Modalités de la Conférence d'examen de Durban. 2. Revenant sur la décision PC.1/6 (b) du 29 Août 2007 sur le sujet du lieu de la Conférence, le Comité préparatoire décide que, dans le cas où aucune proposition formelle d'accueil de la Conférence n'aura été reçu à la fin de la première session substantifique, le lieu de la Conférence sera Genève ou New York.

En voilà une surprise. Mais d'un autre coté, elle sait probablement aussi que le Président Sud-Africain Mbeki, qui a offert d'accueillir la Conférence (à nouveau) à Durban, ne l'a pas exactement confirmé quand il a été interrogé sur le sujet lors de sa récente visite aux Nations Unies à New York. Sa réponse revenait à dire que 'l'Afrique du Sud considère que la Conférence d'examen de Durban est très importante, quel que soit le lieu où elle se tiendra'. Apparemment, il essaye de faire marche arrière de façon gracieuse. D'autres sont plus sûrs de leur affaire et affirment dans les couloirs que 'ça va certainement être Genève'. Tout cela ressemble à une tentative d'assurer la participation des États-Unis et de l'UE, qui ont des réserves à l'égard d'une Conférence qui se tiendrait hors des locaux de l'ONU. Nous en saurons plus d'ici la fin de ce PrepCom.

Les délégation de l'UE en groupe serré

Un homme très patient...

Monsieur José Dougan-Beaca, le Coordinateur pour l'anti-discrimination du Bureau du Haut Commissaire des Droits de l'Homme a du travailler dur aujourd'hui pour expliquer à plusieurs délégations qui a quelle responsabilité pour ce qui est de l'accréditation des ONGs sans statut ECOSOC et celles qui n'étaient pas accréditées pour la Conférence mondiale.

Pendant le PrepCom organisationnel d'Août 2007, il a été décidé que les ONGs qui n'avaient pas participé à la Conférence mondiale et n'ont pas de statut ECOSOC pouvaient participer entièrement au processus d'examen de Durban, à condition qu'elles remplissent un questionaire sur leurs activitées, missions et financement. Le secrétariat, dont M. Dougan-Beaca est le coordinateur, vérifie si les ONGs remplissent les conditions, et si c'est le cas, le secrétariat recommande que le Comité préparatoire les accrédite.

Pendant la discussion sur l'accréditation d'une seule ONG, le Canadian Council for Israel and Jewish Advocacy (le Conseil canadien pour la défense et la promotion des droits des Juifs et d’Israël), M. José Dougan-Beaca a du intervenir au moins six fois:

  1. Premièrement, plusieurs pays se sont demandé comment il pouvait être possible qu'une ONG canadienne avec un tel nom ait pu être proposée pour l'accréditation. M. Dougan-Beaca: 'L'ONG en question remplissait tous les critères, c'est pourquoi le secrétariat l'a proposé pour l'accréditation'.
  2. L'Égypte signale que si elle dispose des documents concernant le processus d'accréditation (décisions prisent pendant le PrepCom organisationnel d'Août 2007), les estimés collègues des autres pays ne les ont pas. Pourquoi n'ont ils pas été mis à leur disposition? Patiemment, M. Dougan-Beaca a expliqué que comme il s'agit de 'vieux' documents, tout un chacun peut aller au centre de documentation, et qu'ils leurs seront fourni à l'instant. Il a aussi fait un court résumé du processus d'accréditation. L'Égypte considère qu'il est mauvais que les délégués aient à demander ces documents, pourquoi n'ont-ils pas été inclus dès le début?
  3. Quand le Pakistan, 15 minutes plus tard, a demandé comment le processus d'accréditation fonctionnait, M. Douga-Beaca a répété que le secrétariat voyait juste si les ONGs remplissaient les critères et que c'était au PrepCom de les accréditer.
  4. L'ambiance dans la salle a tourné à l'acerbe, et encore une fois M. Dougan-beaca a été interrogé. Il a d'abord présenté ses excuses pour sa réponse précédente 'directe' ('directe' voulant dire courte) et a continué en expliquant que le secrétariat ne décidait pas de qui serait accrédité, mais examinait seulement les critères. Il a en fait réitéré sa réponse précédente, mais en a fait une version de dix minutes.

À ce moment-là, nous avons arrété de prendre des notes à chaque fois que le coordinateur du secrétariat devait réexpliquer les règles de procédure, ou était, en quelque sorte, réprimandé pour les avoir suivi.

Une autre plainte notable: l'Inde n'était pas satisfaite du fait que le International Dalit Solidarity Network (Réseau international de solidarité avec les Dalits) du Danemark n'était mentionné dans les documents que par ses initiales IDSN. Ce qui était faux, mais M. José Dougan-Beaca est bien trop civilisé et patient pour en faire la remarque.


Suzette Bronkhorst pour ICARE




Les travaux à l'entrée sont en quelques sortes symboliques de ce qui se passe à l'intérieur...

ONGs?

Ce matin, un petit nombre d'ONGs ont bravé la pluie et ont fait la queue devant le bunker de la sécurité pour obtenir leur badge. En tout, quelques 20 ONGs étaient présentes aujourd'hui, alors qu'une trentaine avaient envoyé un courrier au secrétariat annonçant la venue de leurs représentants - entre 1 et 8 par ONG à ce que nous avons entendu - donc nous pensions voir quelques 100 représentants d'ONGs au maximum pendant ces deux semaines. Ce qui est peu par rapport au PrepCom de la Conférence mondiale de 2001. Il y a plusieurs raisons pour cela, mais c'est pour plus tard. Hè, il y aura une actvité ONG demain, la CONGO (Conférence des ONGs à statut ECOSOC).


L'équipe de ICARE à Genève

Mardi 22 Avril



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Citations du jour - Éditorial - Reportages de la réunion pléniaire gouvernementale - Fragment vidéo - Réunion d'information des ONGs



Citations du jour


'Mais Madame la Présidente, ma question est beaucoup plus longue que ma déclaration'
'La Présidence: Oh! Vous étiez tellement rapide que je n'ai même pas vu que vous étiez en train de négocier!'

Éditorial

Le bon, le bête et le comateux



La réunion d'aujourd'hui a traité de l'examen des rapports, études et documents pour le PrepCom et la Conférence d'examen de Durban ainsi que des contributions des organes et méchanismes des Droits de l'Homme comme le Groupe de travail intergouvernemental sur la mise en oeuvre efficace de la Déclararion de Durban et le Programme d'action, le Groupe de travail des experts sur les peuples de descendance africaine, le comité pour l'élimination de la discrimination raciale, le Rapporteur spécial sur les formes comtemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée et le Comité ad hoc sur l'élaboration de normes internationales complémentaires. Une longue liste. La plupart de ces contributions sont intéressantes et valables. Bien sûr, il en est aussi qui sont ennuyeuses, conflictuelles, contreproductives ou tout simplement stupides et haineuses. Après tout, nous sommes tous humains et partials, et nos représentants élus (dans la mesure où vous venez de pays tenant ces choses que l'on appelle des élections) ou leaders autonommés partagent quelques-unes de nos valeurs, qualités et défauts. C'est inévitable.


Une bonne contribution est venu du Groupe des experts sur les peuples de descendance africaine, qui ont fait 17 recommandations au PrepCom, soulignant la discrimination raciale subie par les descendants de peuples africain au sein du système judiciaire et dans le monde du travail.


La bétise est venue de l'ambassadeur algérien, qui parlait de sastika et de saswikas. 'Quand quelqu'un peint une sastika sur une tombe, nous savons tous ce que cela veut dire'. Hé bien, non, je ne le sais pas. Qu'est-ce qu'une sastika? Plus tard, il devint clair, dans le contexte, qu'il s'agissait d'une swastika. Bon, d'accord.


La chose comateuse est venue, encore une fois, de l'ambassadeur algérien, Idriss Jazaïri, qui partait pour l'or aujourd'hui. M. Idriss Jazaïri est aussi le Président du Comité ad hoc sur l'élaboration de nouvelles normes internationales, et c'est dans cette capacité qu'il s'est adressé à la salle: 'devons-nous accepter d'examiner l'antisémitisme comme une discrimination raciale qui prend pour cible les juifs, mais pas les arabes, qui sont aussi des sémites, et par extention toute la communauté musulmane, qui est exposée à cette forme de discrimination raciale appelée islamophobie?' Bien, le racisme anti-arabe est en fait de l'antisémitisme. Cette vieille rengaine. On pourrait appeler cela de la pure stupidité, mais M. Idriss Jazaïri est un homme cultivé, qui aime étaler son éducation d'Oxford. Cela signifie qu'il sait que ce qu'il dit est faux. Il fait délibérément l'amalgame de deux formes de discrimination distinctes , chacune suffisamment pénible en elle-même , à fin de banaliser et de s'accaparer l'une des deux. La haine à l'égard des musulmans est un problème très grave, tout comme l'antisémitisme. Il n' y a aucune raison de vouloir prendre ce dernier en otage, sauf pour des motifs politiques.


Encore une fois, ce fut une longue journée, mais elle apporta des choses intéressantes et de nouvelles ONGs! Un groupe de descendants d'Africains a joint le PrepCom; nous avons retrouvé quelques visages familiers (salut Glenda!), quelques représentants de Dalits supplémentaires (bonjour Umarkand) et les étudiants juifs européens (coucou Lili!), mais cela ne fait toujours que 30 représentants. Une bonne chose est que nous sommes tous très bien élevés. La folie et l'extrémisme nous viennent cette fois-ci de la séance plénière. Si nous travaillons tous dûr, faisons nos plaidoyers et incitons les gouvernements à accomplir au moins une partie de la Déclaration de Durban et du Plan d'action, nous pouvons encore transformer l'examen de Durban en succès.


Ronald Eissens pour les actualités d'ICARE




Fragment vidéo - Interview de Glenda Loebell-Ryan (en Anglais), sur les questions concernant les descendants africains.

La séance plénière

Le second jour de la session substantive du PrepCom a continué avec le point d'agenda 'l'organisation du travail', se concentrant sur l'établissement de groupes de travail intergouvernementaux ouverts inter-sessionnaux. L'Égypte a proposé des amendements de l'ébauche de 'L'ébauche de décision nr. 2' sur le document sur l'organisation du travail (A/CONF.211/PC.2/4). L'ébauche de décision nr. 2 se réfère aux dates auxquelles ces groupes de travail inter-sessionnaux vont se réunir, ainsi qu'à leurs objectifs. C'est un effort combiné de l'Égypte, de la Belgique et de l'Inde, tenant compte de quelques remarques complémentaires du Liechtenstein, qui a permis qu'un concensus rapide soit atteint sur l'amendement. L'ébauche de décision nr. 2 du document mentionné ci-dessus inclut maintenant une référence à la décision du PrepCom PC/1/15, la flexibilité du groupe de travail qui a convenu de se rencontrer à une date qui n'a pas encore été fixée, et, peut-être le plus important, que le groupe va examiner les contributions et commencer les négociations sur l'ébauche du document définitif.


Ce point de discussion étant clos, la Présidente Najat Al-Hajjaji a discuté de la limite du temps de parôle pour les intervenants selon les normes des Nations Unies (trois minutes pour les ONGs), ce qui a immédiatement été adopté par concensus. Cette discussion a conclu le sujet nr. 3 (sauf l'ONG canadienne, dont on parlera Lundi prochain).


Les autres pays ont fait leurs déclarations d'ouverture, la plupart du temps s'alignant sur leur groupes régionaux, qui s'étaient déjà exprimés hier. De façon intéressante, la Turquie a dit qu'une politisation de la discussion devait être évitée et que la Déclaration de Durban et le Plan d'action ne devaient pas être révisés. Comme on pouvait s'y attendre la Syrie s'est référée au monde changé depuis le 9/11, à l'augmentation de la haine anti-religieuse et le besoin de régler les problèmes de l'occupation et de la colonisation. Le Mexique a annoncé que la réunion du Groupe sud-américain (discutée lors de la réunion d'hier) aurait lieu entre les 17 et 19 Juillet prochains. Trois ONGs ont aussi fait des déclarations d'ouverture. Anne Bayefsky, de l'Institut pour les Droits de l'Homme et l'Holocauste s'est référée au sujet de l'ONG canadienne , ce qui a provoqué une réplique de l'Égypte. L'Égypte a déclaré reconnaitre le besoin d'ONGs combattant l'antisémitisme, mais a réaffirmé la position prise hier: l'ONG en question n'est pas accréditée et ils pensent qu'elle remet en question le but même de la Conférence de Durban. Ensuite, le Réseau européen contre le racisme a mentionné différents types de racisme méritant qu'on y porte attention ainsi que la crise de la nourriture actuelle.


À voir comme ça, il y a toujour de la redécoration qui a lieu au Palais des Nations... Durant l'après-midi, les rapports des Groupes de travail préparatoires ont été longuement examinés. Le Groupe de travail intergouvernemental pour une mise en application efficace de la DDPA a conclu que la seule manière de travailler viable est de suivre la voie classique: s'en tenir au texte de la DDPA. Le Groupe de travail des experts sur les descendants des peuples africains ont fait 17 recommandations au PrepCom dans leur rapport, soulignant la discrimination raciale subie par les descendants de peuples africain au sein du système judiciaire et dans le monde du travail. Ensuite le Comité pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD) a pris la parôle. Cette organisation a estimé que les progrès accomplis depuis Durban étaient insuffisants, déplorant le fait que seulement 15 ratifications de la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale ont été obtenues depuis 2001, faisant un total de 173 ratifications à la date d'aujourd'hui. Le CERD a appelé les états membres à continuer de la ratifier, à abandonner leurs réserves à l'égard de la Convention et à rendre leurs rapports au Comité à temps. Doudou Diène, Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée a souligné la nécessité de lier le racisme aux Droits de l'Homme et de ne pas confiner le problème à 'une discussion Nord-Sud'. Il a averti contre les plate-formes politiques qui mènent au racisme au sein des sociétés, ainsi que contre l'augmentation de la discrimination qu'il a pu percevoir ces dernières années. Enfin, la Présidence du Comité ad hoc pour des normes internationales complémentaires a informé le PrepCom du fait que le Comité n'était pas parvenu à attreindre une conclusion sur la question de savoir si les lacunes des normes existantes sont procédurelles ou concrètes de nature. C'est la raison pour laquelle le Comité va se réunir à nouveau en automne pour parvenir à une conclusion. Un membre du Comité sur les travailleurs immigrés était aussi présent et est intervenu pour demander aux états de ratifier la Convention pour la protection des travailleurs immigrés.


Après ces présentations eut lieu un 'dialogue interactif' avec les états membres, ce qui signifie que les états membres peuvent poser des questions aux experts sur leurs rapports. L'UE pose des questions sur des problèmes concrets concernant la contestation de l'existence de la discrimination raciale ayant lieu dans certains pays, et a demandé des exemples d'éléments opérationnels de la DDPA qui ne seraient pas encore fonctionnels. La Nouvelle-Zélande et la Suisse ont questionné le CERD spécifiquement sur les développements de la discrimination à l'égard des femmes et les Pays-Bas ont abordé le sujet de la discrimination 'double' ou 'combinée'. Beaucoup de pays de l'OCI (dont l'Égypte, le Pakistan, l'Iran et l'Algérie) ont fait référence à l'islamophobie et à la diffamation de la religion. L'Inde et le Népal ont ressenti le besoin de préciser que la discrimination du système de castes, même si elle a bien lieu nationalement, ne peut en aucun cas être catégorisé comme du racisme. Et enfin, l'ONG Indigenous World Association (Association mondiale autochtone) a demandé à ce que la société civile puisse participer de façon plus active à ces débats.


Ce n'est qu'à la dernière minute que les experts ont eu la possibilité de répondre aux questions posées par les délégués. De manière générale, les experts ont confirmé ce qu'ils avaient dit dans leurs déclarations précédentes: la Présidence du Groupe de travail sur les peuples de descendance africaine a insisté sur le fait que la responsabilité première repose chez les gouvernements; ce sont eux qui doivent combattre le racisme à sa racine. Le CERD a déclaré que sa position est, que la liberté d'expression peut être restreinte de manière à combattre la discrimination. Le Comité a aussi appelé à une coopération accrue entre le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes et le CERD. Le Président du Groupe de travail intergouvernemental sur la mise en application efficace de la DDPA a nommé la manière dont l'Australie a récemment traité le problème des Aborigènes comme un bon exemple de solution à des problème de racisme existant depuis longtemps. De plus, il a insisté sur le besoin de s'attaquer aux problèmes de l'islamophobie et de la christianophobie. Le Rapporteur spécial sur le racisme (M. Diène) a approuvé le point de vue du CERD que tous les pays peuvent utiliser l'option d'une limite à la liberté d'expression, pour prévenir qu'elle ne soit utilisée comme justification pour le racisme. Il a de plus appelé les états à ratifier et à mettre en application une législation contre la discrimination. Il a enfin abordé le sujet de la différence entre l'incitation à la haine vis à vis d'une religion (dans le contexte de Durban) et la diffamation (qui est une autre discussion). La Présidence du Comité ad hoc pour des normes internationales complémentaires a nommé un exemple d'antisémitisme, faisant référence aux croix gammées peintes sur des tombes arabes en France: selon elle, ceci devrait être considéré comme un acte d'antisémitisme.


L'équipe de nouvelles de ICARE à Genève

Nos bureaux à Genève

Réunion d'information des ONGs

À deux heures nous nous rendons à la réunion des ONGs organisée par CONGO, la Conférence des ONGs. Vingt neuf personnes étaient présentes. Devaient s'adresser à la salle, M. José Dougan-Beaca, du secrétariat du Haut commissaire aux Droits de l'Homme, Umarkant, de la Campagne nationale pour les Droits Humains des Dalits en Inde, Georgina Stevens du IMADR, M. Jibril Abdelbaghi, directeur du Centre d'aide et de documentation sur le Darfour de Genève et Philippe Dam, secrétaire de CONGO, qui présidait la réunion. Celle-ci fut un peu gâchée par le fait que CONGO n'avait pas assuré de traduction simultanée - ce qui a fâché les francophones, dont ceux du Groupe des descendants d'Africains. Heureusement, Bernice Dubois, représentante du MAPP et une habituée de l'ONU qui parle couramment le Français et l'Anglais, a très gracieusement offert son aide, est entrée dans une des cabines de traduction et s'est mise au travail. Au début de la réunion, Renate Blum, ancienne présidente de CONGO, a déclaré que l'on avait maintenant définitivement laissé Durban derrière nous, donnant l'exemple d'un autre évènement d'importance organisé par les Nations Unies, le Sommet mondial sur la société de l'information en 2003/2004, où la participation des ONGs s'était bien passée. Le CONGO avait facilité la participation des ONGs, et 'tout le monde en a appris quelque chose'. Elle a de plus ajouté que cette fois-ci, à l'examen de Durban, les ONGs feraient bien de mieux s'organiser, ou sinon elles courraient le risque de voir leur influence réduite à néant. Elle a dit que le Bureau pour la société civile n'éxistait plus, ce qui est dommage, car un tel bureau pouvait se connecter avec le bureau gouvernemental, et cette coopération pouvait augmenter l'impact des ONGs. Jann Lonn, membre du sub-comité du CONGO pour le suivi de la Conférence de Durban de 2001, a demandé pourquoi il y avait si peu de documents sur l'extranet de l'ONU. Comme l'extranet est l'endroit où l'on peut trouver la documentation sur tout ce qui se passe, ceci est vital. Les gens ont besoin de l'information pour pouvoir participer aux réunions. Philippe Dam voulait savoir si le meeting inter-sessionel allait être diffusé en direct sur Internet, de la même manière que ce PrepCom.


José Dougan-Beaca a ensuite pris la parôle pour nous dire qu'il allait discuter des possibilités de la diffusion sur le web avec ses collègues. Il dit que les PrepComs allaient être facilitées de la même manière que l'avait été la Commission des Droits de l'Homme, mais qu'il ne savait pas si cela pouvait se réaliser pour les réunions inter-sessionelles, à cause des implications politiques et financières.


Edith Ballantyne, membre du sub-comité du CONGO pour le suivi de la Conférence de Durban de 2001, réagissant aux propos de Renate Blum, dit qu'il devrait y avoir plus de support pour un bureau pour la société civile, que le forum des ONGs était nécessaire et qu'elle regrettait le manque d'initiative. Elle a ajouté que le forum des ONGs était probablement dépendant du lieu de la Conférence.


Ronald Barnes, de la Coalition pour les nations des peuples autochtones, dit que les ONGs comme parties prenantes semblaient déconnectées du processus. Que vont-elles faire? Il a aussi déclaré que la continuation de l'affrontement Nord-Sud allait entraver le processus. Ce dernier doit être changé.


Renate Blum: pour Durban il y avait un comité de pilotage des ONGs. Cette fois-ci il n'y en a pas, pour une raison bien spécifique - nous sommes toujours en train d'essayer de prévenir une même erreur que lors de la Conférence mondiale.


Umarkant - Comment réagir aux gouvernements qui n'ont pas répondu aux questionaire, aux gouvernements qui affirment que 'le racisme n'existe pas dans notre pays, donc nous n'avons pas créé de Plan d'action national - qu'y faire?


José Dougan-Beaca: les états sont libres de répondre ou pas au questionaire. Ils ont le droit de ne pas y répondre. Tout ce que nous pouvons faire est de les encourager à le faire. Y a-t-il une coupure entre les ONGs et les gouvernements dans ce processus? Oui, car il a été très lent. Sur le sujet du forum ONG - toutes les conférences majeures de l'ONU sont évaluées. Nous ne pouvons pas donner la priorité à un forum des ONGs. Nous devons aussi soutenir les réunions régionales. Le financement de 2001 a permis la participation de beaucoup d'ONGs. Cela n'est plus possible maintenant, nous ne pouvons plus faciliter de la même manière qu'en 2001. Encore un point concret: comment est-ce que les ONGs vont participer? Vous pourriez avoir des réunions préparatoires d'ONGs à tous les niveaux, comme vous êtes partie prenante du processus. Nous travaillons à présent selon les règles des Nations Unies. Pour ce qui est de combien de personnes nous attendons à la Conférence d'examen, nous n'attendons pas, ni nous n'encourageons une foule nombreuse - comme c'est une évaluation et que nous n'allons pas aborder de nouveaux sujets, nous nous attendons à voir quelques uns des anciens participants; nous ne cherchons pas à en avoir plus. Un forum des ONGs n'est pas dans la nature de ces types de conférences et c'est aussi une question de capacité. Ici, au Palais des Nations, nous pouvons accueillir 300 participants ONGs dans une des salles principales. Nous devons faire attention à comment les remplir. D'un autre coté, le lieu de la Conférence de 2009 n'est pas encore fixé, nous ne savons donc pas quelle en sera la capacité. M. Dougan-Beaca a ajouté que la Conférence d'examen ne traitera que de la Déclaration de Durban et du Plan d'action. 'Pourquoi est-ce que j'insiste là dessus? Parce qu'un consensus existe sur ce point. Pas sur quoi que ce soit d'autre. C'est tout ce qu'il y a à discuter'.


M. Chibo Onyeji, vice-président du ENAR, a tenu un plaidoyer sincère pour tenir la Conférence d'examen de Durban dans les (gigantesques) locaux de Vienne. José Dougan-Beaca a répondu qu'un nombre d'ONGs ont plaidé auprès de la Présidence du PrepCom pour ne pas tenir la Conférence à New york, pour la raison que cela créerait des problèmes d'accès pour certaines ONGs. Il ajouta que la Présidence était en faveur de Genève comme lieu de conférence, en raison des facilités présentes.


Umarkant, de la Campagne nationale pour les Droits Humains des Dalits en Inde prit la parôle et dit que des Dalits existaient aussi dans d'autres pays; au Japon, en Afrique et en Amérique latine; et que la descendance ouvrière et la discrimination de castes ne sont pas un petit problème limité à un pays. L'article 29 du ICERD traite de cette sorte de discrimination, et le CERD a demandé à tous les états membres de considérer le ICERD dans son contexte le plus large possible. L'Inde affirme évidemment que la discrimination de caste n'est pas couverte par le ICERD. Nous n'avons pas reçu d'accréditation pour ce PrepCom, alors que nous étions accrédités pour la Conférence mondiale. La discrimination de caste est une forme cachée d'appartheid, elle est invisible pour le reste du monde, mais nous l'avons rendu visible à Durban. L'Inde adopte une attitude de haute moralité: nous ne pratiquons pas la discrimination, mais en 2006 c'est le Premier ministre de ce pays même qui a dit que cela ne pouvait être comparé qu'à l'appartheid.


Georgina Stevens du IMADR pris ensuite la parôle. Elle dit que même si les pays et les régions trainent les pieds pour organiser des réunions régionales, cela ne devrait pas nous empécher d'organiser nos propres évènements. Nous ne devrions pas nous laisser ralentir par le manque de réponse des états. Nous devons nous coordiner, créer un front uni et être assez fort en tant qu'ONGs pour faciliter notre propre participation, les états membres et le secrétariat n'étant pas en état de le faire.


M. Jibril Abdelbaghi, directeur du Centre d'aide et de documentation sur le Darfour de Genève dit qu'en 2001, juste après Durban, l'horrible tragédie de 9/11 eut lieu et qu'à cause de cela, nous avons tous oublié beaucoup de choses. Nous partageons tous le même combat et la même vision du monde. Nous devons tous réfléchir à ce qui est arrivé et à comment travailler ensemble comme avant Durban. Nous devons nous réunir encore une fois pour parler plus longuement de cela.


Après ceci, Philippe Dam a clos la réunion et a annoncé que CONGO allait organiser un autre meeting d'informations pour les ONGs la semaine prochaine.


L'équipe de nouvelles de ICARE




Mercredi 23 Avril



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Citations du jour - Éditorial - Reportage de la session plénière gouvernementale - Qu'est-ce qu'un examen?



Citations du jour


'Et si nous remplissions le questionaire? C'est aussi ce que je veux savoir, mais mes gouvernements me disent qu'ils sont occupés'
'Nous savons que certains gouvernements trouvent les ONGs gênantes - c'est comme ça et pas autrement. Mais il ne faut pas les fâcher, ce serait contre-productif'
'Madame la Présidente, c'est l'usage de reconnaitre la Présidence comme la Présidence!'


Éditorial

L'école est finie!



Aujourd'hui il y avait peu de nouvelles et quelques moments intéressants. Pour le reportage point par point, voyez plus loin le reportage de la session plénière. Une forte déclaration commune a été faite parun groupe d'ONGs de la diaspora africaine , ENAR, le Réseau européen contre le racisme a plaidé pour une augmentation des droits des minorités en Europe, plus quelques autres petites choses. C'était un véritable fourre tout. D'une manière ou d'une autre, le fait que la Présidente, Mme Al-Hajjaji, ne pouvait être présente pendant la session de l'après-midi et le beau temps pointant soudainement son nez n'ont pas contribué à l'enthousiasme d'en faire une longue journée. Le délégué belge la remplaçant avait des difficultés pour faire intervenir les délégations, et comme la moitié n'est même pas revenue de la pause déjeuner, il a décidé de déclarer la journée finie à 17.30 heures, ce qui causa un ballet de diplomates et de représentants d'ONGs quittant le bâtiment comme un groupe d'écoliers surexités. Hé, n'est-ce pas le leader de la délégation [XXXXX] avec la fille de l'ONG [XXXXX] internationale dans cette voiture de sport? Mais si mais si. C'est la deuxième fois qu'ils partent ensemble de cette manière. C'est probablement pour des consultations intensives. Comme vous pouvez le voir, l'amour transcende tout et c'est bien que nous ne soyons pas des paparazzi.


Ronald Eissens pour l'actualité de ICARE




La séance plénière

La troisième journée de la session de fond ici a Genève fut assez légère. La réunion s'est ouverte avec le sujet nr. 5 sur l'agenda: les états et les ONGs ont pu partager des activités aux niveaux nationaux, régionaux et internationaux. Plusieurs pays se sont succédés à la tribune pour relater des exemples positifs de coopérations, suivis par deux ONGs. Le Stichting Monument National des Pays-Bas a d'abord pris la parôle au nom de huit ONGs de la diaspora africaine , déclarant son soutient au processus d'examen et appelant tous les autres états à y participer. Ils ont souligné le besoin de promouvoir la solidarité entre les victimes du racisme. Ensuite l'Institut pour les Droits de l'Homme et l'Holocauste a pris la parôle pour dénoncer le fait que l'antisionisme concentré sur Israël est la nouvelle forme de l'antisémitisme. La Présidente Najat Al-Hajjaji l'a rapidement arrétée, déclarant que ce sujet ne respectait pas l'ordre du jour, le sujet nr. 5. L'ONG a continué sur la même lancée et s'est encore une fois faite reprendre par la Présidence.


La discussion sur le sujet nr. 5 s'est arrétée à ce moment-là et la réunion a continuée avec le sujet nr. 6 sur l'agenda: l'objectif 1 du PrepCom, 'examiner le progrès et évaluer la mise en application de la DDPA [...]'. Le Groupe africain a souligné le besoin de se concentrer sur la mise en oeuvre de la DDPA et a posé plusieurs questions sur le statut de cette mise en oeuvre, les obstacles principaux et les solutions pratiques. L'Argentine est ensuite montée à la tribune pour insister sur le concensus lors du processus d'examen. La Russie aborde plusieurs sujets internes comme la résurgence du nationalisme, la négation de l'Holocauste par les néo-nazis et la distortion de l'histoire en résultant. L'UE prend fortement position en déclarant que la suite de Durban ne peut être un succès que si un large examen a lieu, sans se concentrer spécifiquement sur une région. L'UE a de plus insisté sur le besoin d'éviter l'empoisonnement de l'antisémitisme tel qu'il s'est manifesté lors du forum des ONGs de la Conférence de Durban en 2001. Et enfin l'UE a nommé l'inclusion de l'orientation sexuelle, a déclaré que les nouvelles conventions internationales sont suffisantes (pas besoin de conventions supplémentaires) et que le CERD est la pierre angulaire du combat contre le racisme. Plusieurs pays (dont ceux de l'OCI et l'Afrique du Sud) ont parlé de la liberté d'expression comme moyen et plate-forme menant à la haine anti-religieuse. De façon intéressante, le Soudan a appelé les états à porter attention aux formes contemporaines de racisme, qui touchent particulièrement les femmes et les enfants. Ensuite les ONGs ont pu prendre la parôle et l'Institut pour les Droits de l'Homme et l'Holocauste est à nouveau monté à la tribune. L'ONG répond au problème soulevé par l'Algérie hier: leur position que les profanations de tombes arabes en France peuvent être caractérisées comme de l'antisémitisme et que ce terme n'est applicable qu'aux Arabes comme peuple sémite. Encore une fois, la Présidence intervient à la suite d'un rappel à l'ordre de l'Algérie: ce pays déclare que sa déclaration a été déformée. La Présidence instruit l'Institut pour les Droits de l'Homme et l'Holocauste de continuer, et rappelle que toutes les ONGs sont les bienvenues mais que leur déclaration doivent correspondre au sujet traité. L'ONG continue sa déclaration, insistant sur le fait qu'elle se tenait au sujet et exprime sa frustration d'être la seule à être interrompue par la Présidence. Comme elle termine sa déclaration, la Présidence intervient encore une fois à la suite d'un autre rappel à l'ordre de l'Algérie qui déclare que l'ONG n'a pas été complète dans sa citation, et relit sa déclaration originale pour le prouver. L'Égypte réclame aussi un rappel à l'ordre pour indiquer des contradictions dans les déclarations de l'ONG. Et enfin ENAR prend la parôle pour plaider pour une augmentation des droits des minorités en Europe.


La session de l'après-midi, présidée par la Belgique qui remplaçait Mme Al-Hajjaji, celle-ci ne pouvant être présente, fut assez courte aujourd'hui. La réunion commença par une déclaration de la Chine sur l'importance de l'éducation et du renforcement de la diversité dans le combat contre le racisme. Deux ONGs se succèdent ensuite à la tribune - l'Association des citoyens du monde (qui appelle à la création d'une base de données qui permette de comparer les jurisprudences des différents pays) et une déclaration du MRAP, qui recommande au PrepCom de faire une compilation de tous les engagements et les institutions se consacrant aux Droits de l'Homme. Hélas, l'équation Israël = appartheid a gâché un point principal de leur contribution.


En passant de l'objectif 1 à l'objectif 2: 'évaluer l'efficacité des méchanismes de suivi de Durban et d'autres méchanismes pertinents de l'ONU pour les améliorer', le Groupe africain a tout de suite insisté sur l'amélioration. L'UE réfute en déclarant qu'il y a déjà une prolifération d'instruments anti-racistes, et que l'amélioration et la prolifération sont contre-productifs. L'UE questionne ensuite le secrétariat sur la possibilité de compiler tous les mandats de l'ONU en la matière pour estimer les duplications. L'Argentine, le Chili et le Mexique soulignent l'importance de méchanismes efficaces, sans évoquer la création de nouveaux. Et enfin le African Canadian Legal Clinic (représentant 7 autres ONGs) insiste auprès du Canada pour qu'il participe au processus d'examen de Durban, leur sentiment étant que ce pays s'est retiré sans consulter la société civile canadienne et que cela envoie un mauvais message sur l'importance du processus international des Droits de l'Homme.


Comme la Présidence voulait clore la réunion, l'Inde a fait une déclaration regardant l'accréditation des ONGs (voyez les reportages précédents). Lundi dernier 33 ONGs se sont vues refuser leurs accréditations, mais l'Inde se réfère maintrenant à une ONG qui s'était pas parmi celles-ci: le International Dalit Solidarity Network (Réseau international de solidarité dalit). L'Inde déclare encore une fois que, comme le secrétariat ne lui a pas fourni les informations correctes, elle n'a pas eu assez de temps pour répondre/faire objection à la demande d'accréditation de cette ONG. Elle réclame des explications sur l'usage d'acronyme fait par cette ONG ainsi que sur les informations tardives. Le Sri Lanka et le Bouthan s'alignent sur cette position. La Présidence conclut le troisième jour de session de fond en proposant que le secrétariat réponde à ces questions le Lundi suivant, quand l'accréditation de l'ONG canadienne sera aussi traitée. Les trois pays se déclarent d'accord avec cette proposition et la réunion se termine, à temps pour les délégués puissent profiter des premiers rayons de soleil de la semaine.


L'équipe de nouvelles de ICARE à Genève

Qu'est-ce qu'un examen?

En Août 2007, pendant la session d'organisation, le Comité préparatoire de la Conférence a établi les objectifs de la Conférence d'examen de Durban comme suit:


  1. Examiner les progrès fait et juger de la mise en oeuvre de la Déclaration et du Programme d'action par toutes les parties prenantes aux niveaux nationaux, régionaux et internationaux, y incluant une estimation des manifestations contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée à travers un processus inclusif, transparent et accompli dans un esprit de collaboration, et identifier des mesures et initiatives concrètes pour combattre et éliminer toutes les manifestations de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée afin de faciliter la mise en oeuvre de la Déclaration de Durban et du Programme d'action;
  2. Évaluer l'efficacité des méchanismes existants de suivi de Durban ainsi que les autres méchanismes traitant du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance qui y est associée pour les améliorer;
  3. Promouvoir la ratification et la mise en oeuvre universelle de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale ainsi que d'accorder l'attention appropriée aux recommandations du Comité sur l'élimination de la discrimination raciale;
  4. D'identifier et de partager les bonnes pratiques réalisées dans le combat contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée.

Pour faciliter le processus d'examen de Durban, le bureau du Haut commissaire des Nations unies pour les Droits de l'Homme a rédigé un questionaire qui a été distribué aux 192 états membres. Ce questionaire consiste en 6 questions principales basées sur les objectifs de la Conférence d'examen de Durban :


  • Question 1: Pouvez-vous faire une évaluation de la mise en oeuvre de la Déclaration de Durban et du Programme d'action dans votre pays?
  • Question 2: Pouvez-vous faire une évaluation du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance qui y est associée ainsi que des initiatives prises contre ces problèmes afin de les éliminer dans votre pays?
  • Question 3: Identifiez, s'il vous plait les mesures et les initiatives concrètes pour combattre et éliminer toutes les manifestations de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée afin de faciliter la mise en oeuvre de la Déclaration de Durban et du Programme d'action.
  • Question 4: Comment votre gouvernement évaluerait-il l'efficacité des méchanismes de suivi de Durban ainsi que des autres méchanismes pertinents des Nations Unies traitant des problèmes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée afin de les améliorer?
  • Question 5: Quelles sont les démarches entamées par votre gouvernement pour ratifier et/ou mettre en oeuvre la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, et pour accorder l'attention appropriée aux recommandations du Comité sur l'élimination de la discrimination raciale?
  • Question 6: S'il vous plait, identifiez et partagez les bonnes pratiques réalisées dans le combat contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée dans votre pays.


En bref, quel est l'impact général, s'il y en a un, de la Déclaration de Durban et du Programme d'action (DDPA) dans votre pays, pouvez-vous mesurer le niveau et l'étendue du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance qui y est associée dans votre pays aujourd'hui et qu'est-ce que vous, gouvernement, faites contre cela?


Des 192 états membres, seulement 39 ont pris la peine de répondre et il faut les remercier pour cela. Les réponses vont de 'nous n'avons pas de problèmes de racisme', à des pages et des pages de mesures prises pour éliminer toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée.


Quelques citations tirées des réponses à la deuxième question:


Bulgarie

La Bulgarie a toujours maintenu que toute forme de discrimination est inacceptables et que la communauté internationale doit confronter toutes les formes de discriminations.


Burkina Faso

Le racisme et la discrimination sont un problème social bien connus au Burkina Faso. Les étrangers vivant au Burkina Faso sont bien intégrés n'ont à faire face à aucune hostilité de la part de la population locale. Notre société se compose de environ 60 groupes ethniques avec une variété de langues et de cultures. Mais il existe dans certaines de ces cultures des pratiques qui pourraient être considérées comme discriminatoires. L'inter-marriage entre certains groupes ethniques et certaines castes est prohibé pour des raisons historiques.


Iran

Il y a une augmentation de la violence raciste et de la xénophobie dans beaucoup de parties du monde, ainsi que de la diffamation à l'égard de la religion, le rejet de la diversité ainsi que de l'islamophobie et de l'incitation à la haine de l'islam. La situation dans les territoires occupés palestiniens qui constitue une large variété de violations des droits civils et politiques.


Irlande

Même si la Loi sur l'interdiction de l'incitation à la haine est robuste, il n'y a en ce moment dans le droit pénal pas de définition de délit raciste.


Liechtenstein.

Les manifestations de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée ont diminué ces dernières années et sont en général très rares.


Qatar

La société du Qatar est très diverse, avec beaucoup de travailleurs immigrés et aucune xénophobie ou intolérance n'a été observée.


Roumanie

Des manifestations publiques isolées ont pu être observées lors de certains évènements sportifs. L'intolérance et la discrimination à l'égard de la minorité Rom perdurent.


Fédération de Russie

Il n'y a pas de partis politiques dont les programmes sont basés sur les idées de supériorité de la race et dans le pays, le processus politique se déroule en accordance avec les principes de la non-discrimination et du combat contre le racisme dans les domaines politiques, socio-économiques et culturels.


Sénégal

Actuellement, il n'y a pas eu d'action racistes perpétrées dans le pays. Le Sénégal incarne la tolérance et a une ancienne tradition de coexistence harmonieuse entre les cultures et de dialogue des religions.


Suède

RLes crimes racistes se produisent régulièrement en Suède malgrès les efforts accomplis. Des crimes comprennant l'islamophobie, l'antisémitisme et la xénophobie continuent à être identifiés dans les rapports de police.


Syrie

La Syrie déclare ne pas souffrir de problèmes de discrimination raciale. Des mesures ont été prises par la Syrie pour prévenir la discrimination. Les citoyens et les résidents jouissent de façon égale des Droits de l'Homme. Il n'y a pas de crimes haineux.



Les réponses complètes par pays sont ici


Et qu'en est-il des 153 pays qui n'ont pas répondu au questionaire? Quand vont-ils répondre? Ou vont-ils répondre uniquement pendant le PrepCom et/ou la Conférence elle-même? Dans ce cas je ne pense pas que 3 à 5 jours seront suffisants. Si les pays veulent, comme ils le prétendent, sérieusement éliminer le fléau du racisme, ils doivent commencer par reconnaitre que tous les pays du monde sont confrontés à ce problème, et ils doivent le confronter sérieusement.


Nous sommes en train de rassembler les données pour nos scores par pays . Qu'est-ce que les états membres des Nations Unies ont fait des résultats de la Conférence mondiale contre le racisme de 2001 à Durban? Ont-ils créé des plans d'action nationaux ou quoi que ce soit d'autre en rapport avec la Conférence? Si vous avez des renseignement sur un pays qui n'est pas mentionné ici, faites-le nous s'il vous plait savoir à: info@icare.to


Suzette Bronkhorst pour les actualités de ICARE




Notre divertissement quotidien: observer les travaux de construction à l'entrée principale

Jeudi 24 Avril



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Citations du jour - Éditorial - Fragment vidéo - Reportage de la session plénière gouvernementale



Citations du jour


Pas de citations. Aucune. Comme la plupart sont soit en train de déjeuner, soit en train de faire un somme ou de trainer en ville, comment pouvons-nous en glaner?


Éditorial

Vacances d'été?



La réunion du matin a comme d'habitude commencé avec une demie heure de retard, à 10.30 heures. Mais au bout d'une heure et 47 minutes (à 12.17 heures), il a été décidé de tenir des consultations et d'arréter le travail, pour le reprendre à 16 heures. Oui, le temps aujourd'hui est de nouveau excellent, mais celà n'avait bien sûr rien à voir. Nous nous sommes tous de nouveau assemblés à 16 heures et avons commencé le travail à 16.20 heures; la salle était presque vide. Des 192 états membres, seulement 30 ont pris la peine de revenir après cette pause déjeuner prolongée. À certains moments, il y avait plus de représentants d'ONGs présent que de délégués. Après seulement 33 minute, la Présidence - encore une fois un remplacement, Mme Al-Hajjaji étant, comme hier, absente - a clos la réunion comme le peu de pays présents n'avaient plus de remarques à faire. Au total, 2 heures et 20 minutes de travail pour le PrepCom ont été accomplies aujourd'hui. Je ne savais pas si il fallait en rire ou en pleurer. Les sous de nos impôts en Euros, Dollars et toutes les autres monnaies au travail. Plusieurs délégués entendus dans les couloirs et hors du bâtiment: 'Ceci n'a été qu'une réunion symbolique' ; 'Qu'est-ce qu'on [bliiip] ici de toutes façons, et qu'est-ce qu'on va [bliiip] ici la semaine prochaine?' ; 'Il parrait qu'on a couvert le plus gros, mais personne ne veut vraiment parler du fond'. Je pense que la dernière remarque est proche de la vérité. On sent des relents de mauvaise volonté, ou de ne pas vouloir réellement faire l'examen de Durban. Il est intéressant d'entendre toutes les délégations, en particulier l'OCI et le Groupe africain, insister constamment sur l'importance de l'examen de Durban, puis de voir que plus tard dans la semaine, quand le temps tourne au beau, elles n'apparaissent pas, elles ne répondent pas au questionnaire et font de leur mieux pour éviter le plus possible la substance du débat, préférant les discussions sur les procédures et les débats stupides sur l'accréditation des ONGs.


Ronald Eissens pour l'actualité de ICARE.



Fragment vidéo

Interview avec M. Doudou Diène, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée, sur ce qu'il considère important pour la Conférence d'examen de Durban, l'accréditation de l'ONG canadienne juive CIJA, la rumeur selon laquelle il serait le prochain Haut commissaire des Droits de l'Homme de l'ONU, l'antisémitisme à la Conférence mondiale de Durban, et d'autres sujets.



La séance plénière

Ce quatrième jour de cette première session de fond se révéla être court pour ce qui est des réunions plénières. Pendant la session du matin, les états membres ont terminés leurs déclarations concernant l'objectif 2 ('évaluer l'efficacité des méchanismes de suivi de Durban et des autres méchanismes pertinents afin de les améliorer'). Le délégué algérien prit la parôle en premier en insistant sur l'importance des initiatives nationales, pour que la DDPA ne reste pas lettre morte. La Syrie déclare ensuite que les méchanismes internationaux existant ne sont pas suffisant, puisque de nouvelles formes de racisme apparaissent. Ce pays appelle aussi à faire la distinction entre le racisme individuel et le racisme étatique; dont il sent que l'existence est remise en cause par certains états démocratiques. De plus, la Syrie a relevé le déni persistant du droit à l'auto-détermination au Moyen-Orient. Enfin, la Chine est montée à la tribune pour proposer que le Bureau du Haut commissaire aux Droits de l'Homme augmente son soutient aux méchanismes existants.


European Soccer Championship fever hits the townEnsuite, ce fut le tour des ONGs. L'Institut pour les Droits de l'Homme et l'Holocauste a pris la parôle en réponse à un point fait la veille par la délégation égyptienne (voir le reportage d'hier sur la session plénière). L'ONG a aussi dénoncé des fautes dans le système du Conseil des Droits de l'Homme (CDH). Le résultat de cette déclaration fut une répétition de ce qui s'est passé la veille: la Présidente Najat Hajjaji est intervenue et a exigé que l'Institut pour les Droits de l'Homme et l'Holocauste se tienne à l'ordre du jour. L'ONG a expliqué pourquoi elle tenait à cette discussion: les fautes du CDH sont un méchanisme pertinent de l'ONU, et donc se conformant à l'ordre du jour. Elle a continué sa déclaration sur le droit à l'auto-détermination du peuple juif, mais a été interrompue encore une fois par un rappel à l'ordre de la Syrie dont le délégué déclara que l'ONG était encore une fois hors sujet. La Présidence intervint donc encore une fois. L'Institut pour les Droits de l'Homme et l'Holocauste termina sa déclaration, après quoi le délégué égyptien pris la parôle pour un autre rappel à l'ordre: non seulement l'ONG était hors sujet, mais ses déclarations étaient fausses. L'Algérie soutint ce point. De façon intéressante, la Présidence a ensuite appelé tous les participants à se tenir au sujet traité et à ne pas ajouter à la tension régnante. Le MRAP pris ensuite la parôle pour réitérer son appel d'hier à compiler tous les Plans d'action nationaux contre le racisme. Et enfin Umarkant monta à la tribune pour s'exprimer au nom du Forum asiatique pour les Droits de l'Homme et le déveoppement, de la Fédération luthérienne mondiale, du Mouvement international contre la discrimination et toutes les formes de racisme et de Pax Romana, appelant à la reconnaissance de la discrimination de caste comme une forme de racisme, beaucoup d'organes de l'ONU et le Rapporteur spécial sur le racisme Doudou Diène l'ayant déjà reconnue comme telle.


La réunion de l'après-midi fut brêve et a traité de l'objectif nr. 3: l'attention accordée à la Convention internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (ICERD) et les recommandation de son Comité (CERD). Le Groupe africain a exprimé ses regrets sur le fait que la ratification de cette convention n'était pas encore universelle et a insisté sur l'importance de l'ICERD en combinaison avec la DDPA. l'UE a déclaré ensuite que tous ses membres sont signataires de la Convention dont l'universalité est cruciale. Ensuite l'UE a relevé un souci du CERD, le fait que certains états ne se tenaient pas à l'interprétation large de l'article 1 de la Convention (la définition de la discrimination raciale), ce qui conduit à la minimiser. La Turquie a encouragé tous les états à rendre leurs rapports au CERD à temps, et à obéir aux recommandations du Comité. Le Brésil et le Sénégal se joignirent à cet appel, appelant les états à ne pas avoir de doutes. La délégation algérienne a ensuite pris la parôle pour se référer aux origines du principe de non-discrimination, la loi internationale. Cette délégation a ensuite ajouté que la loi internationale donnait aux états la lattitude de souscrire ou pas aux conventions internationales. Appeler à ne pas douter est pour cette raison incorrect, l'Algérie argumentant que l'utilisation de la réécriture des modifications sur les doutes existants serait plus pragmatique.


L'équipe de l'actualité de ICARE à Genève

Quelques uns d'entre nous doivent travailler dur

Vendredi 25 Avril



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Citations du jour - Éditorial - Reportage de la session plénière gouvernementale



Citations du jour


'Êtes-vous en consultation avec une bonne bouteille de vin?' 'Non, avec du poisson cru'
'Nous ne sommes pas au courant d'une Conférence Durban II'


Éditorial

L'art de la rumeur



Le dernier jour de la première semaine du premier PrepCom de fond pour l'examen de Durban fut encore une fois court. La séance plénière a commencé à 10.30 heures et la Présidence nous a informé que, due à une réunion du bureau et des consultations informelles, elle se terminerait à 13 heures, dépendant du nombre d'intervenants. Beaucoup d'information circule hors des réunions officielles, certains apellent cela 'des sources diplomatiques', nous appelons la chose par son nom: la rumeur. Cette bonne vieille rumeur genevoise a du travailler dur hier. Elle nous annonçait que 'l'Afrique du Sud n'offre plus d'accueillir la Conférence Durban II de l'ONU sur le racisme, maintenant attendue au printemps 2009 en Europe'. Cette histoire non confirmée ('selon des sources diplomatiques') a été publiée comme un communiqué de presse. D'autres rumenurs non confirmées: le Groupe africain suggère que la Conférence se tienne à l'UNESCO à Paris, le second PrepCom de fond prévu pour Octobre se tiendrait en Janvier 2009, et la Conférence d'examen elle-même pendat l'été 2009.


GandhiMais tenons-nous en aux faits. Premièrement, il s'agit de la Conférence d'examen de Durban. Le nom erroné de 'Durban II' suggère que ce sera une conférence à part entière, ce qui n'est pas le cas, et cela suggère aussi que ce sera la même chose sinon pire que la Conférence contre le racisme de 2001. Pour l'instant rien n'indique cela. Le comportement néfaste des états membres n'est pas pire que durant la Conférence mondiale ou que pendant n'importe quel meeting du Conseil des Droits de l'Homme. Les quelques 30 ONGs présentes se comportent pour la plupart bien.
Le fait est que l'Afrique du Sud n'a jamais formellement offert d'accueillir la Conférence pendant ce PrepCom. C'est le Président Sud-Africain Mbeki qui l'a fait pendant son discours sur l'état de la nation devant le parlement de son pays en Février dernier, mais les signes indiquent que pour un nombre de raisons, cela ne se fera pas.
La rumeur veut que ce sont l'UE et le Président français Sarkozy qui ont usé de leur influence, les Sud-Africains ayant 'parlé trop tôt et dépassé les limites'. Fait est aussi que la Présidence lybienne du PrepCom, Mme Najat Al-Hajjaji, a présenté un projet de résolution sur le lieu où doit se tenir la Conférence , qui dit que si personne ne propose d'accueillir la Conférence avant la fin du PrepCom, celle-ci se tiendra soit à Genève, soit à New-York. Elle a aussi fait savoir aux ONGs, par la bouche de M. José Dougan-Beaca, directeur du secrétariat, qu'elle préfère Genève, entre autre pour ses facilités au Palais des Nations. Oui je sais, tout cela est bien trop compliqué à comprendre et à expliquer pour les journaux, et cetera. Après tout, le temps est au beau, les faits sont ennuyeux et les titres sur 'Durban II' vendent mieux ou correspondent mieux à ce que nous voulons croire qu'il se passe.


Lundi prochain il y aura plus de 'jeux et d'amusement'; le premier point d'agenda est le débat sur l'accréditation du International Dalit Solidarity Network (IDSN) et du Canadian Council for Israel and Jewish Advocacy (CIJA ou Conseil canadien pour la défense et la promotion des droits des Juifs et d’Israël). Il me semble que ces deux organisations auraient pu organiser quelque chose en commun. La solidarité mutuelle favorise les contacts, mais des fois ça ne marche pas. Je suppose que nous devons tous y travailler.
Un autre exemple de mauvais journalisme a été donné par le journal Haaretz dans l'article 'L'Iran tente de bannir une ONG juive canadienne de la conférence anti-raciste' . Il y a tellement de fautes dans l'article que je me demande ce qu'ils ont bien pu fumer: 'La Conférence mondiale contre le racisme doit se tenir en 2009'. Euh, non, elle s'est tenue il y a 7 ans, à Durban, en Afrique du Sud, en 2001. En 2009 l'ONU organisera un examen des documents produits en 2001, qui n'est pas appelé Durban II, mais la Conférence d'examen de Durban. Une autre énormité: 'Pour éviter une controverse similaire à la conférence de 2009, les ONGs n'auront droit qu'au statut d'observateur'. Pfff! Les ONGs n'ont jamais droit à un statut autre que celui d'observateur aux conférences de l'ONU! De plus, la controverse, en d'autres mots, l'explosion de haine antisémite, a eu lieu principalement au Forum des ONGs. Si vous voulez écrire sur Durban et ce Moloch qu'est l'ONU, vérifiez au moins vos faits!

Nous attendons maintenant que le PrepCom prenne une décision sur le lieu où se tiendra la Conférence. On l'attend pour le dernier jour, ce qui sera probablement mercredi de la semaine prochaine, le jeudi l'ONU est en congé officiel pour l'Ascension et voyant comment les choses se sont passées cette semaine, il nous semble très improbable que les délégués reviendrons juste pour une journée.
La mauvaise nouvelle pour ICARE est que Emilie Kuijt, qui a fait tous les reportages méticuleux depuis les sessions plénière de la semaine passée, a quitté Genève pour un autre travail au pays, les reportages sur les sessions plénières de la semaine prochaine seront, euh, différents :-)


Un des points forts de la journée d'hier a été l'interview de M. Doudou Diène, Rapporteur spécial de l'ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discriminarion raciale, de xénophobie et les intolérances y afférentes, sur la Conférence d'examen de Durban, l'accréditation de l'ONG Canadian Council for Israel and Jewish Advocacy (le Conseil canadien pour la défense et la promotion des droits des Juifs et d’Israël), la rumeur selon laquelle il serait le successeur du Haut Commissaire pour les Droits de l'Homme Louise Harbour, et d'autres sujets. Jetez-y un coup d'oeil. Maintenant nous partons vers le lac Léman pour absorber du soleil et de l'air frais dont nous avons bien besoin. À Lundi!



Ronald Eissens pour les actualités de ICARE.




Reportage de la session plénière gouvernementale

La première semaine de la session de fond s'est terminée par la conclusion du sujet 6 sur l'agenda; plus spécifiquement, l'objectif 4 se référant à l'identification et le partage les bonnes pratiques réalisées dans le combat contre le racisme. Beaucoup de pays se sont exprimés et ont échangé leurs points de vue sur le sujet. Les pays africains ont choisi de s'exprimer à travers leur groupe régional, le Groupe africain. Ils ont déclaré que peu de bonnes pratiques ont été développées, ou qu'elles étaient invisibles. Le Groupe africain a approuvé l'établissement de comités nationaux de vérité et de réconciliation, ainsi que la présentation d'excuses formelles (comme l'Australie l'a recemment fait vis à vis des Aborigènes). Et enfin, ils ont traité du développement de lois contre l'incitation à la haine religieuse comme bonne pratique.


D'autres pays ont choisi de traiter individuellement de leurs bonnes pratiques. Beaucoup d'entre eux (l'Allemagne, la Suisse, la Slovénie, la Belgique, le Royaume-Uni, l'Iran, l'Argentine, la Norvège) ont souligné la création d'organes de contrôle nationaux indépendants, ainsi qu'une bonne collaboration avec les ONGs (le Mexique et la Slovénie). En outre, la France a explicitement mentionné le sujet des peines alourdies pour les crimes liés au racisme et le Royaume-Uni a fait part du fait qu'il est en train de revoir toutes les lois se référant au sujet. La Slovénie et la Tchéquie ont mentioné les Roms, soulignant leur connaissance du problème et déclarant travailler dur à l'éducation de la population et à la prévention du racisme. L'Allemagne a mis l'accent sur la mise en oeuvre à grande échelle de la législation de l'UE, ainsi que sur les activités et conférences de l'OSCE tenues en Europe ces dernières années, l'une d'elles sur l'antisémitisme. Le Brésil et la Norvège ont mentionné la discrimination positive comme faisant partie de leur dispositif national. De façon étrange, le Nigéria a ensuite pris la parôle pour déclarer que le système de caste n'avait pas sa place dans leur société, en réponse à une 'attaque' d'une ONG sur le sujet. D'où cette 'attaque' venait n'était pas clair, aucune des ONGs s'étant exprimées la veille n'ayant mentionné le Nigéria. Et enfin, le délégué syrien a déclaré qu'il n'y a pas de racisme en Syrie, pour ensuite annoncer que son pays développe un plan quinquénal pour faire face aux défis qui s'annoncent. Il a aussi souligné le rôle important joué par son pays dans l'assistance aux réfugiés irakiens.


Avant que les ONGs ne prennent la parôle, la Commission du Conseil de l'Europe s'est exprimée sur l'importance de l'égalité des sexes et sur le bon travail accompli par les pays européens anisi que par l'Institut des Droits de l'Homme de Vienne. La première ONG à prendre la parôle fut le European Roma Rights Center, pour citer des bonnes pratiques bulgares et roumaines: ces deux pays sont les seuls qui ont prohibé la ségrégation des enfants roms à l'école dans les pays où celle-ci est considérée comme normale. Ensuite, Youth Against Racism a appelé à la création d'un comité de la jeunesse des Nations Unies, pour pouvoir participer à un plus haut niveau, et a aussi demandé au PrepCom la facilitation d'un forum de la jeunesse à la Conférence d'examen de Durban de 2009. Et enfin, l'Institut pour les Droits de l'Homme et l'Holocauste a traité des questionnaires (que les pays doivent remplir pour la Conférence d'examen) rendus par la Syrie, l'Iran, le Sénégal et l'Algérie. L'ONG déclare que ces nations ont nié l'existence de racisme au sein de leurs sociétés et a averti contre les conséquences qu'une telle attitude pouvait avoir pour le résultat de la Conférence d'examen. Avant la fin de la réunion, l'Égypte a fait un rappel à l'ordre pour corriger l'Institut pour les Droits de l'Homme et l'Holocauste sur son usage du nom 'Durban II'. 'Nous ne sommes pas au courant d'une Conférence Durban II, elle s'appelle la Conférence d'examen de Durban, et j'invite tout le monde à la nommer par son nom correct. De plus, la Durbanophobie n'est pas consistante avec les objectifs de la Conférence d'examen'.


La Présidente Najat Al-Hajjaji a conclu la réunion en annonçant que les 4 objectifs ont été discutés, et que comme convenu au début de la session de travail, il n'y aurait pas de plénière cette après-midi. Cette après-midi une réunion du Bureau se tiendra ainsi que des consultations informelles. Lundi, on pourra commencer à rédiger une ébauche de Document final. Mais avant cla, il faudra traiter de l'accréditation des ONGs (IDSN et CIJA). La dernière déclaration de la journée était l'annonce que l'ambassadeur d'Arménie allait présider le Groupe de travail intergouvernemental intersessionel. Quand ce groupe de travail se réunira à la fin Mai, il confirmera l'élection formelle de l'ambassadeur.


L'équipe de l'actualité de ICARE à Genève

Presque fini!

Lundi 28 Avril



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Citations du jour - Éditorial - Fragment vidéo: interview de l'Ambassadeur Ömer Orhun - Session plénière - Réunion ONGs



Citations du jour


'Personne ne dit rien!'
'Il y a une conspiration souterraine pour empêcher un forum des ONGs'


Éditorial

'Et bien, c'est une très forte déclaration!'



Bonjour! J'espère que vous avez tous passé un bon weekend pendant que nous trainions ici à Genève, nous ennuyant à en mourrir, l'entrée du temple de la sagesse, le Palais des Nations, nous étant barrée depuis deux jours. Ce fut une étrange journée. Beaucoup de choses se sont passées, mais pas forcément dans la salle plénière. Interfaith International a organisé une réunion d'ONGs et les gouvernements ont tenu des réunions informelles. Et puis il y eut la déclaration lue par M. Ted Stahnke de Human Rights First au nom de 94 ONGs. Cette 'Déclaration de principes fondamentaux pour la suite de la Conférence mondiale contre le racisme' , une initiative de l'institut Jacob Blaustein pour l'avancement des Droits de l'Homme et la Fondation Magenta a attiré beaucoup d'attention. Comme la matinée était assez tranquille et qu'il n'y avait que 6 représentants de gouvernements qui ont pris la parôle, le contenu de cette déclaration, qui appelle à un examen de Durban libre de haine, a attiré beaucoup d'attention. Si vous avez déjà assisté à une réunion de l'ONU vous comprendrez que ceci n'arrive pas tous les jours. Quand M. Stahnke a fini, le seul journaliste présent lui a sauté dessus, ainsi que sur Doudou Diène, Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, etc, et a même couru pour en obtenir une copie; 'Et bien, c'est une très forte déclaration!'. C'est effectivement le cas. Vous pouvez la voir ici sur video (en Anglais).


Informel, informels, informelles. Aujourd'hui a été la grande journée des sessions informelles. Nous avons passé environ une heure et demie dans la salle plénière, et le reste du temps les délégations étaient ailleurs en train de négocier. Nous avons même été autorisés à y assister en partie, pendant deux heures à la fin de la journée. Une soi-disant session informelle est une session à laquelle les ONGs peuvent participer, en opposition à une session informelle-informelle, ce qui signifie 'fermée et confidentielle'. Vous nous suivez toujours? :-) Donc, pourquoi tant de sessions informelles et de négociations? Simple. Aujourd'hui nous avons commencé de travailler sur le point d'agenda numéro 7, l'ébauche de document final de la Conférence d'examen de Durban. Bon, nous avons commencé par travailler sur le format ou le cadre, ce qui n'est pas exactement la même chose que de travailler sur le fond, mais plutôt sur la question de quel contenu doit se trouver dans le cadre, de manière à ce que quand et si cela sera décidé, on puisse parler du fond. Une aspirine, peut-être?
Quelques morceaux choisis: demain se tiendra une réunion ONG sur le racisme anti-noir, de l'esclavage à la Conférence d'examen de Durban. Un groupe d'ONGs a demandé un meeting avec le Haut Commissaire aux Droits de l'Homme Louise Arbour et avec le Bureau pour obtenir leur support pour un forum des ONGs à la Conférence d'examen. La rumeur: personne ne s'attend à ce que le PrepCom se tienne Vendredi prochain. Nous verrons bien.



Ronald Eissens pour l'actualité de ICARE.




Fragment vidéo

Interview (en Anglais) avec l'ambassadeur Ömer Orhun, représentant personnel de la Présidence du bureau combattant l'intolérance et la discrimination vis à vis des musulmans, sur sa candidature au poste de Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée.


Notes de la session plénière

La réunion du matin, qui a commencé à 11h30 comme d'habitude, n'a duré que 50 minutes. Dès le début, la Présidence a annoncé que le point d'agenda 3, le débat très attendu sur l'accréditation de deux ONGs contre lesquelles des objections avaient été soulevées, serait encore une fois ajourné. Pour le moment, deux ONGs ont été ajoutées à la liste des 'indésirables' (plus sur le sujet plus tard). La Présidence nous dit que le Bureau a eu une réunion intensive ce matin, en particulier à propos de CIJA, mais comme l'Iran n'est toujours pas satisfait et veut que CIJA réponde à plus de questions, le débat serat ajourné pour 48 heures, jusqu'à mercredi à midi. La Présidente, Mme Najat Al-Hajjaji, a donné la parôle au vice-président du PrepCom, M. Zohrab Mnatsakanian, ambassadeur d'Arménie, et nous dit qu'il présiderait le PrepCom pour le reste de la semaine. M. Mnatsakanian a introduit le sujet numéro 7, l'ébauche de document final de la Conférence d'examen de Durban et a annoncé dans son introduction que la meilleure chose que le PrepCom peut faire dans les quelques jours qui nous restent est de s'entendre sur un cadre, une structure à rédiger pendant les trois prochaines semaines, de manière à disposer d'un document utile au début de l'intersessionelle. Quelques réponses des délégations: M. Omar Shalaby, de la délégation égyptienne au nom du Groupe africain veut savoir quel a été le progrès accomplit sur la Déclaration de Durban et le Programme d'Action (DDPA). M. Anton Novak de Slovénie au nom de l'UE déclare que le PrepCom ne devrait pas réouvrir la DDPA, mais devrait se concentrer uniquement sur la mise en oeuvre de celle-ci. Après seulement 6 interventions, deux ONGs ont pris la parôle, puis la réunion a été interrompue pour faire place à des consultationss informelles. Plus tard dans l'après-midi nous nous sommes à nouveau réuni dans la salle 24 pour une session informelle à laquelle les ONGs étaient aussi invitées. Les négociations ont commencé simplement, mais il s'est vite avéré qu'une différence d'opinion existait, principalement entre le Groupe africain et l'UE sur ce qui devait entrer dans le cadre. Nous avons réussi à mettre la main sur les listes de demandes du Groupe africain et de l'UE. Voyez ici (Groupe africain) et là (UE). Le deuxième point sur la liste du Groupe africain, 'Évaluation des manifestations contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée' semble être la pomme de discorde. Demain, la journée ne commencera pas par une session plénière, mais par une réunion informelle dans la salle 24.



L'équipe de l'actualité de ICARE à Genève

Réunion ONG

Pendant les longues consultations informelles et la pause déjeuner, Interfaith International a tenu une réunion ONGs sur la possibilité de tenir un forum ONG lors de la Conférence d'examen de Durban. Quelques 25 personnes étaient présentes. Dr. Patel de WILPF dit qu'à son avis, il devrait y avoir un forum ONG parce que le racisme augmente et a ensuite déclaré que les médias comparaient de plus en plus souvent le commerce des esclaves à d'autres esclavages, comme celui de l'empire romain, ce faisant, banalisant le commerce d'esclaves trans-Atlantique. Elle dit aussi qu'il y avait une conspiration souterraine pour empêcher un forum des ONGs. Shimon Samuels du SWC lui demanda qui était derrière cette conspiration, mais n'eu pas de réponse claire. D'autres représentants d'ONGs ont déclaré que les États-Unis et l'UE sont contre la Conférence d'examen de Durban et qu'ils refusaient même de parler de la Conférence mondiale contre le racisme. Il a aussi été dit qu'un forum des ONGs est nécessaire à cause des nouvelles formes de racisme. M. Jose Dougan-Beaca, du secrétariat, a répondu (comme il l'avait fait lors du meeting de CONGO de la semaine dernière) qu'il n'y pas de ressources pour un forum des ONGs, que pour la Conférence mondiale le bureau du Haut Commissaire avait une équipe de 50 personnes pour s'occuper de Durban, et maintenant, seulement quelques personnes. Il a ajouté que les 750000 dollars qui restent de Durban sont mis de coté pour d'autres fins, comme les réunions régionales de préparation. Shimon Samuels a choisi ce moment pour faire une déclaration, plus tard transmise comme communiqué de presse, que vous pouvez lire ici. Margaret Parsons du African Canadian Legal Clinic a déclaré que la Conférence mondiale de Durban a été un point tournant qui a permis de mettre des sujets comme le commerce des esclaves et les réparations fermement sur l'agenda. Un autre représentant d'ONG a déclaré que les appels au boycott et les menaces devraient inciter les ONGs à faire une déclaration appelant à un forum des ONGs avant la fin du PrepCom. Une autre personne dit ensuite que les mesures anti-terroristes post 9/11 sont souvent une excuse pour masquer des politiques qui exacerbent le racisme. Jan Lonn, du Swedish Centre Against Racism s'est plaint du manque d'argent et d'informations et voulait savoir ce qui était advenu des pages xtranet où normalement les informations et documents nécessaires pour les ONGs étaient postés. Il a ajouté qu'aucun représentant d'ONG africaine n'était présent à cause du manque de moyens. M. Abdelbaghi dit que l'opposition à la Conférence d'examen ressemblait plus à une opposition à l'anti-racisme. Son opinion est que cela est un acte criminel et que les ONGs devraient y résister. M. Dougan-Beaca a encore une fois expliqué les possibilités et méchanismes de l'examen. En réaction à cela, plusieurs personnes ont déclaré vouloir parler avec le Haut Commissaire Louise Arbour et/ou le bureau. Ceux qui veulent une déclaration ont décidé qu'elle devait être rédigée et lue au plus tard lors de la session plénière de Mercredi, et même, si possible, demain. Quelques critiques vis à vis de Louise Arbour ont aussi été émises la comparant à l'ancienne Haut Commissaire Mary Robinson. Jose Dougan-Beaca a répondu à cela en expliquant qu'il ne s'agissait pas de Robinson ou Arbour, mais de circonstances différentes: les facilités, l'argent et la structure de la Conférence d'examen.



L'équipe de l'actualité de ICARE à Genève

La dernière couche de dalles - et maintenant ils ont commencé de l'autre coté...

Mardi 29 Avril



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Citations du jour - Éditorial - Notes de la session plénière



Citations du jour


'Nous devons restructurer notre manière de visualiser l'examen, ça serait quelque chose comme le ministère de l'agriculture équipé de systèmes d'armes modernes...'
'...le reste de vos remarques - si je les comprend bien - je dois dire que j'ai du mal à les vecteuriser dans le cadre de ce que nous faisons ici. Merci'
'Nos esprits recevront la clarté nécessaire pendant les discussions de fond'


Éditorial

New-York...Genève...Vienne...Bangkok?



Des sources (oui, les bonnes vieilles sources) nous disent que la Conférence sera organisée dans une de ces villes, Genève étant favori absolut, Bangkok ou Vienne un compromis possible et New-York n'ayant aucune chance. L'UNESCO à Paris est toujours nommé mais semble très peu probable. La décision sera prise demain. Oui, demain TOUTES les ébauches de décisions devront devenir des décisions. Comme ce matin un accord a été atteint sur un cadre pour le fond (en d'autres mots: 'Décision provisoire sur la structure du document préliminaire de la Conférence d'examen de Durban'), tout le monde veut finir le travail en une journée pour pouvoir rentrer chez soi demain soir ou Jeudi matin. Le sujet 8 est sur l'agenda, 'L'organisation du travail pour la Conférence d'examen de Durban et d'autres sujets', la décision préliminaire sur le lieu de la Conférence, le sujet numéro 3, l'accréditation, qui a déjà été ajourné deux fois et enfin le sujet numéro 9, l'adoption du rapport sur ce PrepCom. Il est très improbable que des sessions se tiennent Vendredi. Et bien cela nous arrange plutôt, après onze jours de travail dans les territoires de l'ONU nous voulons vraiment rentrer à la maison. C'est ce que nous allons faire, pour une fois en accord avec les diplomates, nous allons prendre l'avion et rentrer.


La journée d'aujourd'hui a encore une fois été très courte, la session informelle dans la salle 24 ne commençant qu'à midi, pour se terminer à 13h10. Nous n'avons pas réussi à assister à la réunion sur 'Le combat global contre le racisme anti-Noir' (avec un peu de chance nous en obtiendrons un rapport demain) comme nous avons du consulter quelques unes de nos sources qui nous ont dit que le deuxième PrepCom de fond (pendant lequel le contenu réel sera négocié) prévu entre les 6 et 17 Octobre prochain, sera déplacé vers Janvier 2009 parce qu'il recouvre en partie la troisième réunion de comité (social, humanitaire et culturel) de l'Assemblée générale de New-York. La Conférence d'examen elle-même se tiendra pendant l'été 2009. Tout ceci doit être décidé demain, pendant une session plénière qui doit durer toute la journée et commencer à 10 heures (pour de vrai). Attachez vos ceintures!



Ronald Eissens pour l'actualité de ICARE




Notes de la session plénière

Nous devions commencer à 11 heures dans la salle 24, mais quand nous sommes arrivés, seulement les ONGs étaient là à attendre. À 11h15 quelques unes des délégations gouvernementales sont arrivées et à 11h50 la Présidence a fait son entrée, s'excusant et annonçant que à cause des négociations cela durerait encore 10 minutes avant que la réunion ne commence. Nous avons finalement commencé à 12h07. La Présidence s'est encore une fois excusée, et a annoncé qu'elle avait une très bonne nouvelle; il y a deux très bonnes propositions préliminaires, l'une venant de la délégation belge au nom de l'UE et l'autre de la délégation égyptienne au nom du Groupe africain. Les leaders de ces groupes ont été les négociateurs principaux sur la 'Décision provisoire sur la structure du document préliminaire de la Conférence d'examen de Durban' (le sujet 7 sur l'agenda du PrepCom). Le Président a remercié les délégations et a ajouté qu'il était certain que ce texte était très défendable. Il attend de la flexibilité et de la coopération. Il dit que tous les éléments nécessaires sont présents et qu'il est temps de mettre de coté cette partie de notre travail. C'était une surprise, comme hier encore, le grippage sur le point 2 de l'agenda, les 'mesures contemporaines', semblait fort. Le Président a continué en disant que le document reflétait bien la rationalité et la flexibilité nécessaire pour permettre d'intégrer le processus dans une structure; dans le même temps un accord a été atteint sur la flexibilité, ce qui sera bien nécessaire quand les délégations se mettrons au travail.

La Présidence donne ensuite la parôle à l'Égypte. M. Shalaby, s'exprimant au nom du Groupe africain, dit qu 'il n'y avait pas beaucoup de choses à ajouter et qu'il appréciait les efforts accomplis. Il a souligné le fait que tous les groupes et délégations sont parties prenantes de ce processus, que l'écart entre les groupes africains et européens n'était pas si grand que ça et qu'un consensus existait entre les délégués de différentes régions. Le délégué belge a confirmé cela.


Voyez les positions d'hier des groupes UE et africains , et le produit final ici.


Le Bengladesh s'est ensuite adressé à la salle pour demander comment la structure allait s'intégrer au format, et si toutes les parties seraient conclues. La Présidence: nous y avons pensé. Dans la préface il est dit en quoi le document consistera. Nous parlons d'actions et d'initiatives futures ainsi que de la manière dont cela se reflètera dans les parties actions ou déclarations. Il est trop tôt pour anticiper sur ce qui rentrera dans les différentes parties, il serait même présomptueux d'en parler avant de parler du fond. Nos esprits recevront la clarté nécessaire pendant les discussions de fond.


L'Égypte: plusieurs choses sont applicables aux deux parties. Par exemple le point 4 du document, les 'bonnes pratiques'. C'est aussi bien une déclaration (les bonnes pratiques sont nécessaires) qu'une action quand nous expliquons comment les utiliser. À ce propos, la Belgique doit présenter ce document au Groupe UE, comme je dois le faire avec le Groupe africain.
Les Philippines: Nous voulons remercier tous ceux qui ont été impliqués dans la rédaction. Un commentaire sur le point 4, les bonnes pratiques: cela n'est pas seulement l'indentification, nous devons aussi y inclure partagre. La réaction belge: c'est une bonne idée.
La Suisse: merci beaucoup pour tous les efforts, ce fut un processus transparent et fluide.
La Présidence: encore des commentaires? Oui? Madame, vous avez la parôle.
La personne: je vous demande pardon, je suis une ONG. Quand vous parlez des aprties prenantes dans le point 1, je suppose que voulez aussi dire les ONGs?
La Présidence: effectivement, cela inclus aussi les ONGs, toutes les parties prenantes signifie tout le monde, vous avez raison.
Une autre délégation? Monsieur, vous avez la parôle.
'Mon nom est Saeed Fotohinia de Youth Against Racism, une organisation canadienne. Ma question est la suivante: pourquoi est-ce que la DDPA ne refléchit ni n'utitlise l'Internet et la technologie Wiki, pourquoi est-ce que les Nations Unies ne développent-elles pas un laptop à 100 dollars? Nous devons restructurer notre manière de visualiser l'examen, ça serait quelque chose comme le ministère de l'agriculture équipé de systèmes d'armes modernes...'
La Présidence: Euh, j'essaye de vectoriser votre contribution: votre présence ici est une indication de, c'est à dire... cette réunion très ouverte... la structure du document, cela indique les modalités de ce vous dites... en tous cas dans les parties formelles. La manière dont nous essayons de travailler ici... le reste de vos remarques - si je les comprend bien - je dois dire que j'ai du mal à les vecteuriser dans le cadre de ce que nous faisons ici. Merci.


La Présidence: nous avons cette décision sur le sujet 7, 'Décision provisoire sur la structure du document préliminaire de la Conférence d'examen de Durban'. Je le soumettrais à la Présidente (Mme Najat Al-Hajjaji). Nous allons clore le débat sur le sujet 7 maintenant, mais demain matin je demanderais à la Présidence de continuer sur le sujet 7. Cette réunion est terminée. Il n'y aura pas de plénière formelle ni de réunion cette après-midi, nous nous retrouverons demain matin pour une réunion plénière à 10 dans la salle 19, merci.



L'équipe de l'actualité de ICARE à Genève

Mesurer... découper ce qui dépasse... prudemment mettre les dalles en place. L'analogie avec les négociations d'aujourd'hui est presque effrayante.

Mercredi 30 Avril



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Citations du jour - Éditorial - Notes de la session plénière



Citations du jour


'Un élément de respect et de dignité doit être ajouté au PrepCom'
'La jeunesse, dans plus d'un sens, donne d'excellents soldats, des poêtes et... des morts.'


Éditorial

Aujourd'hui est le jour des décisions - une décision sur le lieu de la Conférence, une sur l'accréditation de CIJA, sur beaucoup de choses, alors que oui, nous voulons tous rentrer à la maison! Prenez ces p... de décisions, voulez-vous! Pas de chance. La plupart des décision ont été ajournées et nous avons passé une demie matinée et une demie après-midi en session plénière, pour découvrir que le sujet le plus important, le lieu de la Conférence, ne sera débattu que Vendredi. Ou peut être même pendant l'inter-sessionelle. Ou peut être même pas pendant le PrepCom, comme le pense M. Doudou Diène ('Ceci est un sujet pour le bureau, pas pour le PrepCom, puisqu'il s'agit de bâtiments de l'ONU'). Quoi qu'il arrive, nous rentrons ce soir et nous suivrons et rapporterons sur la possible session de Vendredi à partir de nos bureaux, en la suivant en direct sur le webcast. Incidentellement, aujourd'hui est l'anniversaire de la reine dans notre pays (joyeux anniversaire Majesté!). Étant un républicain non-pratiquant, j'ai suivi mes collègues pour féliciter les membres de la délégation néerlandaise. Oui, c'est hypocrite. Disons que c'est de la faute de l'environnement :-). Ce qui a finalement été discuté est l'accréditation du CIJA. Ceci a été un peu décevant. Le CIJA a faxé une lettre au secrétariat, dans laquelle il annonce que, puisque l'Iran posait des questions de plus en plus folles et déraisonnables, il a décidé de retirer sa candidature à l'accréditation. Cette décision est ambivalente. Certains disent qu'il aurait du aller jusqu'au bout, laisser les pays voter et faire beaucoup de bruit. D'autres disent qu'il aurait du se retirer plus tôt, comme il n'avait de toute manière pas l'intention de participer, comme le CIJA a décidé de suivre le Canada dans son boycott de la Conférence d'examen de Durban. Ce qui est étrange et peu pratique à mon avis, est que le CIJA n'a pas envoyé d'ONG pour parler en son nom ou pour plaider sa cause. Les Dalits l'ont fait, avec raison. En tous cas, lors du débat qui a suivit, l'UE et l'Argentine ont agit de la bonne manière. Beaucoup d'intervenants ONGs surprenants aujourd'hui, y compris un appel pour organiser un forum ONGs à la Conférence d'examen de Durban, financé par l'ONU ou les états membres. Pas très malin des ONGs concernées d'insulter le secrétariat et le Haut Commissaire dans le même discours. Je dirais, ne mordez pas la main que vous voudrez serrer une fois prochaine. En parlant d'insultes, certains états ont développé une réaction pavlovienne qui les arrange bien aux critiques. Critiquer, c'est 'être disrespectueux à l'égard du PrepCom'. Quand on voit comment leurs gouvernements se comporte et quel language ils utilisent, ils ne devraient pas user du mot respect aussi souvent. Quoi qu'il en soit, profitez bien du dernier 'vrai' jour de reportages!




Ronald Eissens pour les actualités de ICARE




Notes de la session plénière

Dès le début de la réunion, la Présidence commencé par les demandes d'accréditation, qui Lundi ont été ajournées de 48 heures. Le secrétariat a reçu hier une lettre du CIJA dans laquelle la demande d'accréditation a été retirée. La Présidence ne voulait en prendre officiellement note que si la nouvelle s'avérait être 'un fait'. L'Égypte voulut savoir si une décision formelle pouvait être prise, mais la Présidence a expliqué que 'prendre note' éatait suffisant. La décision a été prise d'accréditer cette nouvelle ONG:

  1. Swadhikar.

La décision de provisoirement accréditer ces ONGs non-ecosocs a été prise:

  1. Centre for Community Economics and Development Consultants Society
  2. Rural Development Centre
  3. National Campaign on Dalit Human Rights

La décision d'accréditer les ONGs suivantes a été prise:

  1. Palestinian Grassroots Anti-Apartheid Wall Campaign
  2. Mouvement International pour les Reparations
  3. Foundation Against Racism and Anti-Semitism
  4. Community Security Trust

Lorsque la Présidence a demandé si il y avait d'autres remarques à propos de la décision 3 (l'accréditation), l'Égypte a fait un rappel à l'ordre. L'Ambassadeur Omar Shalaby voulait encore une fois une explication sur le CIJA. La Présidence a réitéré son explication.
Un court débat a eu lieu sur ce sujet. L'Argentine a ensuite pris la parôle (aussi au nom du Brésil, du Chili, de la Colombie, de l'Équateur, du Guatémala, du Salvador, du Honduras, du Mexique, du Pérou et de l'Uruguay) pour une remarque d'ordre général. La Slovénie au nom de l'UE a pris la parôle pour défendre le CIJA. Le Pakistan (au nom de L'OCI) s'est ensuite exprimé pour souligner l'importance qu'il accorde à une large participation de la société civile. La délégation suisse a soutenu M. Doudou Diène et sa recommandation d'une approche inclusive du problème. L'Iran dit ensuite que les questions posées à l'ONG étaient claires: quel est son but et pourquoi elle soutenait un boycott de Durban. En lieu de réponse, l'ONG a envoyé une déclaration politique pleine d'accusations infondées. L'Égypte (au nom du Groupe africain) a ajouté que l'ONG CIJA s'est exclue elle-même en refusant de répondre clairement aux questions légitimes. Elle a ajouté soutenir la déclaration de l'Argentine et espérer que l'Europe ne soutenait pas la lettre du CIJA, comme celle-ci contient des accusations. La délégation palestinienne s'est ensuite exprimée au nom du Groupe arabe pour soutenir la participations des ONGs qui souscrivent aux résultats de la Conférence mondiale ainsi qu'aux objectifs de la Conférence d'examen et au combat contre le racisme. Elle s'est aussi étonnée de la déclaration de l'UE et a apporté son soutient aux déclarations de l'OCI et de l'Argentine. Après cette dernière déclaration, la Présidence a clos la discussion sur le sujet 3.

L'adoption du sujet 7, la 'Décision provisoire sur la structure du document préliminaire de la Conférence d'examen de Durban' a été déplacée vers l'après-midi à la demande de l'ambassadeur arménien. Le sujet 8: 'L'organisation du travail de la Conférence d'examen de Durban et d'autres sujets' a été ouvert par la Présidence. L'Égypte, au nom du Groupe africain, a déclaré vouloir une Conférence d'examen de 5 jours au lieu de 3. Elle a ajouté ne pas être d'accord avec Genève comme lieu de la Conférence, comme cela minimiserait la visibilité de l'évènement, à cause du fait que les pays n'enverraient pas de délégation mais laisseraient leurs représentants permanents faire le travail, et parce que la Conférence se perdrait dans le nombre de réunions organisées à ce moment-là à Genève. La Slovénie au nom de l'UE, a exprimé sont soutient pour une Conférence de trois jours à Genève et pour que celle-ci soit intégrée à la session de l'Assemblée générale, comme le sont toutes les Conférences d'examen. La Présidence a clos la réunion en annonçant que le Bureau était en train de discuter la date, le lieu et la durée de la Conférence en examinant toutes les options. Le Bureau va maintenant se réunir dans la salle 23, la séance plénière reprendra à quinze heures. Merci.

Finalement, la séance plénière a repris à 16h25 au lieu de 15 heures. Le sujet 7, la 'Décision provisoire sur la structure du document préliminaire de la Conférence d'examen de Durban', a été adopté après quelques changements.

La Présidence: 'Nous reprenons la discussion sur le sujet 8. J'ai ici une liste d'ONGs qui désirent intervenir'.


Interventions des ONGs


Association Of World Citizens (AWC):

Les états doivent soutenir les ONGs, spécialement pendant les Conférences régionales. Les états, les institutions régionales et les ONGs doivent collaborer pour pouvoir faire des contributions substantielles. Il ne devrait pas y avoir de différence entre ONGs et états.

Le fichier vidéo est ici.


Le Institute On Human Rights And The Holocaust s'est exprimé sur le CIJA, dont la participation fut empêchée pour des raisons soit-disant procédurales. De plus, il est étonnant de voir que les états arabes, après s'être purifiés de leurs populations juives, expriment un désir brûlant de travailler sur l'antisémitisme. L'équation antisémitisme = anti-arabisme est en fait un anti-antisémitisme.

Le fichier vidéo est ici.


Cette intervention a provoqué des rappels à l'ordre de l'Afrique du Sud et de l'Algérie.


Youth Against Racism a répété son appel au PrepCom à ne pas négliger la jeunesse, comme il est indiqué dans la DDPA. Il a ajouté que Durban est plus qu'un lieu et que 9/11 est plus qu'une date. La jeunesse, dans plus d'un sens, donne d'excellents soldats, des poêtes et... des morts.

Le fichier vidéo est ici.


Le Aldet Centre - Saint Lucia s'est exprimé au nom de The National Coalitions of Blacks for Reparations in America et d'un groupe grandissant de 30 ONGs qui veulent un forum ONG à la Conférence d'examen. La déléguée a insisté sur le fait que le forum des ONGs devait recevoir un support total, en particulier du Haut Commissaire aux Droits de l'Homme. Une décision doit être prise sur le financement d'un forum ONGs à proximité du lieu de la Conférence.

Le fichier vidéo est ici.


Le Simon Wiesenthal Centre (SWC) a ensuite affirmé que la Conférence mondiale contre le racisme s'est transformée en une campagne d'agitation antisémite. En tant que juifs venus à la Conférence dans un esprit de solidarité avec toutes les victimes du racisme, nous sommes devenus les victimes d'un 'vol d'identité', comme les termes propres à la victimologie juive, 'Holocauste' et 'antisémitisme' ont été distordus et pris en otage pour de la propagande politique. L'Égypte a fait objection à ces remarques en mentionnant que la liberté d'expression est importante mais qu'un élément de respect et de dignité doit être ajouté au PrepCom.

Les fichiers vidéos sont ici et ici.


Ensuite, à 16h55, la Présidence a annoncé que le PrepCom allait se réunir à nouveau le Vendredi 2 Mai, pour prendre les dernières décisions. Suite à cela, la décision 5, 'La participation des observateurs' est adoptée sans vote.




L'équipe de l'actualité de ICARE à Genève

Eh bien, ce côté est fait!

Vendredi 2 Mai



Les dernières notes

La session du PrepCom de ce matin a duré 15 minutes en salle plénière. La Présidence a remarqué au début que le PrepCom devait réexaminer le sujet 3 (accréditation des ONGs) parce qu'une ONG devait être ajoutée à la liste, celle-ci n'y ayant incorrectement pas été inclue. (Note: comme le nom de l'ONG a été donné oralement il nous a échappé, nous y reviendrons). Les états membres présents n'ont pas fait objection à la correction. Les décisions prisent ce matin: le sujet 8 contenait plusieurs ébauches de décisions (DDs, de Draft Decisions) à finaliser. DD4: la stratégie de l'information de la Conférence d'examen (document PC2/4). Un court débat a suivi sur les langues dans lesquelles le document devrait être disponible - après quoi DD 4 est adoptée à l'unanimité. La Présidence annonce que l'ébauche de décision sur les modalités introduite par la Présidence est retirée par celle-ci. C'est celle qui traite du lieu de la Conférence comme étant Genève ou New York si personne n'offrait de l'accueillir avant la fin du PrepCom. La Présidence a aussi annoncé les dates du PrepCom 2 de fond, du 6 au 17 Octobre 2008. Elle a ajouté que les lieux et dates de la Conférence d'examen de Durban seraient décidés pendant la session plénière de l'après-midi, à 16 heures. Le Bureau allait se réunir maintenant pour négocier les lieux et dates de la Conférence ainsi que la durée du PrepCom 2.
Le Nigéria a ensuite pris la parôle au nom du Groupe africain pour annoncer que son gouvernement a offert d'accueillir la Conférence régionale pour l'Afrique. Les dates et les autres modalités seront réglées directement avec le Bureau. La Présidence annonce que la réunion demandée par plusieurs ONGs avec le Bureau aurait lieu le jour même à 14h30. La réunion fut ensuite ajournée jusqu'à 16h30. La Présidence annonce dès la reprise des travaux qu'aucun concensus sur le lieu de la Conférence n'a été atteint à cause de raisons de nature légale, technique et procédurale. Elle a ensuite ajouté que le PrepCom n'est pas terminé, mais ajourné pour 24 jours, pour reprendre le 26 Mai, pendant la réunion intersessionnelle. À cette date, les lieux et dates de la Conférence seront décidés, le rapport sur le PrepCom (sujet 9) sera adopté et des sujets comme les modalités des réunions régionales (Brésil et Nigéria) seront abordés. Après quoi la Présidence a clos la réunion.


ICARE tient à remercier tous ceux qui nous ont envoyé des billets amicaux, des encouragements et des critiques (modérées :-)). Nous remercions les diffuseurs de rumeurs et de ragots et les autres formes de vie inférieures qui rendent le travail au PrepCom de Genève plus agréable. Nous remercions Emilie Kuijt pour son excellent travail, Bernice Dubois pour son savoir, son esprit et ses anecdotes, Alex pour nous avoir laissé pomper, Stacy pour la psychothérapie téléphonique gratuite et nombres d'autres (à Genève et dans le monde réel) pour leur soutient et leur confiance!

Merci à vous!


Votre équipe de ICARE,
Ronald et Suzette